‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 156 sur 595 · Cf. plus haut · texte numérisé non relu

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du stadhouder Guillaume IV', qui insista pour cette nomination. Notons que Garcin, bien que de parents français, était né en Suisse, avait fait ses études dans son pays natal et en Allemagne, et avait été pasteur avant d'entrer à l'Université.

Parmi les professeurs titulaires il n'y a eu, dans nos Universités au xviii* siècle, que peu de Français. A Leyde, on n'en rencontre qu'un seul, Jacques Bernard, mathématicien, lecteur en 170o, professeur en 1712, contre deux Suisses français et dix Allemands'. Groningue a eu, à côté de Jean Barbeyrac, professeur de droit naturel et de droit des gens, que nous avons déjà cité^, trois Français, J. Gousset, M. Rossel, de Toullier, contre deux Suisses et onze Allemands ''^. A Franeker, quatre Français contre plusieurs Allemands \ A Utrecht, on trouve un professeur français (Boullier) et, en 17o9, sur seize professeurs, dix étrangers, dont neuf Allemands et un Italien''. Van Kampen a déjà signalé combien étaient nombreux les Allemands qui alors occupaient des chaires dans les Universités', et relevé le grand nombre d'étudiants anglais, allemands et russes ^

t') Savants et écricains. En dehors de l'Université, il faut mentionner Desagulier, physicien, qui voyagea quelque temps en Hollande et donna des leçons publiques à Rotterdam et à La Haye^ Janiçon, auteur de l'Etat présent de la i-èpiiblique des Proi>inces- Unies^", Rousset, qui succéda à Courtilz de Sandras au Mercure historique et politiqiœ et qui, en 1747, devint conseiller extraordinaire et historiographe du stadhouder".

f/) Goui'erneurs et gouvernantes. Nous voici au point central. 11 était très usuel de confier l'éducation des enfants à une seule personne, le plus souvent étrangère. M. Riemens^- s'est demandé à quelle nationalité on donna la préférence et il cite un témoignage d'où il résulte que les premiers gouverneurs étaient des Réfugiés fran-

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