‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 365 sur 595 · Cf. Voy. de deux Franc., t. V, p · texte numérisé non relu

Cf. Voy. de deux Franc., t. V, p

7. Expression du roi (Lettre à M""" Geoffrin, 4765), Corr., p. 176 ; M"^ Du Deffand se brouilla du reste à ce propos avec Louis, qu'elle avait recommandé.

Pigalle, fut appelé à Varsovie '. En 1777, le Roi achetait encore des tableaux français".

Le goût de l'art français avait gagné de proche en proche. La comtesse Potocka nous dit du Château de Bialystok, où résidait le comte Branicki : « Des tapissiers français, amenés à grands frais, y avaient apporté des ameublements, des glaces, des boiseries dignes du palais de Versailles » ^.

On nous a souvent parlé des jeunes Polonais qui, stimulés par l'exemple, vinrent apprendre et même exercer leur art à Paris*. Un d'eux est bien connu, c'est INIyris, le peintre de gouaches, celui que M*"* de Genlis, patronne des Polonais, a fait travailler pour ses élèves princiers.

La. fra?jg-ma.ço:<?îerie. — J'emprunte à la thèse de M"** de Korwin- Piotrowska" les renseignements suivants sur les origines de la maçonnerie en Pologne, où elle fut importée par les Français. « Les premières loges qu'on a l'habitude de citer sont celles qui ont été créées en 17i2 par le comte Stanislas Mniszech à Wisniowiec et par le frère de celui-ci, Jean, secondé par le baron Pierre Le Fort, général de l'armée polonaise, expulsé de Russie par la tsarine Elisabeth. L'on peut dire que ce sont les Français — nombreux à la Cour du premier roi de la dynastie saxonne, lequel imitait le faste de Louis XIV — qui ont implanté la maçonnerie en Pologne. En 1744, François Longchamp crée des loges à Lwôw et à Varsovie. Un autre Français, de Thoux de Salverte, venu en Pologne vers 17t9, ouvre dans sa maison à Varsovie, l'année suivante, la loge du Bon pâtre e\ en devient le grand maître. C'est du Grand-Orient français que dépendent ces loges. Les femmes imitent les hommes et constituent aussi une loge affiliée au Bouclier du Nord français. Les maçonnes polonaises — dont la grande maîtresse fut la comtesse Tyszkiewicz, secondée par la maréchale Lubomirska et par l'hetmanne Rzewuska (son rôle fut particulièrement important) — pratiquèrent une large bienfaisance, mais elles alimentèrent surtout la caisse de leurs frères et leur rendirent la besogne plus gaie».

Transports de Delille, — Delille visita la Pologne; il fut ébloui

1. M°>e Gcoffrin, Corresp., p. 338(1768). Cf. Voy. de deux Franc., t. V, p. 68. -2. Ead.,f6,p.ol3-51-i.

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