‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 225 sur 352 · Voir Stengel, o. c · texte numérisé non relu

Voir Stengel, o. c

5. Stengel, qui n'a pas trouvé ce livre, hésite sur les dates des éditions. L'exemplaire de la Briefve Institution que je possède, a été imprimé à Cologne, chez Wilhelm von Ltitzenkirchen, en 1596. Mais la préface « aux bourgmaistres de Cologne » est datée « De nostre Ëscole Françoise, ce 15 de febvrier 1568. »

6. Dorfeld, o. c, 7, 5 et note 1 ; Steinhausen, aW. c, 378-379 ; Stengel, o. c, p. 30, n. 1.

7. Plusieurs livres, composés ailleurs, ont eu alors des éditions à Cologne, ainsi le Petit Lexique et les Dialogues de Barlamont (voir Stengel, o. c, p. 22, n. 2). Mais s'agit-il simplement de faits de libraires qui prennent leur bien où ils le trouvent, et s'adressent au public ? S'agit-il d'écoles qui se pn^curent des manuels, nous l'ignorons.

En 1588, avait aussi paru à Cologne une Grammaticà Gallica de R. A. Lummë maître d'cscole. Il la présente comme indispensable à tout le monde t insbesondcrhcit bey dieser jetziger welscher VVelt » (Gebauer, o. c, 5, u. 1 ; cf. p, 7).

ville à la langue française n'avait pas décru. Au front d'une méthode que publie Doergang, en 1604 (Stengel, n° 45), Fauteur inscrit ces mots : « Institutiones in linguam Gallicam... Germanos inprimis, qui eius linguae flagrant desiderio explebunt gaudio », c'est-à-dire : Institutions en langue française. . . . Les AUemandssurlout, qui brûlent du désir de la savoir, en seront remplis de joie. Nous avons plusieurs indices que, de ce désir certains brûlaient réellement.

11 n'y avait point de cour à Cologne, mais la ville était un grand centre d'imprimerie, et on sait combien de livres français sont réellement sortis de ses presses, sans parler de ceux qu'on leur attribue faussement. Rien d'étonnant donc que tout un public ait voulu connaître le français. Il y trouvait un sérieux avantage.

Dans les environs, à Soest, Alexandre du Pré avait ouvert une école très appréciée ^ A Neuss, les religieuses du Saint-Sépulcre enseignaient notre langue aux jeunes filles de condition élevée, en même temps que le latin, la musique et les travaux manuels ^. A Elberfeld, un livre de l'Eglise réformée (1509-1601), fait mention d'un certain Jacob Amarix, qui était maître de français : « alhie die Kinder frantzosch lehret •^. »

Nassau et pays voisins. — De ce côté, on signale quelques faits qui indiquent que notre langue avait pénétré dès le xvi® siècle. Ainsi àDillenburg, au nord de Mayence, un écrit du 3 juillet 1581, intitulé « Bedenckens wie zu Dillenburg eine ansehnliche gute Schule zu bestellen » (Considérations sur les moyens d'établir à Dillenbourg une bonne école), contient cette réflexion : « Il ne serait pas mauvais que l'on enseignât le français dans cette école » '\

Les princes des diverses branches de Nassau apprenaient notre langue. Un fils d'Albert de Nassau Saarbruck, Louis II (1565* 1627) visita Genève, Lyon, et s'établit même longtemps à Paris ^. Duez raconte avoir été précepteur français dans cette cour de Nassau-Saarbruck. Il s'agit sans doute des fils de Guillaume- Louis (1590-1640), c'est-à-dire des petits-fils de Louis II, Craton,

Page 1