‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 50 sur 248 · C. — Distinctions nouvelles des lettres · texte numérisé non relu

C. — Distinctions nouvelles des lettres

1. Il y a deux sortes d'c, e ouvert, e clos; e ouvert s'entend dans mes, tes, mais^ faicts, estre. Meigret accepte d'abord, non sans réserves, de Técrire par e {Trait. y p. 22), ensuite à partir du Menteur^ il adopte § qu'il appelle crochu * et réserve l'accent pour marquer e long : maniement.

2. 0 ouvert est rare ; on pourroit donner un point au-dessus : côr, mort. Cette idée, exprimée dans le Trait,, p. 25, n'a pas été reprise par Meigret.

3. a long est noté 4, dans le Menteur, de même f , é, l, ô, û^ : avizéy plutôt, vie, m^me, contr^re, fantazie.

4. c sonne tantôt k, tantôt s. Pour ôter cette confusion, Meigret adopte après Tory le « ç crochu des Hespaignols »> dont on pourra user devant toutes les voyelles (Trai/., p. 36; : annonçiaçion.

5. ch, dans cholerc, sonne comme k. Il ne devrait servir que pour s molle. L'inconvénient disparaîtrait, si un signe permettait de reconnaître le son chuintant. Meigret écrit donc çh [ibid., 39) : çhieure, chaleur.

6. m est mauvais pour écrire meilleur. Les « Hespaignols » en usent aussi, mais c'est faute de meilleur moyen ». Pourquoi pas l avec un point? Écrire ville, villaffeois, mais tiliac, bill'er (ibid., 49).

En somme, voici l'alphabet de Meigret, tel, sauf la disposition, qu'il l'a donné lui-même dans la Préface du Menteur [p. 25).

le

e ouuert e clous

th Ç

the aspiré se ou es

i latin

es

y grec o

çh

es molle ou çhe mol zed

ou

ou clous

be

je ou ji côsonante

de

ph

pe

pe aspiré ou phe

ef

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