TROISIÈME PARTIE
L'histoire propremeat dite de la Latinité devrait se terminer avec la deuxième partie de ce travail ; mais notre but ne serait pas atteint si nous ne présentions aussi le tableau de l'état actuel de l'Église catholique latine à CP. C'est ce que nous nous proposons de faire dans cette troisième partie; mais comme le présent est intimement lié au passé, nous rattacherons ce qae nous avons à dire aux choses que nous avons dites déjà. Noos reprendrons par conséquent l'histoire des anciennes institutions aa point où nous l'avions conduite. Pour quelques unes la tradition n'a pas été interrompue, c'est-à-dire qu'aucune crise n'est venue imiter leur vie ; pour d'autres, au contraire, i] y a eu des changements radicaux : notre récit ne commencera donc pas pour toutes & la même date, mais nous le rendrons aussi complet qu'il nous sera possible.
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Dis,lizadbvG00>^le
DD GOUVERNEME>fT BOCLÉSIASTIQUE ET DE l' ORGANISATION PAROISSIALE DANS LE VIGAMAT DE CONSTANTINOPLE.
SI
Du Gouvernement ecclésiastique.
NoQS avons raconté ci-dessus comment Mgr Fraccbia, après avoir longtemps attendu une église qui lui fut propre, avait enfin pris possession de St-Georges, le 13 avril 1783. Il s'installa dans le couvent, et continua d'administrer son église. En 1788 il obtint un coadjuteur, avec future succession, fut frappé de paralysie en 1791 et mourut en 1795.
1795, Il eut pour successeur Mgr Fr. Giulio d'Ameno, Min. Rif. de la province de Milan, ancien préfet de Ste-Marie, qui fut créé archevêque d'Arabha, et Vicaire apostolique patriarcal de CP. Comme religieux le P. Giulio Maria s'était distingué par sa régularité et son zÈIe. Il devenait évèque en des temps fort difficiles. La révolution française faisait pénétrer les idées nouvelles même à CP. La confrérie de Ste-Anne se reconstituait et avait la prétention de succéder aux droits réels ou supposés de la < Magnilica Comnnità > di Péra, d'un aulxe côté la guerre qui se déclara entre la Porte et la France priva l'église d'une protection puissante : il administra avec sagesse mais sans grandes consolations. Il fut trouvé mort dans son lit le 28 février 1796 et inhumé à St-Georges.
1796. T. R. Seig. Ab. Guillaume Marquis, de Péra, élève de
la Propagande et protonotaire apostolique, fut élu vicaire général dans le patriarcat de CP. Il s'appliqua à faire observer les Fêtes de précepte. Il fut frappé d'apoplexie à Buïuk-déré, en 1817, et fut inhumé à Ste-Marie Drapéris. Il avait administré le diocèse jusqu'en 1799.
1796. Mgr Timoni, Nicolas, évêque de Chio, fut transféré au siège de CF. avec le titre' d'Archevêque de Marcianopolis, par bulle du 3 juin 1796. Il n'accepta pas et resta à Chio.
1799. Mgr Giovanni Battista Fonton, de Péra, Min. Conv. filsdu couvent de St- Antoine, était évèque de Syra; il fut nommé, le 16 mars 1799, archevêque de Marcianopolis, et Vicaire apostolique dans le patriarcat de CP. : il prit possession le 30 novembre de la même année, mais seulement comme administrateur, en conservant son titre d'évèque de SjTa, parce que ses bulles avaient été arrêtées à cause de la captivité et de la mort de Pie VI. Il ne les reçut qu'en juin 1801. Il publia un petit catéchisme, le mèrae qu'il avait fait imprimer à Vérone, pour son diocèse de Syra, En 1802, il transporta sa résidence et son siège cathédral, de St-Georges à l'église de la Ste-Trinité. I! régla de nouveau ce qui concerne la célébration des Fêtes de précepte, et les préséances. Il établit la paroisse de Buïuk-Déré, contlée aux Conventuels. En 1814, le 21 septembre, ayant obtenu du St-Siège un coadjuteur, il se fit accommoder une chambre à St-Antoine et s'y retira, vivant comme un simple religieux et pratiquant toutes les observances monacales. II mourut à Buïukdéré, le 26 aoftt 1816, et fut inhumé dans son église cathédrale de la Ste-ïrinité. n a laissé une rente perpétuelle pour les pauvres de la paroisse de St-Antoine.
1815. Mgr Vincenzo Corresi de Chio, archevêque de Naxie, fut nommé coadjuteur du Vicaire apostolique de CP. Par une bulle du 12 octobre 1814, avec le titre d'archevêque de Sardes, il succéda au titulaire le 26 août 1816. Avec les meilleures intentions, il se trouva mêlé aux discussions des Arméniens et ne s'en tira pas toujours au gré du St-8iège. En 1833, il reçut comme coadjuteur, avec le titre d'archevêque de Pétra, Mgr Hillereau, précédemment évèque de Calédonie et Vicaire apostolique de Smyrne. Il mourut le 4 mars 1S35 et fut inhumé dans l'église de la T. S. Trinité.
1835. Mgr Julien Hillereau. C'était un prêtre séculier fran-
çais, que le zèle des âmes avait amené, avec quelques compagnons, pour travailler aux missions du Levant. II était, depuis peu de temps, vicaire apostolique de Smyrne, quand i! fut appelé à CP. en qualité de coadjuteur de Mgr Coresi, auquel il succéda le 4 mars ISSr».
Un grand pape, Grégoire XVI, assis alors sur le sit'ge de St Pierre, donnait une puissante Impulsion aux missions étrangfres. Un esprit nouveau animait le clergé et les catholiques de France. C'était le temps des luttes pour la liberté de l'Église, le commencement des conférences de St Vincent de Paul, la première floraison de la Propagation de la Foi, la renaissance des Ordres religieux, etc. : tout s'unissait pour donner au bien une impulsion toute nouvelle et d'une grande puissance. Presque en même temps que Mgr Hillereau, arriva à Constantinople, comme préfet des prêtres de la Mission, mi homme de foi, doué d'un esprit élevé et d'un grand cœur, rempli d'un zMe aussi intelligent qu'actif, M, Leleu. Ces deux hommes se comprirent, et les œuvres de chariti- et de zèle commencèrent à Constantinople.
D'abord, en 1839, M. Leleu, voyant que les jeunes filles catholiques n'avaient aucun moyen de s'instruire, fit venir les premières Filles de la Charité, et les établit dans l'enclos de St-Benoit. Elles ne tardèrent pas à réaliser les espérances que l'on avait fondées sur elles. En 1842, M. Leleu appela les Frères des écoles chrétiennes, et les installa dans les bâtiments mêmes de St-Benolt. En 1840, on fondait la première conférence de St Vincent de Paul, pour habituer les hommes aux ministères de la charité chrétienne, et à l'accomplissement de leurs devoirs religieux. Vers le même temps les Filles de la Charité ouvraient au Taqcim leur seconde maison, pour les écoles et l'hôpital français. Un peu plus tard les Frères durent quitter St-Benoit, où leurs œuvres se trouvaient trop à l'étroit: le Vicaire patriarcal les aida puissamment à s'établir ailleurs et à multiplier leurs écoles, d'abord à Galata, puis à Péra.
