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MOTIFS SECONDAIRES

Fig. 663.

(Violons)

Bien que le second et le troisième de ces motifs secondaires soient la suite immédiate de thèmes principaux [2 de III, 3 de li], ils ont une telle individualité qu'il est impossible d'y voir un simple développement mélodique, une coda de ces thèmes. [Le motif 2 reparaît dans Tristan^ où il prend une ampleur et une beauté singulières.]

Les thèmes qui semblent jouer un rôle analogue à celui de A et B dans la symphonie classique sont ici III et V. Par eux et autour d'eux s'établissent les symétries, les pendants, les paires. Seulement A [ici III] ne reparaît pas en ut mineur mais en ut \ mineur \ par contre B [ici V] s'installe en ut majeur avant la conclusion en ut mineur. Quant au thème I, il prend à côté de A et de B, quelque fois « sur » ou « sous » l'un ou l'autre, l'importance d'un Leitmotiv.

L'ordonnance classique, troublée par les interruptions fréquentes du discours, peut cependant, à condition qu'on ne s'obstine pas à l'y préétablir, être retrouvée dans l'équilibre général : l'exposition et la réexposition transparaissent. Les développements — parfois ils tournent court, — sont disséminés dans toute la pièce et n'y occupent point la partie centrale.

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