‹ Histoire de la langue universelleChapitre 27 sur 296 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

Grammaire, puis le Vocabulaire, et chacune de ces parties toujours dans le même ordre (la grammaire comprenant l'alphabet et la prononciation, puis la morphologie des diverses « parties du discours », et enfin la syntaxe; le vocabulaire comprenant les radicaux, les dérivés et les composés). A cette analyse théorique nous avons joint, autant que possible, un spécimen de la langue * et, lorsqu'il y avait lieu, un Historique du projet.

Nous aurions pu nous en tenir là ; peut-être même l'aurionsnous dû, pour conserver à notre travail un caractère rigoureusement historique et objectif. Si nous ne l'avons pas fait, c'est parce que notre ouvrage a en même temps une fin pratique, qui est de propager l'idée de la langue universelle et de préparer le public à sa réalisation. Pour cela, il fallait dégager de l'histoire, impartialement consultée, les conclusions pratiques qu'elle nous paraît comporter, et tirer du passé d'utiles leçons pour l'avenir. En outre, nous tenions à rendre notre travail aussi instructif que possible, même pour le lecteur le moins versé dans la philologie. Par suite, il ne convenait pas de laisser celui-ci en présence de plus de cinquante projets très divers, sans lui donner aucune indication critique, sans lui fournir aucun point de repère et de comparaison. Il y a plus : il est impossible de donner une idée exacte et complète d'un projet par une simple analyse, forcément sommaire et abstraite, de sa* grammaire et de son vocabulaire, ou même par un échantillon de quelques lignes; il faut encore en caractériser l'esprit, la méthode générale, la physionomie, et ces considérations d'ensemble pi'ennent forcément la forme d'une critique*. Pour toutes ces raisons, nous avons cru devoir faire de chaque projet une Critique, dont l'étendue se mesure en général, non pas à ses défauts, mais bien plutôt à ses mérites, et qui est destinée avant tout à en dégager les principes elles traits essentiels. Sans doute, nous avons été ainsi conduits à louer tel détail et à blâmer tel autre, à faire ressortir ce qui nous paraissait « le fort » et « le faible « de chaque projet. Mais ce ne sont là que des apprécia-

1. Toutes les fois que nous l'avons pu, ce spécimen est la traduction du Pater : 1" parce que le texte en est universellement connu; 2" parce que ce spécimen nous était fourni par le plus grand nombre des projets; T parce qu'il est plus facile de comparer les diverses langues sur un même texte original.

2. Est-il besoin de dire que nous employons ce mot au sens propre ot étymologique, qui signilie jugement et non blâme'!

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