Mgr Hillereau n'eut pas, il est vrai, l'initiative de toutes ces œuvres, mais il eut du moins le mérite, peut-être plus grand, de les comprendre, de les adopter et de les protéger. Le clergé de la ville, sauf quelques prêtres, se tenait dans l'abstention, quand il ne laissait pas voir un éloignement non déguisé pour ces nouveautés.
Mais il avait auesi ses œnvres à lui. Dès 1844, ayant remarqué que la population continuait son naouTemeot vers les hauteurs de Péra et s'était répandue déjà jusqu'à Pancaldi, il eut la pensée d'y construire une église, assez vaste pour recevoir de nombreux fidèles. Il ne pouvait la confier qu'à des prêtres séculiers, c'est pourquoi, en même temps que les murailles de la future paroisse, il élev», sur la rue, des b&timents destinés, dans sa pensée, à devenir le séminaire patriarcal. Cette église fut consacrée en 1846. En même temps il y érigeait la nouvelle paroisse du Sl^Esprit.
Quelques années après, voyant que toutes les églises de Péra se trouvaient réunies ensemble, et comme accolées à l'ambassade de France, et que par suite elles laissaient sans secours religieux la plus grande partie de la population des hautes rues de Péra et du Taqcim, il acquit un terrain dans une situation remplie d'avenir et y construisit une église qu'il dédia à St-Jean-Chrysostôme, avec la pensée d'y établir sa demeure, d'en faire sa cathédrale, et même de l'ériger en paroisse. Il ne put réaliser la dernière partie de son programme, devant les oppositions qu'on lui suscita en cour de Rome ; mais il bénit l'église et s'y transféra avec tout son clergé, en 1854.
Pour toutes ces constructions Mgr Hillereau avait dépensé tontes les réserves du vicariat : elles ne suffisaient pas : il fallut donc recourir à des mesures extraordinaires. Pour cela il vendit aux Observantins de Bosnie l'ancienne église et le couvent de St-Georges, qui, des Capucins, avait passé aux Vicaires patriarcaux. Puis il prépara la vente de la récente cathédrale de la T.-.Ste-Trinité, aux Arméniens catholiques ; mais cette dernière opération ne fut accomplie que par son successeur. Ces mesures suscitèrent des réclamations assez bruyantes du clergé et des fidèles. Il n'eut pas longtemps à en souffrir, il mourut subitement le i" mars 1855. Avant de mourir, il s'était occupé activement de la création d'un cimetière catholique latin, mais il n'avait pu terminer cette affaire. Il fut inhumé dans l'église du St-Esprit qu'il avait fondée.
Voici l'épitaphe placée sur sa tombe :
me JACET JULIANUS MARIA F. X. HILLERAD NATIONE GALLUS , ARCHIEP. PETRENSIS VICARIUS a'"""'' G"% PRUDENTIA CHAEUTATB IN
FAUPERE3, HORIBL'S, INQ&NIO, 3CBIPTIS C0NSPICUU3, QUI OONSTAN- TISSIUE PEK ANNOS VIGINTI C"" OUBERNAVIT ECCLESIAM. SANCTI SPIRITU ET S. NOM. JE3U NUNCUPATAS ECCLESIAS EREXIT, DIVERSAS MISSIOtœS INSTITUIT, OMNIBUS CHARUS OBITT KAL. MART. 1855.
j:rATi3 su-E 57 mens. 8.
n eutsaos doute continué ses œuvres avec une nouvelle activité, sous l'influence grandissante de la France, pendant et après la guerre de Crimée. Mais on peut dire que de tous les Vicaires patriarcaux c'est lui qui a fait le plus pour le diocèse de Censtantinople.
Pendant son administration, en 1848, Mgr Ferrieri fut envoyé comme nonce et ambassadeur extraordinaire dn S. P. Pie IX, aupri'S de sultan ÂbdnI-medjid, à la suite de la visite que ce prince lui avait fait faire précédemment. Mgr Ferrieri arriva à CP. le 16 janvier 1848 et remplit avec honneur la mission qui lui avait été confiée.
1855, 17 août. Mgr Mussabini, archevêque de Smyme, prit l'administration du dioct'se, avec le titre de pro-vicaire apostolique. Il n'eut pas le temps de faire beaucoup de choses pendant sa courte administration. Cependant ce fut lui qui acheva la vente de l'église de la T.-Ste-Trinité aux Arméniens catholiques. C'est aussi à lui que l'on doit l'érection de la paroisse de Scutari, qu'il confia aux Lazaristes. 1856.
1858, Janvier. Mgr Paolo Brunoni, précédemment vicaire apostolique d'Alep, et délégué apostolique de la Syrie : il fut transféré à Constantinople avec le titre d'Archevêque de Taron. En 1SG8, il fut de plus nommé délégué apostolique pour les chrétiens des Rites Orientaux.
Mgr Brunoni fut un grand bâtisseur d'églises, et c'est sous son adininistratioii que furent élevées le plus grand nombre de celles que nous y voyons. Ce n'est pas cependant qu'il ait eu la charge de toutes car celles des réguliers furent bâties en grande partie à leurs frais, mais il les ennouragea toutes et les aida diins la mesure de ses forces. En 1860 les PP. Riformati construisirent l'église de Prinkipo, en 1863, les Dominicains celle de Malcri-lteui, en 1803, les Capucins celle de San Stefano ; en 18(i6, les PP. Conventuels celle de Buyuk-déré. Mais, comme nous venons de le dire ces ^lises devaient être desservies
par les religieux et le vicariat ne contribua que dans une faible mesure à leur élévation.
Uals il se chargea exclusivement de deux entreprises considérables, la construction de l'église de Eadi-keui, et la reconstruction de celle du St-Ësprit. Le Vicaire patriarcal les mena l'une et l'autre à bonne fin, et le diocèse peut s'enorgueillir de deux belles cathédrales. Mais Mgr Brunoni avait reçu des dettes de ses deux prédécesseurs, ces constructions entreprises un peu inconsidérément, et surtout les détournements et les dilapidations des fonds commis par l'homme de confiance du vicariat, les augmentèrent si bien, que l'on se trouva en face d'un passif auquel toutes les ressources locales ne pouvaient plus suflire. Mgr Brunoni partit alors pour Rome afin d'aviser aux moyens de liquider la situation, laissant pour administrer le vicariat en sou absence, un prêtre fort remarquable, son vicaire général, M. l'abbé Testa, mort depuis évêque de Phacusa. Le vicariat aux abois était sur le point de faire banqueroute, quand sur les lettres très instantes qui lui furent écrites de Constantinople, le Souverain Pontife Pie IX consentît à se charger de la dette énorme, un milion et demi, dit-on. La Propagande dut vendre un de ses palais pour se procurer une si forte somme.
Mgr Brunoni, qui était resté à Rome, fut sur ces entrefaites nomme patriarche latin d'Antioche, avec résidence à Rome, et ne revint plus dans son diocèse.
C'est pendant l'administration de Mgr Brunoni que les Sœurs de Sion prirent possession des bâtiments élevés par Mgr Hillereau en avant de l'église du St-Esprit, pour servir de séminaire. Elles y remplaçaient les Filles de la Charité, qui y avaient tenu un pensionnat, pendant quelques années. Plus tard les Sœurs de Sion achetèrent ces bâtiments et s'y installèrent définitivement.
