Ptiurlaiit : konversacion peut-il dev»Miir konversion
2. GoufoniUMiu'iit au procôcJé de dorivatidii logressivc dniU nos laiij;iu's donnent roxeniple, en prenant le radical verbal pour !e substantif d'aeli«>n.
^W-kle désigne plus spécialement l'instrument ou outil : arakle = charrue, vehikle = véhicule.
6° -ble forme des adjectifs qui signifient la possibilité, avec le sens passi/ quand le verbe est transitif: lektable =: lisible; kredible = croyable; gaudible = réjouissant; terrible.
70-mne forme dos adjectifs qui signifient la nécessité : lektamne = quil faut lire ; audimne ^= qu'il faut entendre.
Les dérivés de racines nominales se forment à l'aide des sulfixes suivants (on supprime toujours les finales -e, -à, et la finale ie devant les suffixes commençant par i) :
1'^ -er désigne des êtres qui s'occupent de la chose ou des objets qui ont une relation quelconque avec la chose désignée par la racine : librero := libraire; bukker = fume-cigares ; nukker = oreiller. Les agents en -er se distinguent des agents en -or en ce qu'ils sont plutôt des professionnels : kurriero = courrier; kurritoro = coureur.
Le suffixe er est remplacé par ist en matière d'art, de science, de religion, de politique : juriste, pietisto <.
2-^ -ie ou -ità forment des substantifs de choses dérivés de substantifs d'êtres, ie ayant plutôt un sens concret, et ità un sens abstrait : juste = un juste, justie, justità = justice; sano = un homme sain, sanie, sanità = santé; librerie =: librairie; heredie = héritage; Russe = Russe, Russie.
Le radical subit parfois des modifications devant ces suffixes : pie donne pietà; astut donne astucie; frisk, friscie; fysik (adj.), fysicie ^= la physique.
3° -aj et -arie forment des substantifs collectifs, le second réservé aux collections artificielles : villaj = village (de vill = maison de campagne), viaj = voyage (de vie = route); herbarie =^ herbier, aqvarie ; rosarie =: rosaire.
4' -ul et -ett forment des diminutifs : et marque simplement la petitesse, ul marque un changement d'espèce : agnett = petite brebis, agnul = agneau, agnulett = petit agneau.
50 -ott forme les augmentatifs : foss = fosse, fossott :=^mine.
0° -astro et -ard forment les péjoratifs, le premier réservé aux personnes : kritikastro, medikastro.
Les suffixes suivants servent à former des adjectifs :
1. Nous ne pouvons pas comprendre la distinction suivante établie par l'auteur : piktoro = peintre, piktero = marchand de tableaux, piktisto = amateur de peinture.
E. BEERMANN : NOVILATIN 109
1" -al et -il indiquent co qui a rapport à l'objet exprimé par la racino : al s'emploie pour les noms de choses, -il pour les noms de personnes : familial, puéril. Quand le radical se termine en 1, al est remplacé i)ar ar : poplar =: populaire. Quand le radical se termine en -ik, il est remplacé par al : amikal, rustikal; quand le radical se termine en al, al est remplacé par ik : animalik. Enfin il y a des exceptions : les radicaux en tre engendrent des adjectifs en -tern : patern, matern, fratern, extern. Duko fait ducil. 2" -os signifie * pourvu de « : korajos = courageux; karnos = charnu. Les substantifs en -ion forment ces adjectifs en -ios : religios, sedicios.
.3o -ac forme les adjectifs de matière : lignac = en bois, koriac = en cuir, aurac = en or^ etc.
4° -an signifie « qui est dans » ou « qui vient de » : Chin, Chinan ^= Chinois; republikan. Ce suffixe s'applique aux noms de personnes en -io : Horacian; mais pour les autres il est remplacé par -ik : Ciceronik.
5° -iv forme avec le radical du supin des adjectifs verbaux synonymes du participe actif, avec l'idée d'une action durable : deiensiv, lukrativ. Comme le radical est irrégulier, on doit apprendre ces dérivés dans le dictionnaire.
