GROSSELIN
La langue universelle de Grosselin se compose de lliOO mots, dits racines, et de 100 suffixes de d«''rivation {terminaisons modifica trices). « Chaque racine correspond à un numéro qui est l'expression écrite de l'idée. » Les nombres de 1 à 100 représentent les particules et les noms de nombre; de 101 à 200, les parties des animaux; de 201 à 300, les espèces animales; de 301 à 500", les végétaux et leurs parties; la 6° centaine est consacrée aux phénomènes et aux corps naturels, la l'' à l'habitation de l'homme, la 8" aux vêtements, jeux, armes, la 9« aux machines et outils, la 10« à l:i métaphysique et à la littérature. Les H» et 12" contiennent les qualités (adjectifs); les 3 dernières contiennent les actions (verbes).
De même, les suffixes sont numérotés de 1 à iOO, et dans l'écriture ils se mettent en exposant du radical. Ex. : 1091 = roi, i r=r qualité abstraite : 1091* =^ royauté; 30 = opinion, parti, secte : 1091^0 = royalisme; 1047 = vieux, 9 = devenir : 1047' = vieillir, et ainsi de suite. Les llexions grammaticales sont indiquées par des préfixes analogues.
Jusqu'ici, rien ne distingue le système de Grosselin d'une pasigraphie par chiffres ^. Pour en faire une langue, l'auteur n'a eu qu'à assigner des sons à ses chiffres. Les petits chiffres correspondent aux voyelles ou diphtongues :
a, è, 0, ou, eu, i, ai, ei, oi, é, et les grands chiffres aux consonnes :
p, f, m, t, s, ch, k, n, 1, r,
1. Système de Langue universelle, par A. Grosselin : Grammaire abrégée de la Langue universelle, précédée d'un discours de l'auteur. 11 + 24 p. in-8\ Paris, Rorct, 1836.
2. Comme celles de Paic et de Bachmaier, qui lui sont postérieures.