1869. Le 33 mai, Mgnor Lavaggi, prélat domestique de Sa Sainteté, fut envoyé à CP. avec la mission spéciale de liquider la situation financière et de gouverner le diocèse au point de vue matériel, M. Testa restant chargé de l'administration spirituelle.
1869, le 3 juin. Mgr Joseph Pluym, hollandais, de l'Ordre des Passionistes, évêque de Nicopolîs, in part, et vicaire apostolique de Bucarest, prend possession du vicariat de Constanti-
Qople, en qualité d'administrateur apostolique. Il se rend au Concile du Vatican vers la fin de novembre ; mais, sur ces entrefaites, Mgr Bmnoni ayant été préconisé patriarche d'Antioche, il est envoyé de nouveau à CP, comme titulaire du Vicariat ijatriarcal, avec le titre d'archevêque de Thyane, in part.
Mgr Pluym, outre les soins du vicariat avait encore à s'occuper activement, en sa qualité de délégué apostolique pour les rites orientaux, des affaires, alors extrêmement embrouillées, des Arméniens catholiques, qui s'engageaient dans un nouveau schisme. Il y consacra tous ses soins, mais ne put parvenir à empêcher la division.
Il était à peine installé dans son vicariat qu'une, grande épreuve vint fondre sur la ville : l'incendie du 5 juin 1870 dévora la plus grande partie de Fera, la cathédrale de St-Jean-Clhrysostôme, ainsi que le palais êpiscopal, partagea le sort commun. Meubles, bibliothèque, archives, rien ne fut épargné, on a pu seulement emporter le T. S. Sacrement, et quelques-uns des ornements précieux, laissés par Mgr Hillereau. Il se réfugia chez les Sœurs de Sion, qui lui donnèrent une généreuse hospitalité.
C'est pendant son administration que furent fondées les écoles paroissiales de Pancaldi, dirigées , celle des garçons par les Frères des écoles chrétiennes, celle des filles par les Sœurs de Sion. C'est aussi dans le même intervalle de temps que l'on fit l'acquisition d'une maison voisine de l'église pour le logement du Vicaire patriarcal. C'était un saint prélat, doué de grandes vertus; mais il ne gouverna pas longtemps le diocèse. Il fut emporté par une maladie aiguë, et fut inhumé dans la crypte de l'église du St-Esprit, le 13 janvier 1874. M. l'abbé Testa resta vicaire général administrateur du diocèse, aâ intérim.
1871 . Mgr Alessandro Franchi, archevêque de Thessalonique, fut envoyé comme ambassadeur extraordinaire du St-Siège, auprès de la Porte ottomane, à l'occasion des difficultés existantes, au seio'de la communauté arménienne catholique. Il fut reçu avec de grands honneurs et s'occupa avec zèle de sa mission. Nous n'avons pas à en raconter toutes les péripéties, puisqu'elle n'avait pas trait à la communauté latine. Il partit en novembre de la même année. Il fut, un peu plus tard, nommé préfet de la Propagande et conserva toujours un hou souvenir de son passage à CP.
1874, 20 mars. Mgr Milani, (Fra Seraflno Milaai, de l'Ordre des FF. MM. de l'Observance) ancien custode de Terre Sainte, fut d'abord Dommé vicaire apostolique d'Alep, archevêque de Trajanopolis, in part., et délégué apostolique pour la Syrie. Il fut presque aussitôt transféré à Gonstantinople, et y arriva le 33 mars 1874. Reçu avec les honneurs dus à son caractère, U prit possession du diocèse ; mais il ne fit qu'y passer. Appelé à Rome par l'autorité supérieure, il quitta Gonstantinople, le 11 novembre, pour n'y pas revenir. Il laissait encore pour administrateur, M. l'abbé Testa, avec le titre de vicaire général du vicariat.
1874, 39 décembre. Mgr Fr. Antoine-Marie Graselli, des FF. MM. Conventuels, fut nommé archevêque de Colosses, et 'Vicaire apostolique patriarcal.il prit possession le 39 décembre. Pendant son administration, il établit 1° les retraites annuelles pour le clergé; 3° les conférences morales pour la solution des cas de conscience; 3" l'adoration du T. S. Sacrement une fois chaque mois à Terra Santa ; i" il décida que chaque année on rendrait à Dieu de solennelles actions de grâces le dernier jour de l'année, le matin dans les paroisses, le soir dans la cathédrale. Il s'occupa avec zèle de toutes les œuvres et remplit avec persévérance tous les devoirs d'un bon évêque. Il fut enfin appelé à Rome et chargé de fonctions importantes au collège de la Propagande.
1880. Mgr Vincenzo Vanutelii, fut choisi surtout pour apaiser le différend arménien. II s'y appliqua de toutes ses forces et il avança beaucoup la solution de cette question. Il avait un esprit larye, capable de comprendre et d'encourager le bien ; c'est lui qui accueillit dans le vicariat les Capucins français à St-Louis, les PP. Augustins de l'Assomption à Goum-capou. II ne resta pas longtemps à Gonstantinople, et fut remplacé par
1883. Mgr Louis Rotelli, archevêque de Pharsaie. Ce prélat très cher au cœur du Souverain Pontife Léon XIII, resta lui aussi peu de temps à Gonstantinople. Il y continua les œuvres de ses prédécesseurs, avec un grand dévouement, et fut appelé par le Pape à la nonciature de Paris. Au bout de quelques années, il fut élevé à la dignité cardinalice et mourut jeune encore.
1887. Mgr .\uguste Bonnetti, archevêque de Palmyre, Vicaire apostolique patriarcal et délégué apostolique pour les rites
Orientaux, appartient à la congrôgatâon des Prêtres de la Mission, ou Lazaristes. Après avoir vaillamment travailJé au bien à SaloDÎque, il fat élevé à la dignité épiscopale, et bientôt appelé à Constantinople. Il s'est mis à l'œuvre avec courage et fait tout le biea possible dans les circonstances difficiles où se trouve l'ÉglUe.
Organisation paroissiale.
Durant les trois [ffemiers siècles de l'Église, le terme paroisse désignait, communément, le cercle de la juridictiond'uuévêque, c'est-à-dire une ville, autour de laquelle se groupaient un nombre plus ou moins considérable de bourgs, de villages. Le diocèse, modelé sur la juridiction civile, était le siège d'un évêque ou d'un patriarcbe, et embrassait plusieurs paroisses ; c'était ia plus vaste juridiction, après celle du Souverain-Pontife. L'établissement des paroisses ne date guère que du vi' siècle'.
Selon la Comunità -, i Galata, depuis la conquête ottomane, □'avait jamais été divisé en paroisses; les diverses églises de la ville formaient une seule chrétienté, travaillant dans le même but, et se prêtant un mutuel concours. » Au reste ce n'était pas une chose bien difficile, car penciant de longues années il n'y eut pas, à proprement parler, à CP. d'autre clergé que les Frères Mineurs, avec leur couvent de St-François, et les Frères Prêcheurs, avec celui de St-Paul, et ensuite celui de St-Pierre. Ces religieux desservaient non seulement leurs propres églises, mais encore celles de la < MagniSca Comunità », à moins qu'un Prieur, pour un motif quelconque, n'en chargeât quelqu'autre prêtre, séculier ou régulier, sans que jamais ce fût une institution durable : les Franciscains et les Dominicains restaient toujours les seuls prêtres ayant charge d'âmes dans le vicariat de
I Voyez t'abbé Martigny, Dirt. ihn ai Chateaubriand. Gfnie du CkrUtianitn bourgeoiaic île Pari», U. 46.
