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SS 60 et

euphoniques. Chacune de ces lettres se prononcera comme en français, « dans les cas ordinaires », sauf la voyelle u qui se prononcera ou. Cette indication est un peu vague, notanuneni pour c et g : doit-on prononcer ca, ce, ci, co, eu comme en français {ka, se, si, ko, kou), ou doit-on donner au c un son uniforme, et lequel des deux? L'auteur ne le dit pas; il se borne à édicter que chaque lettre se prononcera toujours et partout de la même manière, comme si elle était isolée.

L'auteur propose pour les vingt lettres de nouvelles figures plus simples et plus géométriques (des barres avec crochets diversement orientées comme des L); mais il reconnaît que cela rendrait la langue plus difficile à apprendre et à adopter, et se résigne prudemment à « conserver, pour le moment, les caractères actuels ».

Vaccent devra porter sur l'avant-dernière syllabe dans les mots terminés par une voyelle (c'est-à-dire dans les substantifs), et sur la dernière dans tous les autres. L'auteur hésite toutefois entre cette règle et une autre plus simple, qui ferait porter l'accent toujours sur l'avant-dernière syllabe.

Il attache une grande importance à la ponctuation, ((u'il voudrait réformer, enrichir et compléter.

Les différentes espèces de mots (parties du discours) sont distinguées par leur lettre finale.

L'auteur admet l'article défini pour éviter les équivoques du latin (ex. -.filius régis). Il en admet môme quatre, dont les rôles sont différents : al, el, il, ol. Ces articles précèdent le substantif, mais ils peuvent être remplacés par les voyelles a, e, i, o ajoutées à la lin du substantif.

Les substantifs sont des polysyllabes finissant par une voyelle.

La déclinaison se fait au moyen des cinq syllabes : la le li lo lu

qui correspondent respectivement aux cas suivants : Nominatif, Accusatif, Datif Génitif, Vocatif et qui se mettent, soit avant le substantif, séparées, soit après, en suffixes. Par exemple, le radical ibaca (homme) se décline ainsi :

ibacala, ibacale, ibacali,.... ou : la ibaca, le ibaca, L'homme se

dit : il ibacala ou ibacalai.

Les adjectifs se terminent tous par un n. Ils se déclinent au moyen des terminaisons na, ne, ni, no, nu, ou bien au moyen des particules la, le, li, lo, lu qui les précèdent.

SOTOS OGHANDO 61

Le pluriel dos substantifs et des adjectifs se forme en ajoutant un s final au singulier, après la désinence du cas.

Le genre des substantifs s'exprime parles trois syllabes : an en in

pour le Masculin Féminin Neutre

mises devant le substantif.

Pour transformer un adjectif en substantif, on le fait précéder de la syllabe un, ou encore on ajoute un u avant l'n final. Ex. : acuban, beau; un acuban ou acubaun (le beau], « Dans une langue I)hilosophique », le genre doit être naturel, c'est-à-dire corresl)ondre au sexe '.

Les verbes sont des polysyllabes qui se terminent en vr. A cette forme radicale on ajoute successivement, pour indiquer les voix :

active, réciproque, neutre, impersonnelle, passive, les voyelles : a, e, 1, o, u;

pour indiquer les modes :

indicatif, conditionnel, subjonctif, volitif, infinitif gérondif, les consonnes : b, c, d, f, g, j;

pour indiquer les temps :

passé, présent, Jutur, l(>s voyelles : a, e, i;

et pour indiquer les perso/mes :

l""" sing., 20 s., 30 s., l-^e pL, 2e pL, 3« pi., les consonnes : néant, 1, n, r, s, t.

Par exemple, soit ucerar le radical du verbe aimer; on traduira par exemple :

; aimai

par

ucerarba

j'aime

ucerarbe

tu aimes

ucerarbel

il aime

ucerarben

f aimerai

ucerarbi

f aimerais

ucerarce

que j'aime

ucerarde

en aimant

ucerarje

etc.

elc. 2

Les temps indirects s'expriment en ajoutant à la voyelle qui

i. Pour les noms de nombre et les pronoms, voir le Vocabulaire.

2. Dans ce paradigme n'apparaît pas la lettre caractéristique de la voix.

indique le temps absolu celle qui indique le temps relalif: ainsi l'on traduira :

le passé antérieur : j'avais aimé par ucerarbaa l'imparfait : j'aimais — ucerarbea

le futur antérieur : j'aurai aimé — ucerarbia et ainsi de suite *.

