SEXTUOR VOCAL
Humaines.
Voy. Voix
SFORZATO. — Le sforzato vocal est à rejeter, 377, 443.
SIXTE. — Intervalle considéré comme le renversement de la tierce, 44.
Diaphonie pour les Anciens (67), 63. On nomme [Accord de] Sixte le premier renversement de l'Accord Parfait, 53. Voy. Chiffrage.
SOL [Mode de]. ^ Hypophrygisti des Anciens, dite aussi lasti, 100, 102, prolongée dans les VIP, VIII«, IV Modes ecclésiastiques médiévaux, 182, 183, 191, 193. Survivance au xvi° siècle, 351, 402.
SON FONDAMENTAL. — // correspond à la plus grande longueur de la corde vibrante ou du tuyau sonore, etc., (6), 22.
SONATE. — Dans son acception la plus récente, ce mot désigne un ensemble musical composé de trois
ou quatre pièces successives ayant entre elles des rapports « tonaux »
[tons voisins], et dont le morceau essentiel, caractéristique, est ordinairement le premier, un Allegro.
Plan de cette pièce initiale, en mode majeur, 477 à 483, (548) ; en mode mineur, 483 à 485, 512 à 516. Ce plan est, d'une manière générale, fait des trois parties suivantes :
Exposition Développement Central, Réexposition, 477 à 483, 496, (563) .
Tons des diverses pièces, 483.
Comparaison de la Sonate-Symphonie et de la Suite, 522.
SONATE-SYMPHONIE. — La Symphonie n'étant qu une Sonate d'orchestre, l'expression ci-dessus implique que la structure de ces deux ouvrages est la même, 476, 483, 489, 496.
SONS HARMONIQUES. — Satellites du son fondamental. Ils sont en nombre illimité, 22, 66. Les plus facilement perceptibles sont i, [2], 3, [4], 5, et leur superposition fournit l'Accord Parfait Majeur de III sons. 23. Extension de la perception des Harmoniques : tout se passe comme si les musiciens avaient enregistré de plus en plus nettement le phénomène de la Résonance : 277, 422.
SOPRANO. — Voix féminine aiguë s' étendant de ré ^ à sol^ (443). Le Soprano [Sur]aigu monte au si ^
SOUS-DOMINANTE. — Quatrième degré de l'échelle-type, dans l'Art Moderne . Ltiquette abréviative pour : degré situé immédiatement au-dessous de la dominante, 47.
Règle essentielle à la résolution des dissonances de l'harmonie classique moderne : lorsque la S.-D.
et la Sensible sont émises simultanément, l'intervalle dissonant qui en résulte se résout par l'ascension de la Sensible à la tonique et la descente de la S.-D. à la médiante
INDEX DESCRIPTIF
(20) et (22), 34. Modulation à la S.-D, fade pour les Modernes, nulle pour les Anciens, 78, réservée souvent à la fin d'une pièce, dans Palestrina , Bach, 410; à la fin d'une fugue, 451 ", d'une pièce quelconque. 490 à 492. Pourquoi elle est d'un maniement difficile et dangereux, 491, 492.
STRETTE. — Resserrement des « entrées » les unes sur les autres. Le prototype de toute Strette est le stretto de la fugue, 461.
STROPHE ORCHESTIQUE. — Une
des trois parties de la triade stésichorienne [Strophe, Antistrophe, Epode], 153 à 158. La mélodie et le rythme en étaient composés avant les paroles, 154. Ils se répétaient identiques dans l'Antistrophe où cependant les mots étaient nouveaux, 155.
SUBSTITUT. — - Temps [J^ied] d'un autre genre ou d'une autre forme que le temps normal de la mesure.
Celui-ci reste toujours pur et porte le Posé. Le S. affecte le Levé seul et déterminé, par voisinage et par contraste, le Posé, 127.