* Lettre au général des dominicainB, ilu 3 septembre 1611.
CP. Aussi lit-on dans les archives des Capucins que, selon le Vicaire patriarcal, le 11 avril 1647, Mgr Subiano suffragant, les églises de CP. c étaient paroisses et ne l'étaient pas > . Cependant on appelait assez fréquemment du nom de paroisses ou d'églises paroissiales, les églises des religieux ayant charge d'âmes, les Dominicains et les Conventuels, et plus tard les Riformati, en 1643. Quand il s'agit des autres religieux, par exemple des Jésuites ou des Capucins, et plus tard des Mathurins ou Trinitaires, on a bien soin de faire remarquer, qu'ils n'ont pas charge d'âmes. S'ils veulent sortir un peu de leurs attributions, on s'empresse de le leur reprocher et on porte plainte, soit au Yicaire pakiarcal soit même à la S. Congrégation de la Propagande.
Tous les religieux des couvents susdits paraissent avoir exercé les fonctions curîales indifféremment, sous la direction du supérieur régulier, mais quand il y eut des évëques à CP. on ne tarda pas à vouloir régulariser les choses, et à donner à chacun des attributioas précises. Nous voyons, en effet, que dans la visite qu'il fit du vicariat en 1674, Mgr Ridolfi prescrivit au P. Provincial de St-François, de soumettre à son approbation la nomination qu'il lui prescrit de faire de l'un de ses religieux, pour remplir les fonctions curiales.
Dans sa visite à St-François,. du 31 janvier 1692, le Suffragant vicaire patriarcal, Mgr Gasparini, prescrit au P. Curé d'ouvrir un nouveau registre destiné à l'inscription des baptêmes, mariages et décès, selon le Rituel romain, afin que ce fbt un document authentique.
Dans sa visite du même jour à St-Pierre et St-Paul, des Dominicains, il trouve que tout était en règle.
Eu 1682, trois des églises de Qalata exerçaient les fonctions curiales, et la Comunità, citant le clergé des trois paroisses de Galata, informe la Propagande que Mgr le Vicaire veut enlever aux Mineurs S.-O, leur antique paroisse, pour l'attribuer aux. Jésuites ; elle ajoute qu'elle ne saurait consentir au changement des paroisses. Selon une lettre du cardinal Gualterio au marquis de Bonnac, ambassadeur de France à Constantinoplc, (de 1716 à 1734,) l'idée de la création d'une paroisse française, à Galata, aurait été < reprise » à cette époque; et le cardinal informait l'ambassadeur des difTieultés
que la Propagande trouvait à la réalisation de ce projet, ne voulant pas noire aux anciennes paroisses et les exposer & dépérir '.
Cependant cet état de choses avait plus d'un inconvénient Les religieux n'étant chargés d'aucun territoire particulier, il B'en suivait que certains catholiques étaient négligés tandis que l'on se disputait les autres. Pendant les épidémies, il arrivait qne des malades étaient abandonnés : on allait visiter ceux que l'on connaissait, ou par lesquels on était demandé, les autres restaient sans secours. D'un autre cdté les malades riches et leurs familles étaient sollicités et tourmentés pour choisir leur sépulture dans telle église plutôt que dans telle autre. Les Vicaires apostoliques avaient sans doute fait plusieurs fois des règlements et des recommandations pour obvier à ces inconvénients ; mais, comme le disent avec naïveté les archives de St-Pierre : « les hommes sont plus portés à réclamer leurs droits qm'ô faire leur devoir*, et l'on retombait quand même dans les abus du passé.
En vue donc de remédier aux inconvénients résultant, pour l'administration spirituelle, de l'absence de délimitation des paroisses, et e d'accord avec les illustrissimes ambassadeurs de France et de Venise, ainsi qu'avec les représentants des autres puissances catholiques, > Mgr Mauri fixa, comme suit, le 37 mars 1725, la délimitation de chacane des trois paroisses :
Nous donnons ici la traduction de la partie historique et canonique du décret de division des paroisses de CP.
< Nous avons souvent observé que beaucoup d'inconvénients naissent de l'indivision des paroisses, si bien que les catholiques étant libres de faire appel k tel curéqu'ils aimeront mieux, il sera impossible & tous d'avoir pour les Ames le soin que recommande le St Concile de Trente, puisqu'aucua ne leur appartient en particulier. Aucun curé ne peut librement exercer son zèle, puisqu'il ne connaît pas ses paroissiens, et il est im-
> A plusieurs reprisea nous retrouvons calte pensée d'une paroisse e;cclu' sivement rrançaiso. Elle a éM réalisée dés 1635, à Smyrne; la paroisse de St Polycarpe comprenait, elle comprend encore aujourd'hui, toute la population rraniraise; mais oomme cet état de choses a Huscité, depuis l'origine, un grand nombre de diCBeultés, on comprend très bien que la S. Congrégation n'ait pas voulu tenter une nouvelle expérience.
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possible d'avoir l'état des âmes, surtout dans une grande cité comme CP., le marché du monde, où arrivent des gens do tous pays : il en résulte donc un grand danger pour les âmes des chrétiens commis à notre sollicitude pastorale. Afin donc de remplir notre devoir et de déchaîner notre conscience, après mare délibération, et après avoir pris le consentement de leurs Excellences les Ambassadeurs de France et de Venise et des autres représentants des nations catholiques ; pour que les curés puissent remplir leur devoir et que les catholiques, qui sont obligés de changer continuellement de domicile, ne soient pas privés de secours religieux, nous avons résolu de diviser les paroisses, non suivant les familles, mats suivant les quartiers, comme dans le reste de la chrétienté, réservant à nos successeurs de faire tous les changements que les circonstances rendront nécessaires, afin qu'aucune paroisse ne reste sans fidèles et aucun fidèle sans secours religieux. >
( Paroisse de St-Pierre et St-Paul, des PP. Dominicains, de Galata, comprenant les catholiques latins habitant la ville même de Constantin opie et celle de Galata. i
( Paroisse de St-Antoine de Padoue, des PP. Mineurs conventuels, de Péra, comprenant tous les latins habitant à l'est, depuis leur hospice jusqu'à tout Beolo {Bei-oghlou ou Péra); à l'ouest, de la maison du drogman Torsia, à tout Chievaso- Khori et le haut de Tèpè-bâchi. t>
c Paroisse de Ste-Marie-Drapéris de Péra, des PP. réformés de St-François, comprenant tout le reste, c'est-à-dire des Quatre rues, à droite,jusqu'à la rampe de l'ambassade do France; à gauche, jusqu'à la maison du drogman Torsia ; puis, jusqu'à la porte du Tekiè ; et enfin, jusqu'à Tophana, Cacimpacha, le bas de Tèpè-Bachi et San-Dimitri (dit aussi Tatavla.) »
( Au R. Curé des pestiférés de l'hôpital de Bei-Oglon, appartiendront tous ceux qui seront atteints de ce mal (dont Dieu nous préserve tous !) toutes les fois qu'ils seront transportés à cet hôpital. >
c Quant aux catholiques qui, pour leur santé ou pour leur plaisir, vont s'établir pendant un temps, dans quelque endroit où il ne se trouve pas de paroisse déterminée, ils restent sous la juridiction du curé de leur domicile ordinaire, i
( Nous commandons, en vertu de la sainte bbèissance, à tous
les catholiques latins de notre obédience de reconDattre leurs paroisses respectives et d'y remplir leurs devoirs, suivant les lois de l'église, surtout pour le précepte pascal et les autres sacrements paroissiaux. Nous déclarons que personne n'est exempt, ni privilégié sous ce rapport, excepté ceux qui le sont , de droit, comme le sont ceux qui habitent dans les palais des Excellentissimes Seigneurs les Représentants des puissances catholiques. >
( Nous recommandons en outre la plus grande vigilance et le zèle le plus constant aux RR. PP. Curés, pour expliquer k leurs paroissiens la doctrine chrétienne et leur administrer les Sacrements. Qu'aucun d'entre eux n'ose jamais s'ingérer dans les quartiers qui ne leur appartiennent pas et qu'ils se souviennent bien qu'il leur est défendu sous les peines de droit
d'entreprendre sur la juridiction des autres, etc »
( Donné à Péra dans notre résidence accoutumée , le 20 mars 1725.
