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Circulaire n" 77 (30 nov. 1004), Rés

3. Qui avait remarqué qu'on employait à la fois er et ator pour les personnes pratiquant un métier, et ces deux suffixes indifféremment pour les personnes et pour les choses (voir Rés. 54 et 138).

4. Circulaire n" 81 (31 oct. 1903), Rés. 1.30, 131. La Rés. 132 décide qu'on pourra appliquer tout de suite les Rés. 150 et 151 (et non iiprès le délai de cinq ans prévu par le règlement de VALademi). Cette résolution a pourelfet de supprimer certains « mots Mackcnséniques » (doublets internationaux de dérivés réguliers); ex. : protekter (proleklator, prote/dor) ; redakter (redaklator, redaktnr); redimer {redbnalor, redemplor); inventer ùnveniator, inventov). Mais parfois on sacrifie ainsi l'internationalité : gladier (gladiator), orer (orator). spekter {spektator), usurper {usurpaior).

0 Circulaire n" 80 (20 nov. 1906), Rés. 153. Les adjectifs correspondants se fc.rment par-ik substitué à -ia, ce qui évite la rencontre de deux i: anatomia, anatomik; filosofia, filosofik.

IDIOM NEL'TRAL 49

Kn dehors de ces résolutions d'ordre général, VAkademi a coiilinué à adoplei- des radicaux ot des d»'rivrs nouveaux pour compléter son vocal)ulairc, quckiues-uns pour corriger ou remplacer des radicaux ou dérivés anciens'. Elle s'est surtout occupée des noms propres, soit dos noms de personnes, soit des noms géographiques-. Pour les noms de personnes, historiques et mythologiques, elle s'efforce de les transcrire phonétiquement dans l'alphahet du .\enlrnl, qui est l'nlphaljot latin: Akil (Achille^, Apel (Apelles), Baldr (?), Brut-o {Bnilus), Horas i Horace), Koredjio Xlorrhje), Kromvel, Ksenofon, Loke, Lukul (Lacullus], Maté [Mathieu), Perikl (PéricUh), Shekspir, Terens, Tor (?), Ulis, Vito (?), etc. ^

Le même système de ti'anscriplion phonétique (?) est appliqué aux noms de villes, de fleuves, etc. : Avinion. Buloni (Boulogne), Diuseldorf, Jerse. Kalé (Calais), Kane (Cannes), Keln (Kôln, Cologne), Miunik (Miinchen , Neo-York, Sena (Seine), Tsiurig {Zurich).

Vtnw les noms géographiques, VAkademi a posé en principe qnOn doit toujours distinguer entre german et germanian, rus et rusian, c'est-à-dire entre celui qui appartient à une nation ou à uiu^ race, et celui qui habite le pays correspondant. Ex. : « Rusiani mult no aparten a nasionrus. » Par suite, on a adopté une série i\r noms de pays du ty[)C suivant :

Egipt {Egyptien), Egiptia [Egypte), egiptian {habitant de l'Egypte). Dans ce système, koré, yapon, portugal, etc.. désignent des individus, tout comme grek, mongol, morav, normand, pers, rus, etc. ^ Mais ce système n'est pas toujours appliqué, ni applicable : d'abord il y a beaucoup de noms de pays en ia qui sont primitifs (ne dérivent pas d'un nom de peuple) : Fokia, Hesia, Libia. Sardinia, Shampania [Cliampagne) , Siberia, Silesia, Siria, Tasmania ; ensuite, il y en a beaucoup d'autres qui n'ont même pas hi df'sinence ia, et qui par suite sont forcément primitifs: Anhalt, Brabant, Brunsvig, Epir, Galilé, Guiné, Kokinkin. Kostarlka, Monako,

1. On les trouve réunis dans Supplément zum Wôrlerbuch der Seul raispracbe, par W. Rosenberger (Leipzig, Haberiancl, janv. 1900).

2. Elle ne s'en est ])as tenue au.\ réfries posées dans la (Hnmat nomik (Grammaire normale <lu Volapiik) (juVlle avait pul)liée en 1802 : conserver t'orttiojriaphe des noms propres de personnes et de villes; désifrner les neuves par le nom (ju'ils portent à leur embouchure, et ne « traduire • dans lu L. I. (|ue les noms de pays, et non les autres noms géogruphiques (même de provinces).

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