‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 48 sur 248 · a après y. Écrire qe, qi [ibid · texte numérisé non relu

a après y. Écrire qe, qi [ibid

Enfin une des économies les plus nécessaires à faire est celle des finales qui ne s'entendent pas, savoir de Ve final, quand le mot qui suit commence par une voyelle, du s, quand le mot commence par une consonne •.

B. — Des substitutions d'une lettre à une autre:

1 . Substitution d'une voyelle à une vovelle. — Meigret adopte ainsi o au lieu de u étymologique : ombre, onde, pour vmbre^ vnde {Trait,, 23).

2. Substitution d'une voyelle simple à une diphtongue: a) Au lieu de âf, qui s'entend dans ay niant, hair, mais non dans mas, maistre, ou il n'y « aucunes nouuelles de la diphtongue » {Trait,, 28) écrire e : mes, parfet ••.

1. Des Aulels défend enl d'abord parce que n s'y entend « aussi bien que dans les adverbes » ?), en second lieu parce qu'il est nécessaire comme sijçne de pluralité {Rep. c. Meigret, p. 29).

2. « Quelques sauâs homes ont si bien introduit l'apoî^trophe. qu'elle est ia rcceue en l'imprimerie, comme qui tst biC necesscrc pour euitcr superfluité de lelres. » Mais Mcijçret se plaint de la voir restreinte aux seuls monosyllabes : « toutes les fois qu'en la pronùciation aucune letre finalle se pert, l Apostrophe est necessere en l'escriture pour dénoter la collision, ou perte de la voyelle ou consonante. Et la ou nous ne vouldrions receuoir rA|>ostrophe, ic dy qu encores la letre ne doit point estre escritc. Cômc quant nous disons : im-î nmye entière ayme d'une perfecte amour, nous deuos escrire vn amy' entier ayme d'une perfeV amour. Cela semble estran^e. mais la faulte de bOne lecture ne viôdra que de l'imperfectiô du lisant, et nô pas de l'escriture. Quant aux côsonantes, ie treuve que Iqs, r/çs, ç», perdent s, quant le vocable ensuyuût commence par consonante : nous deuons donc escrire : (ç compaignons de guerre ç'quelz 1^ capiliines oui faic' de {sic) dons sont Iq mieux agguerris « {Trait., p. 53 et suiv.).

Des Autels estime qu'avec ce système on fera des mots aussi lon^s que de Paris à Orléans : mademoyseramonreus'honesCencommenc'or'vnestrang'entrepris'admira'' blemenl {Rep. c. Meigret., p. M).

Gauchie a pour l'apostrophe une admiration telle qu'elle le porte aux pires injures contre ceux qui refusent d'en voir les beautés : « rerum ignari lutulentique sues, qui cum solis sordibus gaudeant •» (Gram., p. 62).

3. « Diphtonjitie, en comprenant les triphtongucs, est vng amas de plusieurs

b) Au lieu de ou, « dont nous nous passerions bien » [ibid.^ p. 23), écrire o .* pouoir, corir.

c) Au lieu de ea, eo, « qui sont de fausses diphtongues » (ibid,, p. 32), écrire simplement a, o ; gaja, gajons. (V. plus loin au j. Cette proposition est une de celles qui ont été le plus attaquées.)

3. Substitution d'une diphtongue à une diphtongue : a) Dans saine t^ main, où nous prononçons la diphtongue et, tout ainsi qu'en ceint, ecinture, peint, écrire ei : meintenant, demein (ibid,, 28).

b) Dans autant, cault, chauld, « nous oyons distinctement ao » : « onques langue de François ne prononça en son langage au ». Écrire ao ; aotant, eaot, chaod [ibid,, 29) ^

c) oy doit être réservé pour les cas où y est entre deux voyelles et y demeure voyelle [ibid., 27). Ailleurs, il sonne comme oé. Il faudrait écrire rof et royal. De même Pierre aymoçt ceux qui Caymoçt [ibid., 29 et s.). « Il n*y a différence entre ces deux verbes, sinon que le premier a ^ ouuert femenin, et le dernier a Vç masculin qui demande vne prononciation lente, estant celle de l'autre fort soudaine. »

4. Substitution de consonne à consonne : a) g, toutes les fois qu'il a la valeur de î consonante devrait être remplacé par i long, g gardant le son dur. Ecrire anje, linje, manjer, et non ange, linge, manger [ibid., il). Cet i consonante devroit estre tenu un peu plus long.

b) t est corrompu, étant employé pour s, dans manifestation, diction. Ecrire dans le premier cas par un ç, manifestaçion, dans le second par une x, dixion [ibid., 44).

c) s tient abusivement la place de z, dans disons, faisons. Écrire persuazion. dizons [ibid., 46-47).

d) z est sans raison dans aimez, puisqu'on écrit bontés ; aymés est aussi bon [ibid.).

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