‹ Histoire de la langue universelleChapitre 171 sur 296 · LAUDA : K08M0S 'H · texte numérisé non relu

LAUDA : K08M0S 'H

Le passé iparfiiili et le futur se forment en changeant l'o du présent respoclivciiHMit en uet on a :

amumi, j'ai aimé. amami, j'aimerai.

Les temps indirects {imparfait, plus-que parfait, futur antérieur) se furnicnl on faisant précéder les temps directs correspondants d'un é viinginent, imité du <}.) :

é amomi, j'aimais.

é amumi. j'avais aimé.

é amami. j'aurai aimé.

Les temps du su6/oajc/i/ dérivent des temps correspondants de l'indicatif par l'inflexion de la voyelle caractéristique (a, o, u, devennnt à, ô, ti) :

Présent : amômi. Imparfait : é amômi.

Parfait : amùmi. Plus-queparfail : é amûmi.

Futur : amàmi. Futur antérieur : é amami.

Pour Vimpéralij', on ouiploiora le subjonctif présont (forme

polio : amôsi, aime; amôsis, aimez; pour un impératif plus bref et

plus pressant, on emploiera le radical verbal en -o (avec -s au

pluriel I : curro. cours: venios, vi-ne:.

Les temps et modes du passif dérivent des temps et modes correspondants de l'actif par le changement de l'i final en ai :

amomai. amosai. amotai. amomais

é amomai. é amomai.

amumai. amûmai.

d amumai. é amûmai.

amamai. amàmai.

é amamai. é amàmai.

L'infinitif se forme en ajoutant au radi«-al verbal des trois temps principaux (en -o, -u. -a) la terminaison -min ^actif) ou -main (passif) : amomin, aimer; amomain, être aimé.

Le participe se forme en ajoutant aux mêmes radicaux la terminaison -nt (L., G.) et la terminaison -ic (actif) ou -aie (passif; :

Actif. PâMif.

Présent : amontic. amontaic.

Passé : amuntic. amuntaic.

Futur: amantic. amantaic.

Les verbes déponents du latin sont traités comme s'ils avaient la forme active (en -o). Kx. : imitomi. sequomi. Les verbes impersonnels se conjuguent au moyeu du pronom

neutre de la 3« personne : -tid. Ex. : ningotid, il neige; sufficiotid, il suffit : eveniotid, il arrive.

On ramène le verbe sum [être) à la conjugaison régulière, en prenant pour radical es : esomi, je suis: esosi, tu es: esoti, il est, etc.

Tous les dérivés latins du verbe sum sont adojités avec la môme transformation : abesomi, je suis absent : adesomi. je suis présent, etc., jusqu'à : prodesomi, je sers, et : T^otesomi, je peux.

On peut employer le verbe esomi avec les i)articipes dos autres verbes pour rendre diverses nuances de ceux-ci.

Toutes les particules (adverbes, prépositions, conjonctions) sont empruntées au latin sans modification. Les adverbes peuvent être employés comme adjectifs, et s'insèrent alors entre l'article et le substantif : ta satis numerus, un nombre suffisant.

Les prépositions régiasenl toutes l'accusatif*. La seule indication relative à la syntaxe est celle-ci : la place normale de l'adjectif est après le substantif. D'ailleurs, l'auteur n'est nullement partisan d'une construction rigide, et laisse toute liberté sur ce point, grâce à la déclinaison.

Vocabulaire.

Le vocabulaire est, comme on l'a vu, celui du latin, les mots ne subissant pas d'autre transformation que la modification de leur désinence en vertu des règles grammaticales. C'est, selon l'auteur, le véritable vocabulaire international. On peut, du reste, l'enrichir des néologismes nécessaires aux besoins modernes en composant des mots nouveaux, suivant les règles générales de la formation des mots latins.

Ckitique.

L'auteur du Kosmos est manifestement un savant versé dans la philologie: c'est aussi un philosophe disciple de Hegel : il a puisé dans la philosophie hégélienne de l'histoire ce respect des données historiques qui tourne si aisément à la superstition, du fait accompli. Sans doute, il est excellent de chercher pour la langue internationale un fondement objectif et historique; mais peut-être n'est-il pas nécessaire pour cela de remonter au

1. L'auteur n'adopto donc ])as la distinction étaljiio en latin entre les cas où il y n mouvement et ceux où il n'y en a pas.

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