PRÉFACE XXI
sans un accord sur les princijDCS et le but de cette action. Elle pose les termes du problème et fixe la marche à suivre pour le résoudre. Elle formule les conditions pratiques que devra remplir la future langue auxiliaire, tout en réservant complètement la question du choix (à part Texclusion des langues nationales, condition indispensable d'une ententeinternationale); et cela pour deux raisons : la première est que les adhérents peuvent être d'accord sur le principe de la L. I., et différer d'avis sur la meilleure solution à adopter; la seconde (qui dérive de la première) est que, voulant remettre le choix de la L. I. à une sorte d'arbitrage, on devait naturellement laisser entière la liberté de l'arbitre. En résumé, il fallait, d'une part, que les conditions posées fussent assez générales et assez larges pour n'exclure a priori aucune solution, et par suite pour pouvoir rallier tous les partisans de Vidée de la L. I.; et, d'autre part, que ces conditions fussent assez précises' pour définir nettement les besoins auxquels la L. I. doit répondre, et déterminer les principes qui devront en diriger la création ou le choix.
Enfin, il fallait prévoir le cas où l'Association internationale des Académies^ pour une raison quelconque, ne voudrait pas se charger du choix de la L. 1., ou ne pourrait pas s'acquitter de cette mission : la réalisation d'une réforme si importante pour le progrès des sciences et de la civilisation ne peut évidemment dépendre d'une circonstance accidentelle; il est inadmissible que les vœux de l'humanité qui travaille et qui pense puissent être tenus en échec par une autorité officielle, si haute qu'elle soit. C'est pourquoi la Déclaration stipule que, à défaut de V Association internationale des Académies^ le choix de la future L. I. appartiendra au Comité élu par la Délégation. En effet, la Délégation, une fois qu'elle sera complète, représentera l'ensemble des intéressés. Mais, comme il sera impossible de réunir les milliers de délégués qui la composeront, ils devront à leur tour déléguer un petit nombre de personnes qui puissent conférer ensemble et agir en leur nom. Ce Comité comprendra, on peut le présumer, des personnes dune compétence et d'une autorité exceptionnelles,