Certains modes demandent quelques explications. Le volilij se subdivise en cinq autres modes :

le volilif en général : aime, ucerarfal :

Vimpératif: — ucerarfel :

]e supplicatif : — ucerarfil;

Vexcitatif: — ucerarfol:

\c permissif : — ucerarful.

Ll finale indique la 2" personne du singulier; et la voyelle

précédente indique ici le mode spécial, et non plus le temps, (li-

volitif est toujours prése/iO.

L'infinitif, ou mieux Vimpersonnel, est le substantif du verbe. 11 est susceptible de temps; le gérondif également.

Le participe est l'adjectif du verbe. Il se forme par suite en ajoutant un -n à l'infinitif. Ex. :

avoir aimé : ucerarga, qui a aimé : ucerargan : aimer: ucerarge, aimant: ucerargen;

devoir aimer : ucerargi. qui aimera : ucerargin. L'infinitif sert également à former les noms verbaux, au moyen de divers suffixes : -ma désigne l'agent (l'auteur de l'action exprimée parle verbe); -me, l'action (exercée); -min, la qualité active; -na, la chose faite (résultat de l'action); -ne, l'action reçue ou subie; -ni, la capacité d'agir; -no, la facilité à agir; -nu, le mérite (comme le suffixe -able dans les mots : aimable, admirable); enfin -pa désigne le lieu de l'action; -pe, le temps de l'action; -pi, l'objet où se passe l'action; et -po, l'instrument de l'action.

Tous les adverbes (monosyllabes ou polysyllabes) se terminent par c.

L'auteur institue en outre une série de modificatlfs de la forme

1. Dans l'Appendice I (Théorie philosophique des verbes), l'auteur juxtapose les voyelles pour exprimer la jonction des temps correspondants : « -bea exprimera le présent aveclé passé; -bel, le présent avec le futur », et -béai, les trois temps réunis (ce qu'on pourrait appeler Yéternel), comme dans cet exemple : « Dieu est bon ».

SOTOS OCHANDO 63

cvn : les comparatifs en plus, qui sont : ban. un peu plus; ben. j)lus; bin, beaucoup plus ; bon, beaucoup beaucoup plus ; les comparatifs en moins (de la forme : cvn), qui correspondent aux mômes degrés; les comparatifs d'égalité (dvn) et de proj)ortion (Wn) ; les superlatifs en plus (gvn) et les augmentatifs (jvn) ; les superlatifs en moins (Ivn) et les diminulifs (mvn); enfin les négatifs (nvn) et les graduels (pvn), qui indiquent le commencement, la répétition ou l'achèvement d'une action.

Les prépositions sont des monosyllabes de la forme cv ou ccv. Elles sont formées suivant une classification logique : colles qui expriment des rapports de proximité ont l'initiale b; l'initiale c correspond aux rapports de position; d, aux rapports de présence; i, aux rapports de cause, d'influence et d'exclusion; g, aux rapports de ressemblance et aux rapports généraux'.

Les conjonctions sont des monosyllabes de la forme cvl. Les conjonctions copulatives et disjonctives commencent par b; les cxtensives, par c; les argumentatives, par d; les ampliatives, par f; ]es adversatives, par g; les comparatives, par j; les causales, pari; les finales (indiquant la 'finalité), par m; les conditionnelles, par n: les temporelles, par p, etc.

Les interjections mêmes sont soumises à une forme régulière : (>lles se terminent toutes par f.

L'auteur invente encore des particules de la forme cvr pour annoncer les mots techniques; cvs pour annoncer les expressions métaphoriques; et des diphtongues-préfixes vv pour annoncer les mots étrangers à la langue, qu'on ne peut ou ne veut pas traduire (noms propres, géographiques, de mesures, de monnaies, etc.)^.

Voici les principales règles de la syntaxe :

Les substantifs en apposition s'accordent en cas. sinon en nombre.

L'adjectif s' accorde avec son substantif en nombre et en cas. Il n'a pas de genre.

Le relatif (adjectif ou pronom) s'accorde avec son antécédent (Ml nombre, mais non en cas.

Enfin le verbe s'accorde en nombre et en personne avec son sujet.

1. Aux prépositions so rattachent les particules grammaticales, qui ont In môme forme (cv), par exemple les particules de déclinaison (à initiale 1).

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