SUITE. — Série d'Airs à danser, en nombre variable [de 4 à lo] qui se succèdent dans le même ton, 512, et n'ont entre eux d'autres liens que cette uniformité d'armure. La S., née sans doute dès le xv"^ siècle, fut en honneur au xvii'^, surtout au xviii** siècles, 506 à 512. Elle est essentiellement instrumentale.
Nos Contemporains écrivent des « Suites d'orchestre » qui sont souvent descriptives et n'ont plus rien de commun avec l'ancienne forme, que le nom.
SUJET. — Voy. Fugue.
SURAIGUES [Tétracorde des]. — H est situé au sommet du diagramme sonore, au-dessus des Disjointes [qui sont les Aiguës du Système Immuable], 77.
SUS-DOMINANTE. — Sixième degré de l'échelle type, dans l'Art Moderne. Etiquette abréviative pour :
degré situé immédiatement au-dessus de la Dominante, 47.
SUS-TONIQUE. — Second degré de r échelle-type, dans VArt Moderne.
Etiquette abréviative pour : degré situé immédiatement au-dessus de la tonique, 47.
SYMETRIE. — La symétrie suppose dans l'œuvre ou partie de l'œuvre à laquelle elle s'applique, une section centrale, de part et d'autre de laquelle [autrement dit : avant et après laquelle] s'installent les « pendants ». Ce centre est la « mésode », 161. Presque toutes constructions symétriques sont mésodiques. — Scènes lyriques symétriques, dans le drame grec, 9, (3), 13, 159, (190), 162, (198). S. rigoureuse : exemple emprunté à Euripide, 159, 162; exemple de symétrie rythmique tiré d'un vaudeville, 500. S. par groupes d'éléments, 162, (198). La S. entraîne souvent l'abrègement du « retour »
en pendant, après la mésode. Il y a là une sorte de nécessité dont l'application se retrouve à toutes les époques de l'art, 246, 249, 394.
S. dans les chants psalmiques de l'Office, 244 à 247, 249; — dans les Motets du xiii^ siècle, 317; — dans les chansons du xv" siècle, à l'intérieur des couplets, 328, 329 ; — dans le plan des chansons chorales de la Renaissance, 394, des Motels- Répons, 402, et des Madrigaux de même époque ; — dans la musique dite de chambre et les Symphonies classiques, 488, 495, (563), (577), (579), (580), (581), (582), (588), (593), (595), (597), (598), (599), (600).
(601), (605), (606). Haydn est un des créateurs les plus actifs des formes modernes symétrisées, 521.
La S. à l'époque classique, 524. S.
[par à peu près [sans partie méso-
INDEX DESCRIPTIF
dique, 329,(403), (404). La S. dans le détail, 637.
SYMPHONIE. — Sonate pour orchestre, composée de trois ou quatre pièces. Voy. Sonate. Analyse de la Symphonie avec Chœurs, de Beethoven, 517 à 521.
SYMPHONIES. — Ce sont, pour les Anciens, les Consonances Parfaites et, par ordre de qualité :
l'Octave [1/2], la Quinte [a/3] et la Quarte [3/4], 167. Intervalles tels que le mélange de leurs deux sons se fasse d^une manière parfaite, 63. Intervalles directeurs, essentiels, 65, 625. Emploi des S. à lexclusion de tout autre intervalle, dans certaines polyphonies médiévales, 170, 171. Employées comme conclusions, encore à la Renaissance, 360, 389, (470). Elles poursuivent leurs destinées jusqu'à nos jours dans le chœur a cappella, dont elles restent les supports, 385. Fondements de la fugue moderne, 448, 452, 469. Elles continuent à régler les instruments à cordes, de nos jours, 530.
SYNCOPE. — Chevauchement d'une durée quelconque sur les divisions essentielles de la mesure, 77.
SYSTÈME IMMUABLE. — C'est, dans le régime musicaldes Anciens, le Système Parfait complété par le tétracorde des Conjointes, 77. Persistance du S. I. au Moyen Age, surtout dans la musique ecclésiastique, 203.
