‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 30 sur 74 · S VIL · texte numérisé non relu

S VIL

La Trinité.

Nous rangeons parmi les églises disparues celle de la T. Ste Trinité, bien qu'elle existe encore, parce que rien ne la rattache à l'histoire actuelle de la Latinité de CP. Elle a en effet été cédée aux Arméniens catholiques, en 1857. Noua auroas à mentionner cette cession à sa date.

Cette église a pris son nom des religieux Xrinitaires, plus exactement appelés : Ordre de la T. Ste Trinité pour la Rédemption des captifs. Cette « Religion, i comme celle de Notre- Dame de la Merci, répondait à un besoin du temps de sa fondation : ses membres faisaient profession de se dévouer au rachat, et quand ils ne pouvaient les racheter, aux soins, des chrétiens captifs dans les pays musulmans. Ils furent fondés au commencement du xni' siècle par St Jean de Matha et St F''èlix de Valois. Us durent venir bien des fois dans le Levant et à CF., pour remplir lenr ministère de charité, mais on ne voit pas qu'ils y eussent d'établissement fixe. Ils sont mentionnés en première ligne, dans le premier renouvellement de la paix, ou trêve, de Sitwatorok, conclue entre la Turquie et l'empereur des

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Romains, en 1015 = 1606 '. Cet Ordre s'établit à Constantinople, spécialement par la protection de l'Autriche - ; les ambassadeurs impériaux en Turquie comptaient souvent, parmi les personaes de ieur suite, on ou deux religieux de cet Ordre '. Toutefois, l'église qui fait l'objet de ce paragraphe fut élevée, dans le principe, t pour le corps des interprètes, » en 1699, à la demande de l'ambassadeur Œttingen ^ ; et, plus tard, le comte de Virmont se borna à solliciter, en faveur des Triuitaires, nn ou plusieurs firmans, indiqués par Hararaer, sans en faire connaître l'objet • ; de même, et dans la crainte que, si ces religieux élevaient < une église à Péra, elle n'éprouvât le même sort que celle des minorités (St-François), > qui avait été rasée (î), lors de la dernière rupture avec Venise, < M. de Dirling, au lieu de demander, pour ces religieux, l'autorisation de bâtir une église, sollicita seulement en leur faveur l'autorisation de fonder un couvent lie frères hospitaliers ou hospice ". »

Selon certain témoignage, qui, d'ailleurs, n'indique pas la localité, les Trinitaires se seraient établis, à Galata, 1719 ; cet établissement n'aurait-il pas eu lieu dans la chapelle St -Sébastien, alFectée, précédemment, aux Jésuites, dans les conditions rapportées plus baut,auchapilrev?L'usage des Trinitaires de célébrer annuellement, plus tard, à Péra, la fôte de St Sébastien parait donner à cette conjecture quelque apparence de probabilité.

Le Ptire Barbiéri fait à ce sujet, le rapport suivant : c Dans cette année 1733, quatre religieux de cet Ordre, des Trinitaires, placé sous la protection de l'empereur Charles VI, acquirent, sur le côté ouest de la rue Dum-dum ^, au-dessous de la pa-

' CF, sur la fondatioa da cet Ordre et «es modiOcatjons, DM. det Ordret religieii.B III. 706 ; Miltitz, II, partie liv. III, p. 42. 327. Ces religieux étaient dits en France Malhurîrut. parce que leur première maiaoo à Paris, fut fondée prêa d'une chapelle consacrée à St Mathurin.

' Mission du oomta Schlik, en 1698 (cf. Hammer, lor. Caul.. XII, 461).

» Mission du comte de Virmont, en 1719 (Hammer, XIV, 18).

' Hammer, XII. 470.

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