‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 453 sur 595 · Joret, Villois., pp. 87 et suiv. Cf. l'Appendice · texte numérisé non relu

Joret, Villois., pp. 87 et suiv. Cf. l'Appendice

3. Sajous, 0. c t. Il, p. 36o-36(i. Cf. une longue description de Pœllnitz dans ses Lell. et Mém., t. I, pp. 152 et suiv.

Durant tout le siècle la tragédie et la comédie françaises furent un des divertissements favoris de toutes ces Cours. Il suffirait pour l'attester de ces passages de troupes nomades que l'on remarque à toutes les époques, spécialement au voisinage de la frontière : la troupe Du Vallon, qui joue à Macstricht au printemps de 1737, venait de Normandie et continue sa route vers l'Est ' ; d'IIannetaire, lorsqu'il arrive, en novembre 1744, à Liège, venait de jouer chez le prince de Waldeck et à Aix la Chapelle^; en septembre 1766, une troupe qui donne des représentations françaises à Maestricht venait d'Allemagne et elle y retourne ^ Un témoignage contemporain nous prouve que ce ne sont pas là des accidents isolés : dès 1733, il y avait, d'après le marquis d'Argens, des comédiens français dans presque toutes les Cours ^.

En Bavière. — C'est en Bavière qu'on trouve les traces les plus anciennes du passage d'acteurs français. Entre 1667 et 1671 déjà, les anciens « Comédiens de M*"'= d'Orléans » sont à Munich avec le titre de « Troupe Française de l'Électeur de Bavière » et jouent Tartuffe et Rodogune, en même temps que d'autres œuvres, oubliées aujourd'hui, le Cosroès de Rotrou, le Thémistocle de Du Ryer, La Dame d'intrigues de Chappuzeau, le Prince restably de Guérin de BascaP. D'autres Français font à Munich un séjour de deux ans et demi, de janvier 1702 au mois d'août 1704; c'est la défaite d'Hochstaedt qui les oblige à s'enfuira

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