CHAPITRE III CHARLES XII
Sous Charles XII, le plus suédois des rois, le français ne fut pas en grande faveur. Le prince le parlait bien, mais sans plaisir; il préférait le latin. Voltaire' raconte que Marlborough et lui, dans leurs entrevues au camp d'Altranstadt (avril 1707) s'en servaient, faute de mieux". Cependant, lorsque la belle comtesse de Kônigsmarck, mère du maréchal de Saxe, lui avait été envoyée par le roi Auguste, après la bataille de Narva, pour tâcher d'en obtenir des conditions moins rigoureuses, elle lui avait présenté, dit Voltaire, une pièce de vers française
Au dire du même, quand Stanislas Leczincki eut résolu de sacrifier son trône de Pologne, en octobre 1712, il assembla les généraux suédois qui défendaient la Poméranie, et en français « se déclara de sacrifier (s/c) sa couronne » \ Les bonnes dispositions de la haute société se manifestaient de diverses façons. Pendant leurs voyages en France les grands seigneurs s'étaient épris de notre théâtre^. En 1681, on avait représenté à la Cour Y Iphigénie de