‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 458 sur 595 · Id., ib.,t. m, pp · texte numérisé non relu

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d'Anspach, puis de Bayreuth, fils de la sœur du grand Frédéric, lequel avait été élevé par une Française et dédaignait d'aimer comme de parler en allemande

A Mannheim. — Mannheim aussi semble avoir possédé une organisation permanente dès le règne de l'Électeur Charles-Philippe (1730-4742). Le comte de la Marck et le comte de Nassau-Weilburg, qui avaient tous deux vécu à Paris, furent, nous dit-on ^ les Gentilshommes de la Chambre de cette comédie française. Toute la haute société s'y empressa, les étrangers s'y donnèrent rendezvous. A l'occasion d'une cérémonie, comme lors de l'arrivée de l'Électeur de Bavière Charles-Albert, la représentation française était une des réjouissances essentielles ; bientôt les comédiens reçurent une subvention et portèrent le titre de Comédiens Français de Son Altesse Sérénissime Électorale ^

Sous Charles-Théodore, dont la mère était française % la vogue de ces spectacles redoubla. En 1748 une salle fut aménagée au château, et quand, en 1753, Voltaire, qui venait de quitter Berlin, fut reçu par l'archiduc dans sa résidence d'été, à Schwelzingen, il eut la surprise d'assister à une représentation de Zaïre'\ Neuf ans plus lard on représentait Olympie sur le même théâtre, avec toutes les ressources d'une machinerie très perfectionnée pour l'époque". Pendant vingt ans le succès de la troupe se maintint.

Suivant Iffland, Charles-Théodore aurait été le premier prince allemand à renoncer au théâtre français et à « ériger un théâtre national » '. Par quel miracle et pour quelles raisons?

En Wurtemberg. — De 1737 à 1767, le Duc Charles-Eugène entretint, à côté d'un opéra italien sérieux et bouffon, une troupe française où passèrent quelques notabilités de nos troupes provinciales : Fierville le fils, qui fut nommé lecteur du Roi, le 29 mai 1759 ; Valville, le futur directeur du théâtre d'Amiens ; Marianne et Rosette Dugazon, qui venaient de Bordeaux avec leur mère. Le

•1. Du séjour de la Clairon et de ses bienfaits reste un souvenir à Anspach, le nom

d'un petit parc, Claironswek (/îe/<r. z. Gesch. der Anspachcn Lande do Jul. Mayer.

Ansp., 1885; cf. Edm. de Concourt, Clairon, p. 385).

2. J.-J. Olivier, o. c, t. I, pp. 13 et ii. Cf. Pœilnitz, Mém., t. II, p. 110.

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