» Fra Pier-Battista Mauri, Arch. de Carthage, vicaire Patr. CP. »
Cette division a été maintenue sans changements jusqu'au milieu de notre siècle.
Par un décret du 6 juillet 1846, Mgr HiUereau créa une quatrième/Jaroï^^e, celle du St-Esprit, laquelle s'étend de Boumili- Hiçar, inclusivement, à l'échelle de Fondouqli, et comprend la rue conduisant de Fondouqli au cimetièregrec du Taqcim, celle contournant ce cimetière, la grande rue de Péra, jusqu'à la rue Mislc- Adalar, celle-ci, puis celle qui, tournant à l'hôpital alepia, suit le fond du vallon, entre Saqyz-agatch et le Madjar, jusqu'au pont dndérë de leni-chehir. Du cété du nord, elle s'étend jusqu'aux limites de la paroisse de Buïuk-dèrè, le Maslak et Belgrade exclusivement ; à l'ouest, jusqu'à la rivière qui, venant de Belgrade, se jette dans le port d'Eïoub, passe au-dessous d'AU-bei-Keuï ; et, de là jusqu'au dérè de leni-chehir, tout ce qui se trouve en dehors des limites de la paroisse de St-Pierre, comme aussi le village de Tatavla, dépendant autrefois de Ste-Marie.
Le même archevêque voulut, plus ttrd, ériger en paroisse une cinquième église, celle de St-Jean-Chrysostome : mais la réalisation de ce projet échoua par suite des observations présentées à la Propagande par la paroisse intéressée.
Jusqu'en 1840, les supérieurs de communauté étaient, en même temps, curés de la paroisse desservie par leurs missions respectives. A. la suite de difficultés sorrenues alors entre l'archevêque et les chefe des couvents, une décision de la Propagande, de Cette môme année, prescrivit à ceux-ci de présenter à l'archevêque un de leurs religieux, pour remplir, dans leur église, les fonctions curiales, et recevoir, de l'ordinaire, l'investiture réglementaire.
S ni.
Circonscription paroissiale et population de Constantinople.
Les paroisses de Constantinople sont confiées les unes au clergé séculier, les autres au clergé régulier : nous les ènumè- . reroDS donc sous ces chefs. Pour évaluer le chiffre de la population catholique, nous prenons celui des baptêmes administrés dans chaque paroisse pendant les six années précédentes, 18S7- 1892, aQn d'avoir ane moyenne : puis comme la durée moyenne delà vie humaine à Constantinople est évaluée k quarante ans, nous multiplions le chiffre des naissances par quarante et nous avons ainsi le chiffre approximatif de la population catholique.
A. — Paroisses confiées au clergé séculier.
i" Paroisse du St-Esprit, église cathédrale, à Pancaldi. Prêtres séculiers 9 : baptêmes en 6 ans : '^* = 102, 33X40 = 4.093
2" Kadî-Keui, Assomption de Notre-Dame.
Prêtres séculiers 2 : baptêmes en 6 ans: î|! = 20,16X40-806
3° Scutari, St-Jean-Baptiste.
Prêtre Géorgien 1 : baptêmes en 6 ans: |' = 4X40= 160
B. — Paroisses confiées au clergé régulier.
1° Paroisse St-Pierre, et St-Paul, Galata et Stamboul, Makri- Keui.
Prêtres, Dominicains 10 : baptêmes en 6 ans : ^ = 80, 5X40=3.220
3° Paroisse St-Antoine, Péra, Taqcim.
Prêtres FF. MM. Convent. 8 : baptêmes : ^* = 85, 33X40 = 3.453
3" Paroisse Ste-Marie Drapéris, Péra, Tékiè. Prêtres FF. MM, Riformati 12: baptêmes: !-i§î= 184X40 =7.360
4" Paroisse St-Loais, Ambassade de France. Prêtres, FF. MM. Capucins 8 : baptêmes 9. Population totale y
compris l'école et le séminaire 109.
5" Paroisse de Boyuk-dérè, Immaculée-Conception de N.-D. Prêtres FF. MM. Conventuels 4 : baptêmes : '-^ = 31X40 = 1.240
6" Paroisse de San Stéfano, St Etienne premier martyr. Prêtres, FF. MM. Capucins 4 : baptêmes : ^" = 5X40 = 200
7° Paroisse des Iles, St-Pacifique, Prinkipo, Prêtres, FF. MM. Riformati 1 ; baptêmes : *-^ = 3X40 = 120
Réciipitulalion de la population.
St-Esprit, Cathédrale.
Kadi-keui, Assomption.
Scutari, St-Jean-Baptisto.
St-Pierre et St-Paul.
St-Atitoine de Padoae.
Ste-Marie Drapéris.
St-Louis de France.
Byuk-dérè, Imm, -Concep. N.-D.
San Stéfeno.
Prinliipo, les Iles.
En somme la population latine a diminué en ce.s vingt ans de 1399. Certaines paroisses ont gagné, ce sont celles du St- Esprit et de Kadi-keui surtout. Les paroisses de Péra ont perdu beaucoup, elles obéissent h la même loi que nous avons notée : la population se porte en dehors de la ville et vers les hauteurs. Les pertes de la paroisse de St-Pierrc, dans la ville de Galata, ont été atténuées par l'augmentation des catholiques auprès de la gare et des ateliers des chemins de fer.
CR^PITRE n.
J'AROISSES DESSERVIES PAB LE CLERGÉ SÉCULIER.
Jusque vers la fin du siècle dernier, on ne voit pas dans la ville de GP, de clergé séculier proprement dit. Il s'y trouvait bien quelques prêtres séculiers, attachés à la personne des ambassadeurs, d'autres, en plus grand nombre, venus des iies de la mer Egée, pour chercher fortune ou pour rendre service, comme chapelains dans de grandes maisons : uu peu plus tard on y vit arriver aussi quelques prêtres levantins élevés à Rome au collège de la Propagande ; mais ces prêtres, comme nous l'avons remarqué déjà, n'avaient ni églises à eus, ni ministère ordînake. Ils disaient la messe, soit dans les maisons particulières, soit dans les églises des religieux.