SYSTÈME PARFAIT (Grand).— Ensemble des quatre tétracordes que les Grecs associaient invariablement et qui étaient, de l'aigu au grave, ceux <ies Suraiguës, des Disjointes, des Moyennes et des Graves, 77.
TEMPÉRAMENT ÉGAL. — Division de l'octave [au clavier] en XII demitons égaux, 37. Connu des Anciens, (107), mais dédaigné par eux.
TEMPO. — Vitesse exacte de l'exécution, 367. Elle varie plus ou moins souvent, au gré du compositeur, et s'indique, dans les publications modernes, par des termes italiens. Les plus usités sont, par ordre de vitesse croissante : Largo, Adagio, Andante, Andantino, Allegretto, Allegro Moderato, Allegro Vivace, Presto, Prestissimo.
TEMPS. — Division de la mesure, mise en évidence par la battue.
S'appelle « pied » ches les Anciens.
Formation des T. dans l'Art Antique, par le groupement des unités, 111. Ces groupes diffèrent non seulement par le nombre des unités, mais par leur arrangement.
Temps-types principaux, (130).
Battue des Temps dans l'Art Antique : posé et levé, 113. Genres des Temps (131). Cas où les T.
subissaient une décomposition de leur battue, 114. Condensation et monnayage des divers T. 121. Les Temps ou Pieds purs sont intenses et portent le Posé de la mesure antique, 127. L'indication des T.
dans une exécution collective de nos jours, est fournie par la battue, laquelle signale aux yeux des interprètes les divisions essentielles de la mesure, 568 à 571.
TEMPS FORT. — Temps initial de la mesure, d'après les solfèges modernes. Absurdité les trois quarts du temps. Réalité dans toute la musique orchestique qui relève des pas marchés ou courus, 110, 128, 129, 630. L'Art Antique élude le T. F. partout où l'allure de la marche dansée ne l'appelle pas, 122, 129. Le T. F. dans la versification rythmique du Moyen Age, 239, 241, 631. Essentiellement orchestique, le T. F. s'installe dans l'Art Moderne à l'époque où les danses envahissent tout, 435, 634.
TENOR. — Soubassement des pièces polyphones des XII'^-A'III'^ siècles, généralement au grave des autres
INDEX DESCRIPTIF
voix ou parties, 301 . Base rythmique de la polyphonie, 303 . Etude spéciale du T., 306 à 312.
TENOR [ou TAILLE] . — Voix masculine la plus élevée, de mi., k la ^ (443). Le fameux ut de poitrine est Vut 1^. Il est sans beauté.
TÈTRACORDE. — 5js<ème coordonné de quatre sons conjoints, dont les deux extrêmes sont à distance de quarte juste, et dont les intervalles séparateurs diffèrent, chez les Anciens, selon le Genre, 76,81.
(95). Les sons limitatifs des tétracordes appartiennent au Corps de l'Harmonie, 73, 452. Cinq T. sont répartis dans le Système Immuable, ceux des Moyennes, des Disjointes, des Conjointes, dee Suraiguës, 77. Ils sont conservés par le Moyen Age, 203, qui plus tard leur substitue un régime de IV tétracordes disjoints : ceux des Excellentes, des Supérieures, des Finales et des Graves, 204. Tétracorde oriental [néo-chromatique], (94), 350, 424, (623), 538.
TETRAMÈTRE TROCHAIQUE. —
Vers antique fait de quatre mesures.
Chaque mesure y est un ditrockée [6/8]. Les temps purs, donc intenses, donc porteurs du posé, y sont initiaux, 126.
TIERCE . — Intervalle consonant [^Consonance Imparfaite^ majeur ou mineur, 32. Tierce majeure [=.
