Strindberg, o. c.,p
Déjà les poésies de Boileau', le Télémaque, V Andromaque de Racine, voire des contes de La Fontaine, avaient été traduits ou adaptés. UArt poétique exerçait son influence. Mais la littérature du XVIII* siècle pénètre presque en même temps. Voltaire accompagnait Racine. En 1720 une troupe française avait reparu^ et elle fit école. En 1738 Dalin fait représenter Brunhilda, première pièce dans le goût français, qui fut bientôt suivie d'une comédie ^ En 1744, puis en 17o3, les acteurs français reparurent encore, et restèrent cette fois jusqu'en 1772 \
Des lettres qui arrivaient à Paris étonnaient par leur correction les puristes les plus exigeants. Diderot écrit à M*"* Volland le 11 octobre 1767 : « 11 faut que notre langue soit bien connue dans les contrées du Nord, car les lettres (de Catherine II et du fils de la reine de Suède) auraient été écrites par les seigneurs de notre cour les plus polis qu'elles ne seraient pas mieux » \ M"* de Lespinasse, dans son admiration, les communiquait à ses correspondants. « Je vous envoie l'extrait d'une lettre écrite à l'Ambassadeur de Suède : vous verrez avec quelle élégance les étrangers parlent le français ; croyez qu'il n'v a pas une virgule de changée » ''.
i. Il a été traduit par Duben en 1721.
2. Elle était amenée par un sieur Laudois, pcul-ètre un acteur lyonnais qui avait, en tout cas, joué à Lyon, en 1708, La Fausse alarme de l'Opéra, dont le livret se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal (Coll" Rondel) avec la distribution de la pièce.
Voir Strindbcrg, o. c p. 180.