XXX INTRODUCTION
lions personnelles, que le lecteur peut rectifier ou retourner au moyen des données mêmes que nous lui fournissons. De mônic. nous avons résumé dans une Critique générale les caractères communs et les principes généraux des projets de chaque section ; le lecteur est libre de les juger autrement que nous, nous lui aurons du moins épargné la peine de les dégager et de les réunir. De même, enfin, nous n'avons pas épargné les critiques au latin. Pourquoi? Parce que les avantages historiques et lill raires du latin sont manifestes à tous, tandis que les difficultés, les inconvénients et les défauts de cette langue passent inaperçus, tant aux yeux de ceux qui la savent (parce que l'habitude les leur fait oublier) qu'aux yeux de ceux qui ne la savent pas. En un mot, nous nous sommes efforcés de dresser équitablenient le bilan de chaque projet, et nous laissons au lecteur le soin d'évaluer et de comparer l'actif et le passif. Nous avons voulu simplement mettre le public au courant de l'histoire de la question et de son état actuel, en réunissant dans ce volume des renseignements qu'il est impossible de trouver ailleurs rassemblés; et le mettre en mesure de se faire une opinion personnelle, en soumettant ces matériaux à une discussion critique qui en prépare et en facilite la comparaison.
11 est souvent très difficile de se procurer les documents rela tifs à l'histoire de la langue universelle. Quelques-uns d'entre eux (parfois fort rares et fort précieux) nous ont été communiqués par MM. Michel Bréal et le général Sebert, membres de l'Institut de France; Hermann Diels, de l'Académie des Scienc de Berlin; Victor Egger, professeur de l'Université de Paris; L. de Beaufront, Léon Bollack, C. Bourlet, George Hesuerson, A. Kerckhoffs, F. Kurschner, le D' Letellier et VI, Rosenbergeh. Nous tenons à leur en exprimer ici tous nos remerciements.