‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 267 sur 595 · Liebrecht, o. c, p · texte numérisé non relu

Liebrecht, o. c, p

italiens, pendant les directions Peruzzi et Landi ' ; par la suite tous les directeurs, ou peu s'en faut, seront ou belges ou français. En 1749, la troupe italienne de Grosa ne resta que deux mois^.

On ne cessa de représenter non seulement les œuvres consacrées, mais tout ce qui paraissait à Paris. Dans la seule campagne 1773-1776, pour ne parler que de la comédie, plus en faveur que la tragédie ^ on donne 33 grandes pièces en cinq actes (83 repr.), 22 pièces en trois actes (62 repr.), 23 pièces en un acte (63 repr.) ^.

A Anvers, la salle avait été organisée, dès 1711, par des comédiens français ; les Italiens n'y paraissent que de loin en loin, en 1736, 1739, 1778 ; entre les 93 représentations de Beaucourt en 1784 et les 100 représentations de M""* Fleury en 1783, l'opéra italien de Gassoni ne joue que 42 fois \

A Gand, le passage de la Pompeati, en 1736, et de la troupe Deamicis, en 1760, apparaissent comme plus exceptionnels encore ^ Fait révélateur : un recueil de morceaux de chant extraits des opéras joués à Gand est publié en 1730 : le titre n'annonce que des ariettes, duos et trios en français et en flamand^ ; il n'est pas questions d'airs italiens.

Concurrence du théâtre flamand. — Le flamand, lui, demeurait un redoutable adversaire. Il n'était nullement mort comme langue littéraire. La tradition des « Rhétoriques » vivait non seulement dans les bourgades, mais dans les villes. Nicolas Posture, Schoonaert,

i. Faber, o. c t. III, p. 3i7. Voir le répertoire italien de la troupe Peruzzi dans Isnardon, Le Théâtre de la Monnaie, p. '20.

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