Le premier Vicaire patriarcal qui s'en occupa otTicielIement fut Mgr Guillaume Bona, prêtre séculier lui-même. Nous avons vu qu'il leur imposa un règlement, les obligea à assister aux conférences de morale que leur ferait le Père Provincial des Conventuels, et à la retraite annuelle qu'il leur ferait donner, au temps et au lieu qu'il choisirait lui-même. Ils devaient aussi assister aux processions générales et accompagner l'èvêque, lorsqu'ils en seraient requis. Pour toutes ces fonctions il devait leur être assigné des places particulières dans le sanctuaire. Us n'y avaient droit cependant que quand ils étaient revêtus du costume ecclésiastique et portaient la cotta, t soit sur la soutane si la cérémonie se fait dans l'église, soit sous le manteau, quand eUe a lieu en public, i Cette même ordonnance leur in-
terdit de faire la classe dans les maisons, sans la licence de l'ordinaire ; mais alors ils ne devront pas se contenter de faire la classe, ils devront aussi faire le catéchisme aux domestiques de la famille et les instruire des principes de la foi. (Ordonnance du 4 mars 4741.)
Cet état de choses ne tarda pas à susciter quelques difficultés au sujet des préséances entre les prêtres séculiers et les religieux. Un règlement de fait s'établit avec le temps, sur une décision générale de la S. Congrégation, < quedansles fonctions communes les religieux cèdent le pas au clergé séculier, t Mais les religieux s'appuyant sur ce que, d'un côté il n'y avait pas de clergé diocésain mais seulement des prêtres étrangers, et de l'autre sur ce que, on ne pouvait pas donner le pas sur eux à des étrangers, dans les églises qui leur appartenaient, obtinrent de Mgr Fracchia une décision qui donnait la préséance aux religieux, lesquels à vrai dire formaient seuls le clergé de CP. et seuls avaient juridiction. Cette décision (du 19 mars 1780) fut déférée à Rome et la S. Congrégation, en assemblée générale, cassa le décret du Vicaire patriarcal, rendit la préséance aux prêtres séculiers et ne lit d'exception que ponr le curé, dans sa propre église et pour les fonctions strictement paroissiales. (31 juillet 1780).
Peu de temps après Mgr Fracchia avait une église, celle de St-Georges, oft il pouvait faire ses fonctions tout à son aise en présence de ses prêtres. Mais St-Oeorges n'avait jamais été et n'ètaitencore pas paroisse et le clergé diocésain n'était pas encore constitué. Au reste la population avait depuis des années déjà émigré vers les hauteurs de Péra : l'archevêque se trouvait donc tout à fait isolé dans son église et son convent, .\us3i MgrFontou transfcra-t-il son siège archiépiscopal dans l'église de la T. Ste-Trinitè {35 avril 1802). Peu de temps après il précisa le droit de préséance du clergé séculier, établissant qu'il ne passerait avant les religieux que s'il était en corps, (c'est-à-dire au moins trois prêtres en costume choral.) Mais l'église de la T. Ste-Trinité n'était pas encore paroisse.
Mgr Hillereau ayant construit, en 1855, l'église de St-,7ean- Chrj'sostome voulut l'ériger en paroisse pour son clergé ; mais comme elle se trouvait très rapprochée de Ste-Marie et de St- Antoine et qu'elle aurait causé un tort grave aux droits acquis,
sans qu'il y eut par ailleurs d'avantages compensateurs, il fut obligé d'y renoncer.
Mais le marne prélat ayant consacré l'église dn St-Esprit, le 6 juillet 1846, en ât le centre d'une paroisse, par un décret du lendemain. C'était la première paroisse séculière. Nous avons indiqué ci-dessus ses limites.
Paroisse du St-Esprit. Prêtres séculiers. \
Édifiée au faubourg dePéra, entre les rues Idjadiïè-Djedidiïé et la rue de Pancaldi vis-ii-vis l'extrémité du grand cimetière arménien touchant aux terrains de l'École militaire, cette église a été bâtie en 1846, par Mgr Hillereau, qui en fit l'église métropolitaine; S.G. en fit la consécration le dimancha 5 juillet 1846; et la cérémonie terminée, une messe solennelle fut chantée en . présence de M. le baron de Bourqueney, ambassadeur de France, entouré du personnel de l'ambassade. M, l'abbé Hillereau, grandvicaire et parent de l'archevêque, prononça le discours d'inauguration. Cette église, composée de trois nefs, séparées l'une de l'autre par une rangée de colonnes, est la plus grande de Fera.
Des mouvements de terrain ou toute autre cause ayant mis, récemment, l'édifice en péril, des réparations considérables ont été exécutées, en 18(35, par les soins de M. l'abbé Giorgiovich, prêtre diocésain. Cette réédification est constatée par l'inscription suivante, placée au fronton de l'égiise ;
D. 0. M. Templum in suborbano crescente in die oppujanorcm
NUMERO DIFFICILLIMIS TEMPORIBUS ERECTtJM W PIDEI C^THOLlat: TE-
STiMOMi^u Spiiutui Sancto dic^tdm a Juli.\no Maria-Hujlereau
PeTRENSI AEICHIEPIS. CONST. SED. ATOST. POTEST, PREI'ECrO VICE BAGBO MDCGCXLVI, VALIDIS TERREMOTIliUS SUA MOLE FATISCENS
D.N. Paulus a coMiTrous Brunoni Taronensis arcmep. CP. pre-
SUL JURE APOSTOUCO V. L. ADNITENTE. MAXIME. CLERO. AERE. A POPULARIBUS. CONLATO. NOVO. MOLIMIXE. ELEGANTIORl FORlLi. SAR- TUM. TECTDM. RËSTITUn. MDCGCLXV.
Au-dessous, et courant sur la frhe, on lit :
JCSTITIA ET PAX ET GALDIL'M IN SpIRJTU BANCTO.
La bénédiction de l'église restaurée a été faite par Mgr Brunoni, le dimanche 31 décembre 1865. Aux jours de solennité, on arbore le pavillon français à droite du fronton ; et le drapeau pontifical à gauche.
Devant l'église, et donnant sur la grande rue de Pancaldi, Mgr Hillereau avait fait construire aussi un grand corps de logis dont il fit, pendant un certain temps, la résidence archiépiscopale, et qu'il destinait k un séminaire diocésain.
II existe aous l'église, une crypte destinée, dans le principe, à des caveaux de famille, et à gauche en entrant, on trouve une chapelle spéciale dans laquelle se voit le cénotaphe du vénéré fondateur de l'église, Mgr Hillereau. Derrière, appliquées au mur, on a placé les pierres tombales de prêtres, transférées en cet endroit par ordre de Mgr Brunoni, lors de l'exhumation des ossements des Grands-Champs, dont voici en sommaire les inscriptions :
1882, JosEPHUs RovER.\ra, vicarius apostolicos Coxstantino-
POLEOS PESTE INTEREMPTLS.
1778. Nicolaus Pugliesi, alumntjs de Propaganda Fini-:, vica-
BIUS APOSTOUCUS CONSTANTINOPOLEOS PESTE INTEREMPTUS.
