‹ Histoire de la langue universelleChapitre 233 sur 296 · De l'aveu de AI. Darboux, cité dans la Préface, p. ix · texte numérisé non relu

De l'aveu de AI. Darboux, cité dans la Préface, p. ix

fois bion i)lus simple cl bien plus riche que les essais informes des précurseurs. L'adoption définitive et prochaine d'une Langue internationale sera le triomphe et la consécration de tant de tentatives, restées en apparence infructueuses. Quelle que soit la valeur des divers projets de langue universelle, tous leurs auteurs ont droit à la reconnaissance de la postérité : glorieux ou obscurs, ils ont tous contribué au succès de la grande idée dont ils étaient épris et possédés ; beaucoup ont passé leur vie en de longs et minutieux travaux, ils ont usé leurs forces, dépensé leurs ressources, compromis ou sacrifié leur avenir pour ce qu'ils considéraient comme un devoir sacré, et ils n'en ont été trop souvent récompensés que par le dédain et la moquerie, ou, qui pis est, par rindifférencc et le silence. A tous, morts ou vivants, nous tenons à rendre hommage à la fin de cette Histoire ; qu'elle soit pour eux le commencement de la réparation, en attendant le jour où le monde civilisé, couronnant leurs efforts, proclamera qu'ils ont bien mérité de l'humanité.

P. S. — Pendant l'impression de cet ouvrage ont paru trois nouveaux projets de L. L, que nous ne pouvons que mentionner ici :

D"" H. MoLEN.t.AR (Mûnchen-Solln II) : Panromnn, skiz de un ling internazional, dans la revue mensuelle Die Religion dcr Menschheit, mars, mai 1903 (Leipzig, Uhlig).

Albert IIœssrich (Sonneberg, Thuringe) : Tal, exposé dans une feuille périodique intitulée : Talnovos (n° 1 : avril 1903).

G. Peano, professeur à l'Université (Torino) : De lalino sine Jlexione, dans la Revue de « Mathématiques » (tome 8, année 1903).

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