‹ Histoire de la langue universelleChapitre 284 sur 296 · PASSIF · texte numérisé non relu

PASSIF

veda ame.

vedae ame.

vede ame.

vedi ame.

vedo ame.

vedu ame.

eveda ame.

evede ame.

voda ame.

veda amare.

veda amaro.

amati.

Le verbe être — sumire se conjugue comme suit : Indicatif présent : sum(a), parfait : sume, etc. Subjonctif présent : sim(a), passé : sime, etc.

Les adverbes dérivés se terminent en io; ils forment leurs degrés par iori, iosi, comme les adjectifs.

Le vocabulaire comprend les mots latins, internationaux et techniques, inaltérés, sauf par la finale. Les prépositions et conjonctions sont empruntées au latin, et plus ou moins modifiées. Oui se dit ju; non, no.

L'auteur admet quelques préfixes, qui sont des prépositions latines (ah, ad, ex, in, kon, kontra, per, pro, re, sub, super, etc.)

.1. IIUMMLER : Ml.NUELl.NGVA 79

auxquelles il faut ajoulerma, préfixe augmentatif, et mi ou mis, préfixe diminutif ( madome —paZais, midome = cabane), et quelques suffixes dont les i)rincipaux sont : an (habitant), arium (collection), ero (profession), ate (action), ite (qualité), ine (diminutif), or, ator (agent). Il y a des préfixes de parenté : pofilio = petit-fils, pofrato = neveu ; kofrato = beau-frère, kopatro =: beau-père ; et un suffixe es indiquant l'héritier présomjjtif : regeso := princeroyal.

L'auteur annonce qu'il a en manuscrit une grammaire et un vocabulaire complets.

A. ZAKRZEWSKl : LINGLA INTERNAClONALi

M. Adam Zakrzevvski, membre de la Délégation, secrétaire-f?érant de la Société pour V encouragement de l'industrie et du commerce de Varsovie, membre collaborateur de l'Académie des Sciences de Cracovie, a publié en 1905, en polonais, un ouvrage intitulé : La langue internationale : histoire, critique, conclusions. Dans un l*"" chapitre, il expose l'état de la question, l'œuvre entreprise par la Délégation, et les résultats de sa propagande. Au chap. ii, il passe en revue les principaux projets ou essais de L. I., sauf les trois nommés ci-après. Au chap. m, il fait un exposé original el détaillé des principes et de la grammaire de V Espéranto. Au chap. IV, il analyse (plus brièvement) la Langue bleue; et au chap. V, Vidiom Neutral. Le chap. vi contient la critique et les conclusions. L'auteur appelle l'attention de la Délégation (ou plutôt de son Comité) sur les points suivants : inutilité des lettres accentuées; inutilité de l'article; nécessité de particules spéciales pour indiquer les cas; utilité de formes spéciales pour les nombres 20, 30.... 90: puis il adresse à VEsperanto en particulier quelques critiques : le vocabulaire n'est pas assez homogène; la finale a des adjectifs est contraire à l'internationalité (qui lui assigne le sens du féminin); on abuse de certains préfix^es (notamment mal), et de la régularité des dérivations (quelques féminins irréguliers seraient utiles). L'ouvrage se termine par 3 appendices : le 3»^ contient une liste chronologique des divers projets de L. L; le 2% une étude sur l'alphabet tel qu'il est dans les langues européennes et tel qu'il devrait être dans la L. I; enfin le !«'• contient, à titre de document, V « esquisse d'un projet » de L. I. élaboré par l'auteur en 1896. 11 s'est depuis lors rallié à

1. Jezijk Miedzijnaroilowy : Hislorya, Krytyka, Wnioski, pur Adam Zakrzevvski, 1 vol. 8° de 150 pages (Varsovie, Arct, 1905).

A. ZAKRZEWSKI : LINGUA INTERNACIONAL 81

VEsperanto*, et il ne considère plus son projet que comme un document historique, et comme l'expression de certaines idées ou préférences théoriques *. C'est à ce titre que nous le présentons ici.

Grammaire,

L'alphabet se compose des 25 lettres de l'alphabet romain, avec les prononciations suivantes : c = ts,g dur, j =j F.,q = Ich, u = ou, x=c/i D., Y = ch F. (s/iE., sc/iD.), z^::F, L'auteur fait remarquer que cet alphabet fournit une orthographe absolument phonétique; qu'il supprime tous signes diacritiques, digrammes et diphtongues ^, et qu'il permet d'imprimer un texte dans toutes les imprimeries du monde *.

