‹ Histoire de la langue universelleChapitre 140 sur 296 · PIR^O : UNIVERSAL-SPRACHE · texte numérisé non relu

PIR^O : UNIVERSAL-SPRACHE

Dans une courte Préface, l'auteur expose d'abord la nécessité croissante d'une langue auxiliaire pour les relations internationales (surtout commerciales), et l'impossibilité d'adopter pour cela une langue nationale. « Nous n'adoptons donc aucune des langues connues, ou plutôt nous les adoptons toutes : car nous choisissons dans chaque langue les mots les plus connus et ceux dont la prononciation donne le moins de difficulté » : par suite, « le latin fournit la plus grande partie de ces mots ». Telle est la base du vocabulaire. Quant à la grammaire, elle n'offrira aucune des difficultés propres aux langues nationales : « elle aura peu de règles, une seule conjugaison très simple », lalphabet « se composera de sons communs à toutes les langues ». L'auteur avoue môme que sa langue serait encore plus simple et plus régulière (par exemple dans la dérivation) s'il n'avait pas voulu tenir compte des langues naturelles. Les langues qu'il vise sont les cinq langues dans lesquelles son vocabulaire est traduit, et dans lesquelles il se proposait de publier son ouvrage, à savoir : le français, l'allemand, l'anglais, l'italien et l'espagnol.

Grammaire.

Valphabet (en lettres latines) comprend 6 voyelles : a, e, i. o. u (ou), ù («); et 20 consonnes : b, c (ts), d, f, g (dur), h, j (y), k, 1, m, n, p, q, r, s, t, v, x, z [Is), plus la lettre grecque a (ch).

Toutes les lettres se prononcent séparément.

1. Universal-Sprache, \on Pirro. 124 + 200 p. in-S- (Paris, Retniix, 1808). Il existe des traductions de cet ouvrn.ire en français et en anglais.

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