‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 313 sur 595 · Mém. de Danemark, pp · texte numérisé non relu

Mém. de Danemark, pp

6. Mort à Copenhague en 1685. Voir J. Ludwig, Die fr. reformirle Gemeinde in Kopenhagen, p. 26.

Dans les registres de l'Eglise française de Copenhague, de 1685 à 1700, se trouvent les noms de du Chemin, maître d'école, Dabzac les Junies, Maître de Langue à la Cour (D. L. Clément, l'Eglise Réformée de Copenhague, p. 9).

7. Delavaud. Fr. el Danem., p. 472. Comparez La Ilontan, Voyage.1, p. 138: « Les Réfugiez François ont icy l'exercice libre de leur Religion sous la direction de M. de la Placette, ministre Rearnois, à qui la Reine donne une très-bonne pension, pour le soin d'une Eglise publique dont cette Princesse est la Protectrice ».

8. Son permis d'émigrerest aux Archives des Aïï. Étr. (janv, 1683): Permission au Sr Abraham Lys, tailleur, de la R. P. R., d'aller au service de la reine de Danemark (Fr. 963, f« 4, yo).

Moor est orfèvre du Roi ; Pingart est lapidaire de Sa Majesté, Richier de la Colombière, français (sif), conseiller d'Etat du Roi; Louis Schalek est traban de la Reine; Matthieu Toyon est chef de la cuisine du Roi; Tresfort est orfèvre de Sa Majesté. Les officiers y sont en très orand nombre'. Sous la Révolution le commandant « de Cronenbourg » (Kronborg) sera encore un Français'.

Il y aurait aussi à tenir compte des Français catholiques qui servaient dans les armées du Roi^.

Le français et la Société. — Le français était à la mode. Le salon de la comtesse de Rantzau, femme d'un ancien ambassadeur danois à Paris, semble avoir été le lieu de rendez-vous des Français et des amis de la France. Lors de leur passage à Copenhague, Regnard et ses deux compagnons, MM. de Fercourt et de Corberon, y furent conduits par l'ambassadeur de France, M. Fouillé de Martangis. Il y soupa, dit-il, « avec les belles madames de Revinsleau (Reventlow) et Grabe (Krabbe), deux sœurs, dont la dernière peut passer pour un chef-d'œuvre de beauté ». M""' de Reventlow était la femme du grand veneur, membre du Conseil privé. Nous savons que son mari avait appris le français en France. A ce même souper, Regnard rencontra « Monsieur du Boineau, Rochelois, capitaine de vaisseau du Roi qui avait quitté le service à cause de la religion » ''.

Il y avait donc, assurément, quelque chose de français à la fin du XVII* siècle à la Cour de Copenhague, mais c'était, comme avant, surtout les habits, et peut-être les manières ^ Le fait même qu'il était de mode de mettre à des lettres des suscriptions françaises n'est pas probant. C'était des perruques sur des têtes danoises ou allemandes". Tallemant nous dit bien, d'après Balzac, qu'il y avait à

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