‹ Histoire de la langue universelleChapitre 40 sur 296 · WILKINS · texte numérisé non relu

WILKINS

John WiLKiNS (1614-1672), évéque de Chester, était un des savants les plus éminents de l'Angleterre. Il lut un des fondatours de la Société Royale de Londres, et son premier secrétaire. Il avait publié, vingt ans avant l'ouvrage de Dalgarno, un Mercure qui paraît n'être qu'un traité de Cryptographie ou de correspon- <lance secrète 2. Le projet de Dalgarno fut probablement inspiré par ce premier essai; Wilkins entreprit à son tour de le i)erlectionner. Son projet, très complet et très développé, comprend à la fois une langue philosophique et une pasigraphie idéographique {Caraclère réel) qui traduit les mots de la langue par des <'spècos d'hiéroglyphes. Mais, comme ces mots peuvent aussi s'écrire avec les lettres ordinaires, nous ne parlerons pas de cotte i)asigraphie, que Leibniz jugeait entièrement inutile, et plutôt rebutante^.

Le principe du système de Wilkins est le même que celui du système de Dalgarno. Le vocabulaire est fondé sur une classification logique de toutes les idées, réparties en 40 genres, que caractérisent les deux premières lettres de chaque mot. Eu voici

la liste :

B* Idées transcendentales générales.

Ba Relations trenscendenlales mixtes.

Be Relations transcendentales d'action.

\. An Essai/ towards a Real Characler and a Philosop/iical Language (in- Tolio, London, 1G68).

2. Mercury, or the secret and swift Messenger, sheiving hoiv a Man ma;/ irilli Privacg and Speed communicate his Thoiighls to a Friend al a Distance (London, 1641).

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