II. Aria
Fig. 591. AT-D : Il : BT : Il = (A + A) + (B + B)
III. Gavottes. — Identiques à celles de la Suite en ut majeur.
IV. Bourrée. — Elle est unique et ne se compose, par conséquent que d'une paire de paires :
Fig. 592. AT-D : Il : A'T : || = (A + A) + (A' + A')
V. Gigue. — Il en est de même de la gigue, qui, très caractérisée par lallure et le rythme de ses temps ternaires, est cependant ici construite sur le type uniforme de toutes ces danses à reprises.
5ia ÉPOQUE MODERNE
En résumé, le système'des « paires » est ici dominant. Tout se réitère. [Type : A + A]
Le type de construction mésodique A + B4- A devient principal. C'est à lui que se ramènent les Gavottes, Menuets, Bourrées, Passepieds, Polonaises, etc., composés; lorsque ces danses sont simples^ elles ont la forme (585) :
c'est-à-dire d'une paire de paires. Dans les danses composées le thème B est juxtaposé au thème A; ou, plus exactement, encadré dans les deux émissions du thème A. Il n'entre avec lui en aucune combinaison. Ainsi, lorsque les danses sont à deux thèmes, elles se contentent de les exposer et de les développer, successivement : il n'y a point de pénétration mutuelle.
Toutes les pièces de la Suite sont dans le même ton, et ordinairement de même mode. La modulation organique de la Suite est à la dominante. Elle s'énonce avec jactance dès la fin de la première période. La seconde partie de la pièce, généralement plus longue que la première, retombe, au moyen d'une cascade de modulations, au ton de la tonique.
La Sonate. La Symphonie. — La Suite est plus ancienne que la Sonate. En quelques exemples, celle-ci sera comparée à celle-là.
L'AUegro initial, caractéristique, connu du lecteur (548) , est une composition tripartite et symétrique à deux thèmes, comme la danse composée àe la suite; mais dans la sonate la pénétration mutuelle des deux thèmes, le jeu des colorations tonales, la continuité du discours, donnent aux trois parties essentielles de la construction un aspect tout nouveau. Dans la suite les pendants sont
LES FORMES 5i3
rigoureux : on réentend, après la mésode, ce qui l'avait précédée ; les thèmes se succèdent, ils ne s'associent pas. Dans la sonate la symétrie est moins parfaite, mais la cohésion est étroite et l'unité est plus solidement établie : les deux thèmes, juxtaposés dans la première partie [exposition], se soudent, s'amalgament dans la seconde [développement central].
SONATE EN LA j? [Op. 4i, n° i) DE J. HAYDN I. Moderato iVj'-
Développement Exposition central Réexposition
Xm^IbdTJI SôdTs^^tTd AT'HrBT
Fig. 593.