‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 371 sur 595 · Id., ib., t. II, p. 394, n. 7, et p. 395, n · texte numérisé non relu

Id., ib., t. II, p. 394, n. 7, et p. 395, n

Reprise de la vie. — La vie reprit à Varsovie, brillante, folle même. Malgré ses déboires, le Roi conservait les yeux tournés vers Paris, dont il aimait à s'entretenir avec la princesse Charles \ La croyance dans le génie français restait entière. Le 22 juin 1774 Cabanis, secrétaire du prince-évêque de Wilno, écrivait à Roucher que nous étions toujours la première des nations, la nation par excellence, faite pour donner le ton à l'Europe. « C'est à tort qu'on a attribué cet effet à nos colifichets ; nos mœurs, nos lois nous mettent au-dessus de tous les autres pays » ".

Une instruction publique d'après les idées françaises. — Elle fut créée et il n'est pas difficile de reconnaître là un désir exprimé par nos physiocrates. Plusieurs d'entre eux, comme Dupont de Nemours, vinrent en effet en Pologne. Konarski, dont nous avons parlé plus haut, les avait vus à Paris, de sorte que sa réforme tient à la fois de la philosophie économique, de la pédagogie novatrice de Rollin et de la doctrine de Condillac. La Pologne réalisait en somme ce que les parlementaires français avaient proposé ou tenté après l'expulsion des Jésuites: une laïcisation ou sécularisation de l'enseignement.

Mais, si l'on s'en tient à la question des langues, c'est la langue nationale surtout qui profita de ce bouleversement, et le latin qui y perdit. La vie de la Commission de l'Education Nationale avait commencé dès 1773 ; elle fut brisée lors du dernier démembrement \

i. Signalant l'arrivée aux affaires du général Mokronowski, devenu maréchal de la Diète pour la « Couronne », le Roi écrit à M™« Gcoffrin : « Comme il a toujours professé d'ôlrc bon Français, les amis que la France a conservés dans ce pays ont été flattés que j'aie conduit, moi, Mokronowski à cette place » (24 août 4776).

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