A peu près comme en Volapuk
HILBE : ZAHLENSPRACHE 101
(plui-.). Le participe a une autre forme : lamoranto (subst.), lamoranted (adj.), lamorantek (adverbe).
l.c passif SQ foFine avec le verbe auxiliaire sumum (être), suivi iimnédiatenient de l'infinitif auquel on a retranché la finale -m : mi sumum lamore, je suis aimé.
L'infinitif passif (présent) est : zalamorem.
Les participes passifs (présent, passé, futur) sont : zalamoro. zelamoro, zolamoro (substantif); zolamored, etc. (adjectif); zalamorek (adverbe).
\/ interrogation est marquée par li, la négation par no placé d(>vant le verbe.
Les adverbes sont, soit primitifs (bâne. bien), soit dérivés de radicaux sul)stantifs au moyen de -k (bonek, avec bonté). Leur comparatif se forme en redoublant la finale -ek (bonekek).
Les prépositions sont, soit primitives, soit dérivées de substantifs au moyen de -p. Les primitives sont en général empruntées au latin, à l'italien ou au français : per, prope, pr opter; sotto, sopre; par, parmi, durante.
Les conjonctions sont empruntées aux mêmes langues : qia (parce que); ma, pero; lorske, e (et), u (ou), si, lossi (aussi).
De même la plui)art des formules de politesse sont empruntées au français: mosyo (monsieur), madame; màsyô, madame: monami. bonami, etc.
La syntaxe se borne à prescrire l'ordre naturel de la proposition : sujet, verbe, régimes direct et indirect. Quand le régime direct est un pronom, il ne se met après le verbe que s'il est seul; autrement, on le met avant, et les régimes indirects après. Cela dispense de décliner les pronoms. Ex. : mi luy donem ti, je te le donne ; mi ti donem luy, je te donne à lui. On peut même se dispenser de décliner les substantifs, quand leur place détermine suffisamment leur rôle : mi edonem luy pane, je lui ai donné du pain. Les prépositions régissent toujours le nominatif.
La formation des mois dérivés se fait à l'aide de préfixes et suffixes. Nous connaissons déjà les suffi.xes -d, -k, -m, -p et leur rôle. Le suffi.xe -b indique le possesseur; -i, le temps; -g. le lieu.
Les voyelles servent de préfixes adverbiaux et marquent une graduation. Ainsi serek = le soir; aserek, ce soir (aujourd'hui); àserek, hier soir; eserek, avant-hier soir; iserek, avant-avant-hier soir; oserek, demain soir; userek, après-demain soir.
L'auteur admet une foule d'autres i)réfixes et suffixes servant à
la composition; par exemple :1e préfixe no- indique le contrairo ', noiamore, haine. Le suffixe -ie caractérise les noms de pays; on le remplace par -o, -a pour désigner les habifcints (masculins, féminins), et par -e pour désigner la langue. Ex. : Gàrmanie, V Allemagne; gàrmano, gàrmana, allemand, allemande; gârmane, l'allemand (la langue). Le suffixe -ya désigne la femme de ... Le suffixe ta (-ità) marque la qualité (substantif dérivé dadjectif) : bonità; le suffixe -ô, ïagent : battô, batteur; le suffi.xe -bli, la possibilité : deklinablid, déclinable; les suffixes -ose, -tive, la tendance active; le suffixe -fikarer, l'action de rendre (tel ou tel): làrifikarer. action de dorer; et -fikare, le résultat de cette action : làrifikare, dorure. Enfin les suffixes -ete et -one sont respectivement diminutif et augmentatif ^.
Parmi les mots cités par l'auteur, on remarque des formations systématiques bizarres: les quatre points cardinaux sont appelés norde (N), nurde(E), nàrde (S),nôrde (0); et minuit est traduit par nordef (par opposition sans doute à midi, qui se dit pourtant : midi). Mais, en général, les mots sont empruntés au latin ou au français et plus ou moins déformés. Voici, à titre d'échantillon de cette langue, les premières phrases de l'opuscule de M. Hiliœ.
< Nummerlingve sum produkte leffektuirep lideye, tu kreirem lossi luna nominare lintârnassiônaled par kômbinassiône natured e regulared elàttern pro nummersinyen ca lexistànted. Resultate emônstrarem, ko vàrben multed zenated talek sum simled u lidànted koll vàrben enaturlingven ; dunqe lideye âsum vicinek, tu lusem qàsta vàrbrike lenormed pro luna nummerlingve. »
• Critique.
Comme le projet, la critique doit être double.
La langue a priori de M. Hilbe prétend échapper aux inconvénients des langues philosophiques; mais elle en a d'autres équivalents. D'abord, l'auteur croit pouvoir se dispenser de l'analyse logique des concepts, en se bornant à leur assigner un ordre