Mgr Brunoni a voulu également que les restes des Jésuites, presque tous français, morts de la peste, de 1585 h. 1756, et in- . humés au cimetière des Grands-Champs, fussent déposés dans cette même crypte, avec la pierre funéraire qui les recouvrait. Cette pierre porte l'inscriptidn suivante :
Patiu:s SocrETATis Jesi; peste intebemph 1585. P. LuDoviGcs Ghizzola.
1612. P. Car. Goblv.
1613. P. Luixiv, GraNgiër.
1662. P. FiiAXG. Martin.
1680. P. Nie. DE Ste Geneviève.
1683. P. Pcmus Bernard.
1686. P. Nie. V.\D0is.
1696. P. Henricus Va.nderma.v.
1719, P. Franc. Ranoeart:
1726. P. Jacob. Gachoo.
1738. P. Ans. Bayle. .
1751. P. Marc. Gharot, 1756. P. Petrus Clerget.
Les Pères Jésuites du collège de Ste-Puchérie ont fait mettre de champ cette pierre tumulaire, sur la moraille. Ils ont mis à côté une autre pierre qui rappelle la sépulture du R. P. Gloriot, aumônier de l'armée française d'Orient, disposée par les soins de M"'" la Marquise de Moustier :
la REPOSE, EN ATTENDANT LA RÉSURRECTION, LA DÉPOfILLE MOR- TELLE DU P. Joseph Globiot, prêtre pbofès de la Compagnie de Jésus, né le 29 avril 1811 ; il entra en relioion le 20 octobre
1832, ET mourut, victime de son zèle ET DE SA CHARITÉ POUR LES soldats de la FRANCE, LE 22 MAI 1855, DANS l'hOPITAL CIVIL DE
Fera.
On voit aussi dans le même caveau, où elles ont été transférées à la même occasion, les deux pierres suivantes, d'anciens aumôniers de l'hôpital des pestiférés :
1815. JOANNES BaPTISTA DE PORTU, MISS. CAPELLANU3 HOSPmi
Sti Joannis pestiferantium.
1834. D. Giorgio Rroo, di Tine, capellano dei pestipehati.
Par une faveur spéciale, et en témoignage de son estime, Mgr Pluym a bien voulu autoriser l'inhumation dans cette chapelle, d'un prêtre français, M. l'abbé Mandonnet, ancien curé de Randan, en Auvergne, décédé à l'hospice du Taqcim, le 3 novembre 1 871 . En notre qualité d'exécuteur testamentaire, et pour rappeler les vertus du défunt nous avons fait recouvrir sa tombe d'une pierre nêcrologico-historique.
Dans la mCme crypte, Mgr Pluym a fait déposer les restes de Mgr Meletios, Emmanuel Stazanero, archevêque Grec-uni de Drama, décédé à CP. le 11 sept. 1879.
C'est dans l'église du St-Esprit qu'ont eu lieu, le 14 janvier 187 i, les funérailles de Mgr Pluyna, Vicaire apostolique patriarcal, décédé la veille dans sa résidence archiépiscopale. Tout le clergé latin, et les dignitaires ecclésiastiques de résidence ou de
passage h CP. et en communion avec le St^Siège, ainsi que toutes les congrégations et communautés religieuses d'hommes et de femmes, entourées d'un grand concours de fidèles assistaient à la cérémonie. La messe chantée par les élèves du pensionnat de N.-D. de Sion, a été suivie de l'oraison funèhre, prononcée par le R. P. Bomano, S. J. supérieur du collège de Ste-Pulchérie. Les absoutes ont été données par les supérieurs des Dominicains, des Riformati, des Lazaristes et des Conventuels ; Mgr Testa vicaire général a donné la dernière. Le corps du vénérable prélat n été ensuite descendu dans la crypte et placé à côté des autres évèques ses prédécesseurs. Par une volonté spéciale, le prélat a disposé que son cœur serait conservé dans la chapelle intérieure du pensionnat de N.-D. de Sion : touchant souvenir de l'hospitalité reçue par le digne évêque dans cette pieuse maison à la suite de l'incendie de 1870 '.
S. E. M. le Comte de Vogué, ambassadeur de France, entouré de tout le personnel de l'ambassade, assistait oiriciellement h la cérémonie, ainsi que MM. les Ministres d'Autriche-Hongrie et de Hollande.
L'église du Sl-Esprit avait été consacrée déjà à l'époque de son inauguration : mais ayant été considérablement restaurée et presque reconstruite en 1865, Mgr Graselli, k l'occasion du don d'un magnifique autel fait à. sa paroisse par le curé, D. GaJibert, décida d'en faire la consécration en même temps que celle du nouvel autel, Cette cérémonie eut lieu le dimanche 19 décembre 1875, tous les chefs d'Ordres y avaient été convoqués, M. de Bourgoing, ambassadeur de France y assistait au.ssi, avec une bonne partie de son personnel.
Les reliques de quatre saints martyrs, St Lin, pape et martyr, St Laurent, diacre et martyr, St Crispin Pomponius, soldat et martyr (dont le corps repose dans l'église et dont la fête se célèbre le quatrième dimanche après Pâques) enfin St Sébastien, soldat et martyi\ Ces reliques après avoir été portées solennellement en procession ont été enfermées dans le tombeau de l'autel. L'archevêque a célébré la messe pontificale et après
I Voir la nolioe nécrologique que nous avons donnée dans le Courrier d'Orient, du 16 janvier, reproduile par les Miasiona catholiques du 20 janvier 1874 ; et aussi notre comple-rendu de l'administration dea Cimetières latins, pour l'exercioe 1873-1874.
l'évangile il a pria la parole, en grec d'abord, puis en français, pour dire que dans cette circonstance solennelle, et en présence du digne représentant de la France, il se bornerait à exprimer une pensée, et à formuler une prière : « une pensée toute de reconnaissance envers la France, cette puissante et constante protectrice du catliolicisme ; une prière, celle de demander à Dieu de couvrir cette généreuse nation, qui est toujoura restée la fille ainée de l'Église, et pour laquelle je résumerai tous mes vœux dans cette simple prière de tous les cœura chrétiens : que Dieu protège la France ! »
Par Bulle du ^0 janvier 1876, le Souverain Pontife a déclaré cathédrale, l'église du St-Esprit, et lui a attribué les privilèges et prérogatives ordinaires de ces églises. L'anniversaire de la Dédicace doit être célébrée suivant les canons et les rubriques par tout le clergé, séculier et régulier de la ville, le second dimanche de juillet de chaque année. Un rescrit déclare privilégié le maitre-autel de la nouvelle cathédrale.
Œuvres attachées à la paroisse du St-Esprit.
A l'église du St-Esprit sont attachées deux écoles paroissiales entretenues par le vicariat patriarcal, moyennant les subsides de la Propagation de la Foi. Celle des garçons est tenue par les Frères des écoles chrétiennes. Elle compte deux cent treize élèves, tous catholiques. Celle des filles est sous la direction des Sœurs de Sion : elle compte deux cent vingt-trois élèves, aussi toutes catholiques.
Les enfants des écoles des Frères forment en même temps la maîtrise de la cathédrale : ils ont une musique instrumentale assez bien montée. Nous parlerons ultérieurement de ces écoles.
