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Ou romaniuora ([iio 10, lOJ, 1000, .... ont deux noms

Sifa== 1.000 Sifra =6.000

Siga = 10.000 Sigra = 60.000

Sija = 100.000

Sila = 1 million Sile = 1 billion Sili = 1 trillion

Pour énoncer un nombre compost', on nomme successivement ses éléments, en supprimant le préfixe Si-, sauf pour le premier. Ex. : Sifadicibo = 1 334, Silajidecibo = 1 300 234.

Des noms de nombre on dérive les adjectifs et adverbes ordinaux au moyen des suffi.xes -n et -c, suivant la règle générale; les multiples (double, triple....) au moyen du suffi.xe -ma; les parties aliquotes {moitié, tiers, quart...), au moyen du suffixe -me; les adjectifs distributifs [L. bini, terni...) par le suffixe -mins; les adverbes qui indiquent le nombre de fois (L. bis, ter...), par le suffixe -moc, et ceux qui indiquent le nombre d'espèces ou de manières (L. dupliciler, tripliciter...) par le suffixe -mue.

La nomenclature chimique est un échantillon typique du système de l'auteur. Tous les corps simples étant rangés suivant une classification naturelle, on formera leurs noms en ajoutant à Aba (caractéristique des corps simples) une syllabe variable ; on obtient ainsi :

Ababa = oxygène Abaca r= tellure

Ababe = hydrogène Abace = chlore Ababi = azote Abaci = brome

Ababo = soufre Abaco = iode

Ababu = sélénium Abacu = fluor

et ainsi de suite, jusqu'à :

Abata = ruthénium Abate = osmium • Pour nommer les composés, on énoncera leur formule de composition en ajoutant à la syllabe caractéristique de chaque

1. La nomenclature indiquée dans l'Appendice 11 est un peu différente.

SOTOS OCHANDO 69

élément la syllabe caractéristique du nombre qui lui sert d'exposant. Soit, par exemple, à nommer le corps Pb*Sb'^ :

Pb (plomb) = abase Sb (antimoine) = abamu 8 = sibri 2 =^ sibe

Pb^Sb^ = Se (bri) mu (be).

Ainsi le nom d'un corps est la traduction exacte et complète de sa formule chimique. L'auteur propose pour la Chimie organique un autre système de nomenclature, qui consiste aussi à traduire la formule, mais plus simplement, en supj)rimant les noms des 4 éléments (toujours les mômes), et en convenant que la l^" syllabe après le préfixe commun ez indiquera la proportion d'oxygène; la 2", celle d'hydrogène; la 3"= celle de carbone, et la 4^, celle d'azote.

Enfin, un dernier exemple achèvera de caractériser l'esprit du système. L'auteur prétend qu'on peut « apprendre en moins dune heure la signification de plus de 6 millions de noms », par exemple les noms de toris les soldats d'une. nation *. Pour cela, il établit une liste de 100 syllabes de 2 lettres correspondant aux 100 premiers nombres. On i)eut en former un million de noms de 3 syllabes : la 1'^'^ syllabe indiquera l'une des 100 classes du \cv ordre; la 2^ syllabe indiquera l'une des lOOclasses du 2« ordre que contient chaque classe du 1"; et la 3° indiquera l'une des 100 classes du 3« ordre que contient chaque classe du i°. On a ainsi nommé un million de subdivisions. Supposons que chacune d'elles contienne fi individus, on les désignera en ajoutant une des voyelles a, e, i, o, u. Ainsi avec des mots de 7 lettres on peut nommer 6 millions d'individus ou d'objets classés.

Critique.

Cette dernière indication révèle à plein l'erreur ou l'illusion de l'auteur (et de tout auteur de langue philosophique) : il fournit bien le moyen de former 6 millions de noms, ou plutôt de luiméros; mais il ne fournit pas, et ne peut pas fournir, le moyen d'apprendre et de retenir leur signification, c'est-à-dire la correspondance établie entre eux et les idées qu'ils doivent exprimer. Il faudrait une mémoire prodigieuse pour se rappeler exacte-

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