T. XIV
• Voyez Hammer. tome XIV. p. 41.
' Actuellement grande Rue de Péra.Celle-cI n'a pas toujours porté, comme aujourd'hui, le même nom dans toute sa longueur, Beloglou djaddâci : elle était dite rue Dùm-dùm pu Toùm-toùm devant StO'Marie et St-Antoine (comme une grande partie de ce quartier) plus haut Aga-Djamici-djadôci, devant la mosquée Aga-djanii, etc.
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roisse St-ADtoiDe, un terrain oCt ils bâtirent un hospice avec une église ea bois ; ils y célébrèrent les fonctions du culte, mais sans avoir chaîne d'âmes, conformément à un décret de la S. G. de la Propagande, du 8 avril 1737. Leur église ayant ét^ incendiée, comme celle de St-Antoine, le 30 septembre 1762, ils obtinrent de sultan Mustafa II, par l'intervention de la cour de Vienne, ua firman eo vertu duquel ils rebâtirent l'hospice, sept maisons de location et leur église en pierres. Celle-ci fut bénite par Mgr Roverani, le premier dimanche de carême 1770.
La paix de Belgrade, conclue sous la médiation de la France, c confirma les privilèges des religieux de l'Ordre de la Trinité ou de la Hédemption des captifs, et stipula pour eux la liberté de reconstruire leurs églises'. >
Eu qualité t d'advocatus Ecclesise Romanse " i le comte Ulefeld reçut pour instructions de réclamer la protection et la suzeraineté des Trinitaires et des Franciscains ^ ; et, h l'avènement de l'empereur François I", Penkler, son ambassadeur, faisant valoir la nécessité d'y construire une tribune pour lui et sa famille, obtint l'autorisation d'agrandir l'église des Trinitaires de Fera'.
La sécularisation de l'Ordre ayant été prononcée par la cour de Vienne, c l'église et les maisons comprises dans l'enceinte sont présentement affectées, dit Carbognano, à la résidence de l'internonce impérial et de sa nombreuse mission » » .
Par suite du (sened > (convention, acte obligatoire), intervenu entre Joseph II et la Porte ottomane, relativement à la sécurité de la bannière autrichienne contre les pirates barbaresques, les Trinitaires, en l'an 1781 abandonnèrent leur établissement qui passa en la possession de l'internonce impérial, lequel en fit sa résidence personnelle et celle des employés de l'internonciature, jusqu'à l'incendie de Fera, du 14 mars 1799 ; alors l'église resta
> Hammer, loc. laad., XIV, 464.
* Charleraagne, dont les empersurs d'Allemagne avaîe nt la prétention d'être les héritiers, a n'avait pas, dit Ozanam, reçu vainement le titre « d'avocat ou avoué de l'%lise « qu'il couvrait de son glaive au dehors, et dont il faisait respecter les ordonnances ou dedans. ■
" Id. XV, 17.
* Id. XV, 90, 130.
* Carbognano, lac. lau.1., é.l. de 1794, p. 66.
debout mais gravement endommagée, bien qu'elle eût été bâtie en pierres.
D'après le Père Barbiéri, Mgr Ponton, vicaire apostolique patriarcal, trouvant sa résidence de StrGeorges de Galata, trop éloignée du centre de la population catholique s'employa pour obtenir de Sa M^esté Césaréenne, la concession de l'église et d'une partie du terrain ancien des Trinitaires. Le siège vicarial fut donc transféré à la T. Ste Trinité, le 25 avril 1803. D'après d'autres informations, qui d'ailleurs viwinent à l'appui du rapport du P. Barbiéri, le frère de Mgr Fonton, vicaire apostolique, de 1799 à 1816, acheta, de l'Autriche, le couvent ainsi que l'église des Trinitaires, restée fermée depuis le départ de ceux-ci, SOQS la réserve de laisser les armes autrichiennes sur la porte d'entrée, ainsi que la tribune de l'ambassadeur ; et de conserver, à cette puissance, le Jus patronattis, même en cas d'incendie ou de reconstruction du temple.
La Confrérie t dei sette dolori délia Beatissima Virgine » fut érigée canoniquement dans cette église le 1" mai 1808.
Cependant, malgré la bonne volonté des Vicaires patriarcaux, il ne fut pas possible de donner à cette église les droits curïaux ni d'en faire le siège d'une paroisse.
NN. SS. Fonton et Corresi ont été inhumés dans la Trinité, le premier sous la sixième dalle, en dehors du chœur ; la pierre funéraire a été brisée dans l'incendie de 1831 ; selon l'usage, les deux barrettes épiscopales avaient été appendues k la voûte du chœur; mais, brûlées dans le même incendie de 1831, elles n'ont pas été remplacées. L'inscription funéraire de Mgr Corresi se trouvait dans le chœur, du cûté du trône archiépiscopal, ainsi qu'une autre inscription relative à la fondation de l'église; mais, endommagées par l'incendie de 1831, ces inscriptions ont été recouvertes d'un crépissage. Quoique ayant assez souffert du feu, les murailles et la coupole ont pu être conservées, au moyen de réparations d'une certaine importance.
Desservie jusqu'alors par le clergé diocésain, l'église de la IVinité a été cédée aux Arméniens catholiques, vers le mois d'août 1857, durant la gestion intérimaire de Mgr Mussabini, archevêque de Smyrne, Par suite d'un accord, auquel la Sublime Porte aurait tacitement consenti, les armes d'Autriche et
la tribune de l'ambassadeur y ont été conservées, bien que l'église ait passé, par le fait, sous la juridiction ottomane '.
Les restes des deux vicaires apostoliques, inbumés dans cette église, y ont été laissés.
g VIII.
Congrégation de St-Jean-Baptiste (Battistint).
Cette congrégation de Clercs Réguliers était originaire de Gênes ; elle compta peu de ses membres à CP. Les premiers Battistini envoyés en Orient étaient destinés à la mission de Pilippopoli, en Bulgarie. Ils passèrent à CP. en 1755, et furent béber];;és à St-Antoine chez les Conventuels, Mgr Roverani, qui appartenait à cet Institut et qui était d'abord Vicaire apostolique de Bulgarie, fut envoyé comme visiteur secret à CP. pour des affaires qui regardaient les Arméniens. Après avoir rempli sa mission il retourna à son poste (1736) d'où il ne tarda pis à être appelé à CP. en qualité d'Archevêque de Marcianopli, et Vicaire apostolique patriarcal, 1767. Des persécutions suscitées contre ces missionnaires par les Grecs, leur rendirent pour un temps le séjour de la Bulgarie impossible, ils se réfugièrent donc à CP. où ils reçurent encore tous les secours nécessaires des Mineurs Conventuels. La plupart d'entre eux purent retourner à leur mission ; mais quelques-uns demeurèrent à CP. On acheta pour eux, en 1771, uoe grande maison et un terrain assez considérable, sis à Péra, près d'une église arménienne en ruine. Mgr Fracchia, nommé Vicaire apostolique patriarcal, en 1778, était aussi de cette congrégation. Ils ont disparu de CP. sans laisser de grandes traces. Leur maison après avoir subi diverses oppositions fut enfla attribuée aux Capucins, qui s'en défirent plus tard.
' Cest peut-£tre uniquement à la présence des armes de l'Autriche sur la porte de cette église que les Arméniens catholiques ont dû de pouvoir la conserver, seule de toutes celles qu'ils possédaient, pendant le néo-schisme, anti-Hasaountiste. Tous les autres édifices servant au culte, ou de bienfaisance, avaient tsik livrés aux néo-schlsmatiquas. Les derniers restes de cette fuoesta division ont heureusement disparu.
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