La cathédrale-paroisse du St-Esprit est desservie par des prêtres séculiers au nombre de neuf.
Elle est le siège des confréries suivantes.
1" La confrérie de N.-D. des Sept-Douleurs, établie canoniquement à la T.-Ste-Trinité en 1817, transférée plus tard à St-Jean-Ghrj'sostome et enfin au St-Esprit. Elle compte actuellement plus de deux mille membres.
2" Une Congrégation de la T. Ste Vierge, alBliée à celle de Rome, y a aussi son centre.
3' On a récemment inauguré une ceavre excellente pour la persévérance des jeunes gens, dans l'école paroissiale des Frères.
Kadi-heui. Paroisse de l'Assomption de N.-D.
La ville de Kadi-keui, qui s'élève sur l'emplacement de l'ancienne Chalcëdoine, n'était d'abord qu'un viUage oCi les habitants de Gonstantinople venaient, pendant Tété, chercher un air plus frais et des espaces plus vastes : elle est devenue peu à peu une ville ayant une population fixe considérable. Gomme il s'y trouvait un certain nombre de catholiques latins, il fallut leur assurer un service religieux. Ils eurent d'abord une petite chapelle, mais enfin Mgr Brunoni résolut de leur élever une véritable église. L'ambassade de France obtint un firman impérial de Chaban 1375=1859, et la première pierre fut posée le 5 juillet, par le Vicaire apostolique patriarcal, en présence de M. le Comte de Lallemand, chargé d'affaires de France. Quelques-uns présument que c'est sur l'emplacement de l'ancienne église de Ste-Euphémie,' dans laquelle se tint, en 451, le Concile de Chalcëdoine, présidé parles Légats du Pape St Léon le Grand. (??)
L'église actuelle, l'une des plus belles de la latinité de CF., a la forme d'une croix latine : elle contient, outre le maître-autel, six chapelles latérales. Sur l'arceau de la coupole, dominant le centre de la croisée, du côté du chœur, on lit :
.-VSSUMPTA EST MARIA IN CŒLUM ; sur l'arc en face : H^C EST FIDES NOSTRA QVM VICIT MUNDUM; sur celui de gauche, au-dessus de la chapelle de St-Léon, un tableau représente ce pape envoyant les légats au concile, ou confirmant ses décrets, au-dessus l'inscription suivante : PETRUS FER LEONEM LOGUTUS EST ;. en face, au-dessus de la
1 Cri.ebeau, Hist. du bas-empire, XII, 857. n M, de Nointel, dit Tournefopt, assurait que les restes de Ste Euphémie as trouvaient à un mille du village adue! de Kadf-keui. • Selon Pierre Gylles, rdgUee de Ste-Euphémie aurait
çGoogle
chapeUe de Ste-Euphémie, A SUPPLICIO EUPHEMIA AD GŒLUM.
Tous les autels sont en marbre et ornés de tableaux dont plusieurs ont été envoyés de Rome ; ceux des chapelles de St-LéoD et de Ste-Euphémie ont été donnés par le pape PIE IX.
Œuvres existant dans la paroisse de Kadi-heuî.
Sur le territoire de la paroisse se trouvent divers établissements religieux. Les Pères Capucins de la Province de Paris, qui desservaient, depuis 1882, le pensionnat des Frères, ont, en 1890, élevé, au milieu d'an vaste jardin un grand couvent dans lequel les jeunes religieux de leur province font leurs études philosophiques et théologiques, ils n'exercent aucun ministère ecclésiastique.
Les Religieux Augastins de l'Assomption ont à Fener-bagbtchè, une chapelle, une grande maison qui leur sert de noviciat, une école de garçons et une de filles. Les Frères des écoles chrétiennes ont un grand pensionnat, très florissant. Les Dames de Sion un couvent et un pensionnat. Les petites sœurs de l'Assomption une école de filles à Fener-baghtchè ; mais comme tous ces établissements ne dépendent pas directement de la paroisse nous en parlerons ailleurs.
Écoles. Une école de garçons a été ouverte par le vicariat et le curé dans les dépendances de l'église, en 1878 : elle compte cinquante-trois élèves, qui sont instruits par trois maîtres.
Les filles catholiques suivent les classes des Sœurs de Sion, ou celles des Sœurs de l'Assomption.
Les Confréries sont celles de la T. Ste Vierge et du Sacré-Cœur. Il s'y trouve aussi une petite Fraternité du Tiers-Ordre Franciscain dirigée par les PP. Capucins.
Une chapelle, construite et entretenue par la famille Tubini, dans le voisinage de l'échelle, reçoit chaque dimanche de nombreux fidèles.
été élevée sur les ruines d'uD temple de Wniis. Il ajoute qu'elle rut ainsi numméc en l'bonneur de la femme de Justin de Thrace qui la b&tit. L'ancienne église de Ste'Fuphémie était reconnaissable & Yatnxma qu'on y vénérait. Il se trouve à Kadi-keui, une église grecque de Ste-Euphémie.
çGoogle
Scutari. Paraisse de St- Jean-Baptiste.
Quoique Scutari soit essentiellement une ville turqae, il s'y trouve néaamoins quelques familles catholiques, on ne pouvait donc les abandonner. Les Dominicains en forent chargés quelque temps, pais la paroisse ayant été érigée par Mgr Mussabini, eu date do 31 décembre 1856, les Prêtres de la Mission, dits Laza> ristes, en furent désignés curés. La paroisse comprend toute la ville de Scutari, arrive au sud Jusqu'aux conôns de la paroisse de Kadi-keui, et au nord jusqu'à Candilli exclusivement où elle rencontre la paroisse de Bujuk-dërë. L'église était sise au quartier de Reis-mahallè ou léni-mahallé. Mais cette église ayant été brûlée, les Lazaristes ont abandonné le service qui retourna au clergé séculier.
Cependant les Filles de la Charité qui, dès 1859, avaient commencé à Scutari un internat et une école, achetèrent, en 1884, une maison et firent construire à côté une chapelle qui sert d'église aux catholiques du quartier.
Cette église est desservie par un prètra Oéorgien de Rite latin.
Les classes comptent cent quatorze enfants, douze garçons et cent deux filles. Comme elles ne sont pas une œuvre paroissiale nous en parlerons ailleurs.
Etai du clergé séculier du vicariat de Constantinople.
Vicaire Patriarcal. ïllme et Revme Mgr D. Auguste Bonetti, de la Congrégation de la Mission, archevêque de Palmyre. Résidant à Pancaldi, près de la cathédrale du St-Esprit.
Vicaire général : D. Jean Genocchi.
Clergé de la Mission : vingt-six prêtres séculiers, dont trois seulement sont indigènes et appartiennent au Vicariat.
De plus sept prêtres de rites orientaux sont attachés au vi' cariât, sans compter les Géorgiens, etc.
Séminaire. Les Capacîns de la ProTÎnce de Paris ont dans lenr coavent de St-Lonis, & Constantinople, un séminaire pour la formation d'un clergé séculier, tant pour Constantinople c[ae pour les diocèses voisins. De plus les Lazaristes, les Géorgiens^ les Assomptionistes et les Résurrectionistes, ont des alumnats destinés surtout à fournir des vocations à leurs instituts.