Thup., o. c, I, 375 et suiv
sarés (Ead., i/>., H2) ; vousferés (Ead., î/>., 168-169); i ne servyret de ryens (H. II, dans D. de Poit., Let., 222).
Dans les textes, la graphie donne très souvent et très nettement la prononciation en oi. Ainsi le J. B. P. écrit terrouers (56); ouurouers (412) ; J. Lemaire rime toilles et moilles (moelles) {TempL Ven., Œuv,, III, 117).
Mais :je veoyès (Nie. de Tr., Par., 267); les Taneurs cour rayent leurs peaux (Paliss., 21) ; on trouve aussi dans les Chron. de J. d'Auton traictet à côté de tenait (IV, 140). Rabelais fiait un calembour sur toille = i-elle (Garg., ch. 52, t. I, p. 190).
Les gens du Centre ont des graphies inverses intéressantes. Lespleigney écrit paiement [Prompt, j 27); vroy {ib., 48); cf. a leur oyse (Du Bel., Deff., II, 3, éd. Cham., 198).
Les rimes de oi à ai sont très nombreuses : playe : ployé : employé (B. An., L. march., A. VI r**) ; repaistre : apparoistre (S*-Gel., I, 221); naistre : congnoistre (Id., II, 61); mangeoire: Aaire (Coll., OEuv.^ 12) ^; toy : vray (Lespl., Prompt.^ 87); lointaigne: Babilloine {Id., ib.y 35); foye : gaye (Id., lA., 54); yuoire: contraire (Id., i7>., 87); cloistre : maistre (Rons., V, 304, M.-L.); naissent: croissent (Magn., Orf., II, 3, Favre); doire (douaire): complaire (Grev., Esbah.j act. i, se. ii, A, th. fr.y IV, 241) ; desarroy : vray (Bell., Recon., a. iv, se. m, A, th. fr.y IV, 404); baise: noyse {Farce à IV pers.^ P. et Nyr., p. 133) ; faire : boire {F. joy. et recr.y ib,, p. 176, v. 285-6);
Les rimes de oi k e ne le sont pas moins : Antoine : souuienne (Mar., I, 270); tranchet : s'approchet : Bouchet (Bouchet, I, Afor.,
I, f*> 9 a et II, f* 1 4 A ; cf. Ham. , 355) ; trespassez : Francoys {Chans, s. la bat, de Pavie, 1525, Ler. de L., II, 89) ; estre : croistre (S*-Gel., III, 233); Ceres : serois (Id., I, 130) ; plaist : explet (Rog. de Coll., 193); le capitaine Poy et : les Italiens payoit [Chans. hug.y 224); estre: s'accroistre [ib,^ 66); dextre : comparoistre [ib.^ 102); croistre: senestre (Rons., I, 240, M.-L.); iauelle : poile (Magn., Sou/)., 101, Fav., p. 379); accroistre : peut-estre (Rons.,
II, 213); estre : maistre : croistre: aparoistre (Tahur., II, 28, son. 34) ; paroistre : promettre (Rivaud., 230) ; angoisse : maistresse (Id., 74); seroit ce: caresse (Jod., Eug.^ a. m, se, i, A. th. fr., IV, 44); escritoire : colère (Bell., La Reconn,, a. v, se. iv, tA., IV, 429).
L'opposition des grammairiens fut générale. Guillaume des Autels, Pasquier, H. Estienne ^ attaquèrent avec vivacité cette
1 . Distraire est la seule rime en ai parmi les rimes en oi : perempioire^ voire^ etc., dans une Bail, du Voyage de Vhomme riche de Fr. Habert, Troyes, 1543 B 2 v*.