4/5], 67. Tierce mineure [=1 5/6], 67. Diaphonie pour les Anciens (67), 63. Erigée à la dignité de consonance par les musiciens du Moyen Age II, 277, 278. Importance des T. à partir du xvi'' siècle, 335 ; leur triomphe au xvii*, 421. Différence des T. mélodiques, pythagoriciennes, calibrées par les quintes, et des T. naturelles de la Résonance, les seules qui rendent possible les accords de III sons, 336, 337, 626. Etagement des T. [principe de Rameau] fournissant méca-
niquement les accords, 27, 28, 473, 551, 552, 554, 556. Extension illimitée de cet etagement àl'Epoque Contemporaine, 556, 597.
TIERCE PICARDE. — Tierce majeure employée pour conclure une pièce en mode mineur, 353, 355, 362.
TON [échelle]. — Hauteur absolue d'une échelle, réglée par le diapason. En ce sens, le mot tonalité est un barbarisme, 16 (note). Tons antiques, 93. T. phrygien et T. hyperphrygien, 135 et 136, employés dans l'hymne delphique (171). Remarquer que l'étiquette des tons n'a aucun rapport ici avec la nature du mode, qui est la Doristi II, 135.
Les T. s'échelonnent par quintes justes, 344. Les Tons Voisins dans la Tonalité, 342, 343, 360, 408, 413, 429, (508), 469, 476, 479, 488 à 492, 501, 503. Ils marquent les limites modulantes de la fugue, 449, (520).
La fugue établit leurs préséances, 451. Souvent éludés à l'Epoque Contemporaine, 590.
TON [intervalle]. — Seconde majeure 31. Le ton a deux expressions numériques principales. Mesuré par les Pythagoriciens, il vaut 8/9 ; par les physiciens modernes tantôt 8/9, tantôt 9/10 ; voy. ci-dessous. Le Ton Maxime [7/8] représente l'intervalle qui sépare le fa* du sol dans la Résonance (68). Ton Majeur [8/9] et Ton Mineur [9/10], 340, (409).
TONALITE. — Ensemble des phénomènes mélodiques et harmoniques organisés autour de la tonique par les musiciens modernes, 16, 343.
Sens spécial et restreint du mot en cet ouvrage, 16. Centre harmonique de la Tonalité, 339, 341. La T. a pour facteurs harmoniques essentiels les degrés I, IV, V de l'échelle type, 341, 453. Divers sens du mot Tonalité, 343. Installation de la T. à la Renaissance, 339 à 345. Tyrannie de la T. à l'Epoque Moderne, 423, 428. Elargissement de la T. dans
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l'Art Contemporain, 540. Ordre de parenté des toniques qui gravitent autour du ton central, (631) et (682) . La parenté de tous les tons avec la tonique décroît au fur et à mesure que la distance des toniques diminue, 541. Puissance occulte de la T. dans l'Art Contemporain, 594, 596 . T. éludée dans certaines œuvres de nos jours, 595.
TONIQUE. — Premier degré de l'échelle-type, dans l'Art Moderne, 47, autrement dit fondamentale du mode d'vT, 341. L'Art Antique n'a pas de T. fixe, et le mot Tonique ne peut convenir à la Fondamentale de ses modes, 80.
TONS VOISINS. — Voy. Tons.
TOUCHEMENT. — Mot créé par Expert pour indiquer la battue pratique à laquelle recouraient les exécutants du Chœur, à la Renaissance, 376. Le T. s'applique à la semi-brève, 376, 379.
TRAIT. — Chant psalmique remplaçant le verset alleluiatiquc à certains jours de pénitence, 248. Trait du dimanche des Rameaux, de forme lyrique libre, 248.
TRÂNSPOSITEURS [Instruments].
— Quels ils sont, 584. Pourquoi ils sont, 585. Comment on les écrit, 586. Comment on les lit sur la partition d'orchestre, 587. Transposition de transposition, dans le cas oîi un corniste par exemple, joue sur un instrument en fa des parties écrites pour des instruments construits en ré, en mi, etc., 588 (note).
TRIMÈTRE lAMEIQUE. — Vers antique fait de trois mesures. Chaque mesure y est un diiambe [6/8]. Les temps purs, donc intenses, donc porteurs du posé, y occupent la seconde place, 126.