III. MËPHISTOPHËLËS
Une sorte d'introduction toute rythmique, où le thème II se présente dénaturé,
Fig. 666. ^^'^7.-^\[^^ï
le ors)
aboutit au thème I, confié à la clarinette et souligné par un trait chromatique des altos, qui le rend burlesque. Cette détérioration « diabolique » des motifs antérieurs sera pour Liszt la manière de peindre Méphisto. Le thème III devient :
Fig. 667.
Le thème II, encore plus méconnaissable qu'au début de la pièce, vibre durement aux cordes, en unissons et
en octaves :
"i«»u - -g, W^ ^, Fil
Fig. 668.
^pdti^^^^tzR:^^
Plus loin il fournit à un épisode, où les entrées des cordes se font successivement en imitations, une étrange matière :
u- -i|j\4>-i.;i^g:jt
Le noble thème de la trompette [V] n'est plus qu'un ricanement des cordes et des bois :
Fig. 670.
(Wolons,Altos.I]ules,Haull)Qi5, Qarjnfiltes.
Dans une accalmie, le thème de Gretchen [VII] revient en ré [? ; le discours railleur de « l'Esprit qui nie toujours » s'exprime en phrases de plus en plus rudes et c'est, jusqu'à l'engloutissement final, une chevauchée bruyante. Alors l'apaisement se fait et l'orchestre, dépouillant peu à peu ses cuivres, s'acheminera par de larges accords :
Fig. 671