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CouTURAT ET Leau. — NouvcUcs L. l. i

à des idées précises : kl désignant la construction en général, et am l'amour, klam sera la maison (la construction qu'on aime le ijiieux), puis klem la chambre à coucher, klim le cabinet, klom le salon, etc. C'est ainsi que hlaT=^ parler, et blaia = langue. On conçoit dès lors que toutes les racines de sens voisins se forment par des combinaisons et variations de voyelles et de consonnes.

C'est ce que montre un tableau des radicaux dérivés de la racine kl, qui désignent tous des idées relatives aux corps étendus aux constructions naturelles et artificielles. Ce procédé rappelle celui des langues philosophiques. Inutile d'ajouter que les mots de cette langue sont absolument à priori, et ne rappellent presque jamais les mots correspondants de nos langues, sauf en cas d'onomatopées : baua = aboyer, meua = miauler, url = hurler, uul == ululer. Parmi les rares radicaux reconnaissablcs citons : lan = pays, kar = char, bank = banc, sak = sec, ordo = ordre, ses = sexe, voa = voix, skriv = écrire, d'où vluskrivo = télégraphe. Mais viando signifie voyage, kranda = machine, kland = hôtel, iliiO:= vapeur, sinfo = aliment, kling = musée, klang = ville, iTmSL = profession, fandea = science, emo == affection, fuo = te,mps, sain = personne, men == femme, kenv = meuble, aran = roi, arman = prince, sark = maître, alpistan = président, kask = banc, park = imposte, mond := nation (d'où zimondal := international).

Nous croyons pouvoir nous dispenser d'analyser la grammaire du Blaia Zimondal. Les indications précédentes suffisent à montrer le caractère de cette langue, qui a coûté sept années de travail à son auteur, et pour laquelle il a renoncé depuis longtemps à toute prétention.

M. TALUNDBERG : PERIO •

Le Perio serait l'œuvre d'un écrivain et auteur dramatique (Manniis Talundberg est manifestement un pseudonyme) qui aurait laissé à M. K. Wasserloos, d'Elberfeld, le soin d'éditer son projet ; mais il ne lui en aurait remis que la < charpente », de sorte que l'éditeur serait devenu un collaborateur, et cela explique qu'il commente et défende le Perio comme son ceuvre propre. 11 commence par dire pourquoi les autres L. I. ne le satisfont pas, et critique le Volapiik et VEsperanto. Il blAme principalement celui-ci de composer son vocabulaire de mots iaternationaux, c'est-à-dire de « mots étrangers » (comme les appellent les Allemands), parce qu'ils ont souvent des significtitions différentes dans les diverses langues, de sorte qu'ils prêtent à des contresens. L'auteur raisonne d'ailleurs comme si chaque Espérantiste devait se former soi-même un vocabulaire en compulsant « une douzaine de dictionnaires coûteux ». Il reproche aussi à VEsperanto la longueur de ses mots, ses finales aj, oj, uj, peu harmonieuses, et la fréquence des i accentués (io, tio, kio, etc.). Le Perio tient au contraire à n'avoir que des racines monosyllabes, et pour cela il écourte les racines naturelles en les réduisant à la syllabe la plus caractéristique. En outre, il prétend soulager la mémoire, mieux encore que l'Espéranto par ses dérivations, en employant la môme racine pour aller et pour jambe (vani, vano), et en formant les mots de sens analogue ait moyen dune même racine dont on fait varier la voyelle : vita = blanc, vata = noir, vuta = gris ; nama = grand, nima = petit. C'est en ce sens que le Perio est « fondé sur la logique et la mnémotechnie ».

1. Perio, cine auf Logik und Gedàchlniskunst aufgebaule Wellsprache z 1. Die Sfellunt/ des Perio zu dcn andern (lebenden und kiltistlic/ien) Wellsprachen (46 p.); II. Lehrbuch enthallend ausfûhrliche Grammatik, Wortund Salzlehre, u. s. w., von Mnniuis Talundbero (08 p.). Elberfeid, Wasserloos, 1904.

Grammaire.

Valphabet comprend les 25 lettres de l'alphabet latin : c prononcé ch, j comme en F., q prononcé à peu près gn, y prononcé [aï, D, ei), plus les digrammes : ch {tch), ii (yi), zs ou sz [dj). L'auteur donne de minutieuses règles de prononciation. Il proscrit les majuscules.

L'accent tombe en général sur la première syllabe du radical, mais sur la dernière syllabe des formes passives du verbe, et sur l'avant-dernière des noms propres, ce qu'on marque par un accent grave sur la dernière : vaciqtonù = Washington.

Varticle défini est il, l'article indéfini un.

Les substantifs se terminent en général en o, sauf les masculins en u, et les féminins en y : homo = homme (espèce), homu = homme, homy =: femme. En outre, la finale i forme h la fois l'infinitif des verbes et les substantifs de qualité : nami = être grand = grandeur.

Ainsi le nominatif singulier des substantifs se termine en o, u, y ou i. Le génitif se forme en ajoutant 1, l'accusatif en ajoutant n : regul = du roi. Le pluriel se forme en ajoutant s aux formes susdites : homuls = des hommes.

L'accusatif s'emploie pour désigner le lieu où l'on va, ou môme la direction : mi vanat parizon ^j'allais à Paris.

Vadjectif se termine en a et est invariable. Vadverbe dérivé a pour désinence e.

Les noms de nombre de 1 à 10 sont : un, tem, tir, vor, kin, zek, Zip, ok, nop, us; ceux de 11 à 19 se forment en préfixant un s aux précédents : sun, stem,...; tes =^20, tis= 30, vos = 40, etc.; uq = 100, teq = 200, tiq = 300, etc.; ul = 1000, suq = 1100; tel = 2000, til = 3000, etc.; uns = 10000; uqs = 100.000; uls = un million.

Les nombres ordinaux se forment en ajoutant a (pour les adjectifs), 0, u, y (pour les substantifs), e (pour les adverbes).

Les pronoms personnels sont :

Singulier :

Pluriel :

En outre, il est le pronom impersonnel; lu = quelqu'un, ii = on. Tous ces pronoms prennent n au cas indirect :min, vin, lin... ;

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