‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 227 sur 352 · Gebauer, o. c · texte numérisé non relu

Gebauer, o. c

6. Il y aurait, dit-on, pris part à une guerre (Gebauer, o. c, 91-92).

français. Le père d'Henri IV, Antoine de Navarre, était lié avec lui d'une « suavissima et jucundissima amicitia ». Jusqu'à ses derniers jours le prince correspondit avec lui et avec d'autres personnages. Sa cour se ressentit de ses inclinations. Notre vie rurale, noire arohitecture y furent imitées. Sous son successeur, on traduisit la Vénerie de Jacques du Fouilloux. De Thou avait fort apprécié la culture delà cour de Stuttgard.

A la fin du xvi® siècle, monta sur le trône de Wurtemberg un descendant de la lignée de Wurtemberg-Montbéliard : Frédéric P', né en 1586, qui, dès son enfance, avait été entouré de Français, et qui, une fois au pouvoir, eut des conseillers et des fonctionnaires d'origine française. 11 aimait notre culture et notre langue. Elle figure avec l'italien, en même temps que la jurispioidence, l'histoire et la politique, dans les matières qu'étudient les jeunes gens nobles, au « CoUegium illustre » de Tûbingen, fondé en 1588 par Louis de Wurtemberg ^ .

En 1603, Jean Frédéric, fils aîné du duc régnant, fut envoyé à Paris, où sa conduite du reste laissa tellement à désirer qu'on le rappela bientôt '^. Ce fâcheux exemple n'empêcha pas cependant ses frères et plus tard un de ses neveux, Ulrich, d'y venir à leur tour ^.

Des Wurtembergeois, désireux d'apprendre le français, venaient à Montbéliard. De cette ville partaient aussi quelques habitants qui allaient enseigner le français au dehors. Ils se rendaient naturellement en Wurtemberg surtout, mais ailleurs aussi. Rayot de Saint- Julien, qui fut professeur à Brème, et y imprima divers livres de théorie et d'exercices (1643-1656) était « Monbelgardois*. »

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