ET- AD
CHRISTEAM. TVRRIM. ANAVISTATIS. PRISCAE. ALTI-
TVDINIS.
DVPLO. COLLATIS.GOLlem. IPSAM. TUTIOREM. EXIMIAE.
PROFA.
ATAM. EXORNATAMQ. FORE. CVRAVIT.
GENVENSES. AC. SVBVRBANI. GALATEI CIVES. COLo-
NIQVE. DEDERE.
A l'angle gauche, se trouve un signe que nous ne savons pas expliquer, puis ce caractère YJ^S. M-, et peut-être la date, indéchififrable '.
Cette inscription parait avoir été gravée en témoignage de la reconnaissance des Galatiotes pour les travaux accomplis par leur illustre podestat; elle n'affecte pas le langage direct d^ inscriptions précédentes, mais s'exprime au nom des colons et citoyens génois du bourg de Galata. Elle offre aussi cela de particulier qu'elle est la première tracée en caractères latins, afiSrmant ainsi la puissance purement latine dans ces contrées.
La date de l'inscription se trouve peut-être, nous l'avons dit, à la suite du monogramme du Ctirist, mais nous ne saurions l'afBrmer. Seulement on peut attribuer l'érection de ce monument à 1446, d'après le passage suivant du patriarche Constantius ^. ( La Tour du Christ, dit cet auteur, fut bâtie par Anastase le Dicore ; elle fut ensuite exhaussée par les Génois, en 1446. > Le même auteur dit aussi ^ : t En 1446, les Génois, voyant les progrès des Turcs, firent rehausser leurs murailles, les fortifièrent et y pratiquèrent douze portas. >
1447. Dans la maison n" 5, de la rue Eeumurdju, détruite depuis par un incendie, en remontant le long de la muraille N. se trouvait une pierre portant une inscription. En tète trois Poussons, au centre celui de Gènes, à dextre du duc Giano de
' Ce moDogramme YnS- M. rappelle celui que Jeanne d'Arc avait but eon étendar.l. [1 devait venir des Frâres Mineurs Réfonnés qui comme niaient A se répandre partout.
• Loc. laud. J6!. — * Id. 161.
Gampo&egoso, à séaestre celai du podestat Luchino de Facio ; au-dessous l'inscription suivante, en beaux caractères gothiques:
SPECTTABILIS. ET EGREGIVS. DOffiïS.
LVGHNVS. DE. FACIO. POTAS. HOS MVROS.
CONSTRVI. FECrr. M. CCCC. XXXX. VU.
1448. Côté de la mer ; sur le mur d'un magasin, n'existant
plus aujourd'hui, dans Khaviar-Khan, se trouvait une pierre,
portant des écnssons presque entièrement détruits, par les clous
qu'on y avait enfoncés pour suspendre les marchandises; an-'
• dessous, l'inscription suivante :
SVB. FELICr. DOMINIO. ILLVSTRISSIMI. lANVS. DE. CAMPO. FREGOSO. lANVENSIVM. DVCIS. DIGNISSIMI.