Vaccent est sur la dernière syllabe des mots finissant par une consonne, et sur l'avant-dernière syllabe dos mots finissant par une voyelle. Font exception le suffixe ità(nece8ità), et les finales verbales, qui ont l'accent sur leur a initial.

Il n'y a pas d'article. L'auteur le juge inutile, puisque les langues slaves et le latin s'en passent.

Les substantifs se déclinent au moyen des particules (prépositions) del (génitif), al (datif), el (accusatif), ol (ablatif). Ils forment leur pluriel en ajoutant i au radical, ou en le substituant à la voyelle finale : vir, viri; lupo, lupi; terra, terri.

Les féminins dérivés se forment au moyen du suffixe in : bovo, bovin. Il y a dix féminins irréguliers ou indépendants • : mater (pater), soror (frater), femina (homo), mulier (vir), {femme, homme mariés), virgin (juveno), etc.

1. 11 es^t trésorier du groupe espérantiste de Varsovie, et vient de publier une Gramatykajezijka Espéranto (Arct, 1907).

2. L'auttMir ne counaissait, au cours do son travail, quo VEsperanlo, le VolapUk, la Langue bleue, et le Sov Latin du IV Rosa. Il s'est inspiré de VEsperanlo pour la ^raunnaire et du Sov Latin pour le vocabulaire. Il nous avait couiiuuniciué une traduction française de son projet dès le mois de déccnibre 1!)03.

:{. Les voycl!(>s i, u, devant ou après une autre voyelle, se prononcent brièvement, comme des demi-voyelles ou des consonnes.

4. Si l'on répugnait trop à donner à q le son Ich, l'auteur propose de donner ce son à c, et do remplacer la lettre c par la lettre s. Au lieu de y, il i>roi>oscrait l'h renversé de M. Bollack, c'est-à-dire la lettre russe qui ligure le son Ich.

."). L'auteur soutient à ce sujet que mère, sœur ne sont pas [troprement les féminins de père, frère. C'est une opinion qui a été émise depuis par M. le Prof. Leskien, de Leipzig.

CouTURAT ET Leau. — NouvoUcs L. I. 6

Uadjectif est invariable, sauf quand il est employé substantivement : et alors il prend la forme des substantifs.

Les degrés se forment au moyen des particules suivantes : ma.s=^ plus, aimas = le plus, min = moins, almin=/e moins; to = autant. On emploie ke après les comparatifs, de après les superlatifs.

Six adjectifs ont des degrés irréguliers, parce que ceux-ci sont racines de mots internationaux : bon, melior, optimal; mal, peior, pesimal; grand, maior, masimal; parv, minor, minimal; ait, superior, supremal; inf, inferior, infimal.

Les nombres cardinaux sont : un, du, tri, kar, kin, ses, set, ok, non, dez; dinta (20), trinta, karinta, kininta, sesinta, septinta, oktinta, noninta; cento, mil. 11 = undez; 12=:dudez: 13 = tridez •, etc.

Les adjectifs ordinaux se déduisent des précédents au moyen du suffixe -al (des adjectifs dérivés) : unal, dual ^.... Les adjectifs multiplicatifs, au moyen du suffixe obi; les nombres fraction naires, au moyen du suffixe on; les distributifs, au moyen du suffixe nu : trinu = trois par trois ; les nombres collectifs, au moyen du suffixe ena : dezena= dizaine; enfin les nomlires d'espèces, au moyen du suffixe -ik : unik = unique, trinik = de trois sortes.

Les pronoms personnels sont au sing. : me !'*=), tu (2'), vo (2" p. polie), il (3" m.), la (f.), lo (n.); au pluriel : noi, voi, 11. Le pronom réfléchi est se ; l'indéfini : on.

Les pronoms possessifs sont : meal, tuai, voal, ilal, lai, loi ; noal, voal, liai, seal.

Les pronoms démonstratifs sont : ti, ta, to =^ celui-ci, celle-ci, ceci ; is, ea, id = celui-là, celle-là, cela (pluriel: ii, ei, idi). Les pronoms interrogatifs-relatifs sont : ki = qui, kod = quoi. Les principaux pronoms indéfinis sont : nul = aucun, nemo = personne, nil = rien ; altr = autre, neutr = ni Vun ni l'autre. Au surplus, l'auteur adopte tous les pronoms latins : kidam, kodam; isdem, eadem, idem ; kilibet, kolibet; aliki, alikod, etc.

Il admet une corrélation entre les démonstratifs et les relatifs : tel, kel ; tant, kant ; tôt, kot, etc. Les verbes suivraient la conjugaison suivante : l'infinitif ajou-

1. Cette irrégularité a pour but d'éviter des confusions possibles : du, ièktri; dudek, tri et dudek-tri (en Espéranto).

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