‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 26 sur 595 · Id., j-6.,p · texte numérisé non relu

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4. Voir dans les Nouv. Archives des Missions scientifiques et littéraires, t. XXII, ch. 4 (1924) un article intitulé : Un Voltairien de Howjrie, le Comte Jean Fekete de Galânlha (1741-1803), et L'Esthétique du théâtre allemand et les règles françaises jugées par un Voltairien hongrois (R. L. C, 1925, t. V, p. 60 et suiv.); cf. du même: Helvétius (de l'Esprit) jugé par un Voltairien de Hongrie. R. des Et. Hongroises, avrilsept., 1924, pp. 89 et suiv.

VÉpître plaisante pour lui-même, ou comme Rousseau pour l'égaler dans sa Confession ' !

Tronchon- a montré, d'après des lettres de Fekete à Schedius, qui fut professeur de philologie et d'esthétique à l'Université de Pest (1792), comment, gagné d'abord aux lettres germaniques, Fekete, par divers détours, revint aux lettres françaises; et pourquoi les seules œuvres imprimées qu'on ait de lui sont en français. De cette apologie nous ne retiendrons ici qu'un passage, c'est celui où Fekete justifie le langage employé par nos tragiques: « le reproche qu'on fait aux tragiques français, que les personnages subalternes parlent un langage aussi sublime que les héros et les héroïnes de leurs tragédies, est fils de l'ignorance de leur langue, ou d'une envie de critiquer leurs ouvrages, très déplacée, et sert de mauvaise excuse au ton bas et rampant, très souvent burlesque, que les Allemands mettent dans la bouche de leurs personnages secondaires. Qu'on relise les bonnes tragédies de Corneille et de Crébillon et toutes celles de Racine, ou de Voltaire, et l'on verra que chaque personnage (quoiqu'il ne parle pas le langage du peuple, ce qui serait un défaut impardonnable) s'exprime dans l'esprit et le sens de son rôle ; c'est là ce qui rend les Français si supérieurs dans la tenue, que les Allemands appelle Haltung, point essentiel à tout ce qui est relatif aux arts d'imitation »^

Baresay a composé en français quelques poésies*.

Joseph Teleki de Szèk', qui fit connaître le premier un nom longtemps illustre, avait étudié à Genève et à Lausanne, vécu en Hollande, en Lorraine et à Paris ^. Protestant convaincu, il réprouvait le libertinage du siècle, et écrivit un Essai sur la faiblesse des esprits forts ' .

La hardiesse était grande d'attaquer Voltaire et les Encyclopédistes. Teleki en eut une autre, celle de faire son livre en français pour qu'il portât plus loin^ Par cette voie le français pénétra donc

i. Voir Kont, o. c, pp. 138 et suiv. et 436. Cf. Baranyai, o. c, ch. ix, et surtout Tronchon, Fekete, Nouv. Arch. des Miss..., t. XXII, pp. 2i8 et suiv.

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