Mutations de la R. (536) à
RESOLUTION — La résolution de toutes les dissonances, à l'exception de celles qui résultent d'une altération ascendante, se fait par la descente du son dissonant sur le degré inférieur, 48. R. éludée, dans l'Art Contemporain, 550, 596.
RESONANCE. — Phénomène constant : tout son [fondamental] entraîne la production de sons secondaires [harmoniques], échelonnés suivant un ordre invariable, et en nombre indéfini, 22. R. Supérieure, 21 à 29. R. Inférieure, 23, 74, 345 (note). R. telle qu'elle semble avoir été perçue par les Anciens, 277; — par les musiciens du Moyen Age II, 278; — par les Modernes, 422. Etagement pratique des sons conformément aux données de la R., 357 à 359, 553, 583, 629. Correction des sons « faux » de la R., en particulierdes harmoniques, 7*, II', i3', qui sont inutilisables tels quels. 26 à 28. 41, 551, 628,
RESPONSORIA. — Chants alternés de la liturgie chrétienne, répartis entre deux chœurs ou entre solistes et chœurs. Le Libéra, 249.
RETARD. — Substitution [au moyen d'une prolongation ou préparation]
INDEX DESCRIPTIF
d'un son étranger àV accord, à l'un de ses sons réels, 51. Double R.
(45). R. au xvi" siècle, 383, 387,
RONDO. — Dérivation du rondeau de nos vieux poètes, 272, où certains vers refrains se répètent, à intervalles déterminés. Le propre du Rondo musical est de présenter au moins 3 fois, dans le même ton, le même thème, à travers la pièce.
Des divertissements séparent ces réitérations. La construction du R.
est donc « par répétition ». Quelquefois des Variations s'y greffent, 510, 513, 514. Souvent la Sonate classique se termine par un Rondo,
RYTHME. — Son importance, sa prééminence dans l'Art Antique, 7, 8, 106, 128, 148. Il est « le mâle », disaient les Grecs. Son rôle dans le drame est majeur, 153, 165, 633.
R. révélé en partie aux yeux par les figures de la danse, chez les Anciens, 131, 152. Action du langage verbal sur le Rythme, différente suivant que l'accent est chanté ou appuyé, 8, 128. C'est le R. verbal qui impose à toute la musique, même instrumentale, ses habitudes essentielles, 8, 233, 240, 256, 299, 326. Cette action de l'accent verbal cesse en France à la fin du Moyen Age, et pourquoi, 331, 354, 374, 379. Les plus anciens rythmes connus sont binaires, 630.
RYTHMIQUE. — Organisation des durées dans les trois arts musicaux, 108, 128. Deux rythmiques chez les Anciens : la R. populaire, simpliste, orchestique, et la R. affinée, 110, 630, 634.
SANCTUS. — L'un des chants « communs » de la Messe, en trois parties, 403, 404, 407 408, 410.
Voy. Messe.
SCANSION. — Enonciationrythmique
des durées syllabiques dans les langues antiques, abusivement appliquée à la langue française par certains musiciens-philologues du xvi" siècle 372.
SECONDE. — Intervalle dissonant, considéré comme le renversement de la Septième. C'est donc le son grave qui doit, dans la résolution, descendre d'un degré, 44. Diaphonie chez les Anciens (67), 63.
SEMI-BRÈVE. — Voy. Brève.
SENSIBLE. — Septième degré de l'échelle-type dans l'Art Moderne.
Il subit l'attraction de la Tonique, vers laquelle il tend impérieusement, 47, 79. Règle essentielle à la résolution des dissonances de l'harmonie classique moderne :
lorsque la S. et la Sous-Dominante sont entendues simultanément, l'intervalle dissonant qui en résulte se résout par l'ascension de la S. à la tonique et la descente de la sous-dominante à la médiante (20) et (22), 34. Les S. descendantes de l'Art Antique, 93. La S. ascendante de l'Art Moderne, dès leMoyenAge, 289. Importance harmonique de la S., 341. Difficulté de prendre parti, dans un grand nombre de cas, pour ou contre la S., 350. Affaiblissement de la S. dans l'Art Contemporain,
SEPTIÈME. — L'intervalle de Septième fourni par la résonance. (6), (11), (68), (69), est extra-diatonique et faux, 27, 422, 627, 628. La S.
dans l'Accord Général de V sons est corrigée par « analogie », 27.
Dans tout accord de IV sons la S., qui est dissonante, doit se résoudre en descendant d'un degré, 43. Cette règle est atténuée ou même éludée dans l'Art Contemporain, 550.
SEPTIÈME DIMINUÉE [Accord de].
— Abréviation pour : Accord de Septième placé sur la note sensible du mode mineur. Se chiffre par un 7 barré.
INDEX DESCRIPTIF
SEPTIÈME- DOMINANTE [Accord de]. — Abréviation pour : Accord de Septième placé sur la dominante, c'est-à-dire sur le V^ degré, 37, 46, 628. On dit aussi [Accord de] Septième de Dominante. Voy.
Chiffrage et Dominante.
SEPTIÈME-SENSIBLE [Accord de].
— Abréviation pour : Accord de Septième placé sur la Sensible, c'est-à-dire sur le VII® degré, 37, 46, 628. On dit aussi : [Accord de] Septième de Sensible.
SEQUENCE. — Primitivement vocalises exécutées en alternances chorales et servant de conclusion à certains versets alleluiatiques.
Plus tard on y ajouta des paroles et elles devinrent ainsi les Proses.
Consultez sur cette transformation Y Art Grégorienne Gastoué [Alcan], p. 76, 182 et suiv. Plusieurs Séquences et Proses sont mentionnées ici, 268, 270.