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MALDANT : LA LASGUE NATURELLE

L'auteur de ce projet a commencé par comparer entre elles les langues vivantes pour en extraire une langue simple et régulière : « procédant d'abord par analyse, il essayait laborieusement de supprimer dans ces langues tous les illogismcs et les irrégularités. Mais il s'apercevait bientôt qu'en supprimant ainsi,... il ne lui restait plus rien du tout*! » Il arriva ainsi à cette conclusion, t que la L. I. ne pourrait être, logiquement, qu'une langue rationnelle, absolument neuve et faisant résolument table rase du passé ». C'est dire que la Langue naturelle est entièrement a priori, et n'a de « naturel » que le titre.

Grammaire.

Valphabel se compose de 21 lettres : 5 voyelles : a, e, i, o, u (ou), et 16 consonnes : b, c (c/i), d, f, g, j, k, 1, m, n, p, r, s, t, v, z.

L'auteur, constatant qu'il y a « presque autant d'écritures que de langages », a cru qu' « il fallait logiquement résister à l'entraînement d'adopter les caractères latins ». 11 a été ainsi conduit à inventer un alphabet, où les voyelles sont représentées par des lignes courbes O et C , et les consonnes par des lignes droites : I, -\ et L, différemment orientées '. Nous nous abstiendrons (et pour cause) d'employer cet alphabet.

1. La langue naturelle (Cliabé Aban), langue internationale. Grammaire avec exercices et vocabulaires, par Eugène Maldant, ingénieur civil. 130 p. in-8". 9" éd., Paris, 1887.

2. P. 3. On verra que le D' Zamenhof a procédé de même pour construire VËsperanto. Si deux auteurs partant du même principe ont abouti à des résultats si différents, c'est apparemment que l'un d'eux s'est trompé.

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