0" -ugne traduit le D. -arlig (qui indique la manière d'être) : bonugne = bon ; malugne = méchant.
7' -eg(du verbe L. egere := manquer) signifie « qui manque de » : korajeg ^=sans courage ; glorieg =sans gloire ; perikleg = sans danger. 8° -av (du verbe L. avères désirer), signifie « avide de » : gloriav = ambitieux ; sangvav = sanguinaire.
T -egne signifie « digne de » : estimegne = estimable. 10" -ifer signifie « qui porte, qui contient » : mammifer, konifer. metallifer. Quelquefois remplacé par-iger : laniger.
11 reste à étudier les verbes dérivés de racines nominales par simple adjonction de la désinence -ar ou -ir. Quand la racine est substantive, la relation du verbe au substantif est indéterminée (comme dans nos langues), et doit être apprise dans le dictionnaire (ou par l'usage) '. Quand la racine est adjeclive, le verbe en -ir signifie être : sanir= être bien portant ; et le verbe en ar signifie rendre : purar = nettoyer.
1. L'auteur, (\\n a iTiti(|Uo avec sévôriU» (et non sans justesse) l'irréjrularité des dérivations de VEsperanto, lui fait pràee sur ce point, pnn-e qu'il n'a pas pu y apporter lui-même la réjïularité lojritiue qu'il exige ailleurs.
Le suffixe -ificir forme aussi des verbes ayant le sens de rendre
tel, avec une nuance : purificir ^ épurer, raffiner (sens technique).
Le suffixe -escir forme des verbes ayant le sens de devenir :
maturescir = tndrir. Il équivaut au verbe Ut = devenir : kaldescir
=: fir kald = devenir chaud.
L'auteur fait usage dans son vocabulaire d'un préfixe non mentionné dans la grammaire, à savoir dis, dont le sens ressort des exemples suivants : disestim = mésestime; disgust = dégoût; dlshable = malhabile; dishonor. disinfekt, disordne; displicir = déplaire; dissukcedir =: échouer; disus-ar = abus -er.
Pour les noms de peuples et de pays, l'auteur n a pas de système exclusif : à côté de : Afrik-an, Amerik-an, Asie, asian; Austrie, austrian: Brasil-an, Chili-an; Chin-an; Italie, italian, on trouve : arab, Arabie; bohem, Bohemie: britann, Britannie; bulgar, Bulgarie; dan. Danie; deutsh. Deutshie; engle. Englie; franc, Francie; japon, Japonie; russ, Russie.
La composition des mots se fait comme en allemand et en anglais, les éléments étant séparés par un trait d'union : fenstre- vitre, agre-kultur. Le mot principal est généralement le dernier, excepté quand il est un verbe à l'impératif : portafolie. Une composition plus intime est la fusion d'un adjectif et d'un substantif en un seul mot : mediev = moyen âge. Autre exemple : preokles = /«/tei/es. On introduit i comme voyelle de liaison pour l'euphonie : novilatin, grandiduk.
L'ouvrage du D"" Bi:ermann contient des spécimens étendus et très variés de Novilatin : traductions de latin (Cicéron), d'allemand (v. Hartmann), d'anglais (Irving), d'Espéranto ', de français (Zola), d'Mom neutral, d'italien (de Amicis), de russe (Turgeniev), d'espagnol (Cervantes), de grec ancien (Longus), etc. Citons, à titre d'exemple, la célèbre apostrophe de Cicéron à Catilina :
« Oh tempères, oh mores! I sénat sensa lie, i konsulo vidi lie; tamne isto vivi! Vivi lo? No, lo veni psam aen i sénat, lo participa se dei publik konsult, lo nota e désigna ko sue okles omno de nos a massakre; sed nos, i korajôs vires, kredi safficir i republik, se nos evitass i furie e i armes de isto ! »
1. La « Letero pri devLMio de Espéranto », traduite par V. Gernet d'après l'original russe du D' Zamenhof.