‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 253 sur 352 · Joli, (Al.) (St., no · texte numérisé non relu

Joli, (Al.) (St., no

ibourg *, Ratzebourg^, Lunebourg^, Halle*, Leipzig^, léna^, Dresde ^, SalsbourgS, Passau ^, Rostock*^, Berlin**, Vienne*'^.

Goût général pour le français. — Le goût de savoir le français s'étendait peu à peu et gagnait de nouveaux cercles de la société allemande. 11 y a là-dessus un mot de Thomasius, observateur si réfléchi, qui mérite Tattention : « Dans beaucoup d'endroits, dit-il, les cordonniers, les tailleurs, les enfants et les domestiques le parlent «uffisamment*^. » C'est en effet parce que le besoin de notre langue était devenu général, que tant de gens l'enseignaient à tant d'enidroits. La multiplicité des cours, des maîtres, des méthodes, n'est pas une cause, c'est un effet. Il les fallait nombreux pour répondre aux inclinations et aux désirs de toute une jeunesse. Un chiffre suffit. Admettons que l'auteur — un pamphlétaire — exagère pour sa démonstration. Mais en diminuant son total de moitié, il resterait encore colossal. En 1689, nous dit cet Allemand, 40.000 Allejnands seraient allés en France**.

On voit qu'il n'y a guère d'exagération dans ce que proclame Menudier, en tête d'une méthode datée de 1681, avant le Refuge : « La langue Françoise ne peut plus gueres passer pour EtrSgere dans l'Empire, car si elle n'en est pas originaire, elle y est du moins fort naturalisée, puis qu'elle est comme maternelle à tous les gens -de qualité, et que la plus part des personnes de mérite en font un de leurs principaux ornemens, elle est commune dans le commerce,

J. 1671, Joli, Regulen der franz. Schreib-Arl (St., p. 49, n. 2) ; — 1686, Lermile (dit l>u Buisson) (St., n- 182);— 1689, Lermite (dit Du Buisson) (St., nM92) ; — 1693, Anon. (St., n- 202) ; — 1709, Mouton, Charles (St., n» 248) ; — 1711, Mouton, Charles (St., «• 253).

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