CHAPITRE PREMIER
lATINITÉ DE GONSTANTINOPLE FS>n>ANT LE BAS-EHPIRE.
L'histoire de l'Église latine de Constantinople est, à proprement parler, celle de la Latinité elle-même, dans cette partie du monde ; elle a suivi les phases diverses de l'importance, de la restriction oa du développemeut des colonies latines dans cette capitale de l'Orient. Déjà, dès le jx' siècle, on relève de k lettre 251 écrite par le pape Jean VIII (intronisé le 14 décembre 873, mort le 11 décembre 883) k Basile le Macédonien, qui Téga» de 867 k 886, l'existence à Constantinople, enti'e 867 et 88S, d'une église latine sous le vocable de S. Sergius, contemporainement au patriarcat de Photius. Banduri < reproduit, comme suit, les termes de la lettre pontificale : < Immensas post Deum Serenitati vestrae grattas agimus, primo... secundo autem quod monasterium S. Sergii" intra vestram rcgïam urbem constitutum, quod sancta Romana Ecclesia jure proprio
. ' Imperium orientale, Venisa, 1729, p. 503.
■ L'église des SS- Sergiu«, et Bacchus bâtie par Justinien, convertie en mosquée aoua le nom actuel de Kutrkuk ala Sofia, et dite, jadis, courent d'OrmUtloa, sise non loin de l'hippodrcme, prâa la porte Tchatladi-capou n'aurait pas été, selon M. le docteur Paapati, donnée entièrement aux Latins ; ceux-ci auraient eu, seulement, la faculté d'y célébrer leur culte, en venant 6. Constantinople. Malgré ce dire, on ne peut s'empêcher de constater que les ternfies de^a bulle pontiBcale sont formels. Cette église était située du côté de Ih Propontide, et plus à l'est que Vlanga et Coum-
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guondam retiouit, divina inspiratione repleti pro honore Principis apostolorum, nostro prsesulati reddidtstis. >
Dès 991, ieè empereurs Basile et Constantin accordèrent, par chrysobulle, des franchises commerciales, dans la capitale, aux Vénitiens, tout en leur interdisant d'enlever le commerce aux ÀmalQtains, Juifs, Lombards et autres, qui s'y livraient déjà •.
En 994, les Vénitiens établis à Constantinople y formaient une commune. Depping ', auquel cette citation est empruntée, ne parle pas de leurs établissements religieux; mais il est probable, en s'appuyant, par analogie, sur ce qui s'est passé depuis, que les intérêts religieux ont dû être sauvegardés, aussi bien que ceux de la politique et du commerce. En effet, on a vu plus tard que chaque nationalité, en obtenant des empereurs des localités distinctes pour leurs intérêts temporels, acquirent en même temps la faculté d'avoir des églises ou mieux des chapelles, ainsi que des lieux de sépulture et autres, pour le culte ou l'exercice de la charité. Malheureusement, les passions politiques ou religieuses, le feu, et, surtout, cette indifférence affectée de part et d'autre pour les dissidents et leurs établissements religieux, n'ont laissé que peu ou point de traces sur les localités occupées par les Latins dans la ville de Constantinople, et rendent ainsi plus que difficile toute recherche tendant à en déterminer l'emplacement. Toutefois, grâce au savoir et à l'amitié éclairée de M. le Docteur Paspati ^, il nous sera permis de reconstituer à peu près et avec une certaine exactitude, le tracé des anciens emplacements occupés par les colonies Latines, dans Mégalopolis, (la Grande Ville, Constantinople).
( L'ancienne muraille de Constantinople, du côté du port, dit M. Paspati, partait, à l'extrémité E. du port, de la pointe la plus orientale de la Corne d'or, on du Séraï, pour s'élever, ensuite, vers Saintfr^ophie, en passant entre cette église et Sainte-Irène, qu'elle laissait en dehors ; dans son parcours, de
> Fonleê rerum wutriaearam... diptomata et acta, douzième volume de le collection, pramler des dacumeoU de la république de Veniae, par lea dootears Tafal et Tboma». Vienne, 1856, I, 38.
■ Hltt. da eommtroe entre le Leixint et l'Europe.
* Cf. Aeta du Syllogoi littéraire de Tbnce.
l'est à l'ouest, le long du port, on trouvait, successivement, trois porles principales :
1' Celle dite Néorion, Orea, et par les Turcs, Bâghtché- Capou, t porte des jardins du Séraï ; »
2° Celle dite porta Peramatls t porte du passage » (de G-alala à Bj-zance), nommée plus tard Bûtyq-Bâzar « du marché au poisson, de la poissonnerie » de la juiverie, sise à l'ouest du pont actuel de Carakeuï, conduisant de Galata à -Constantinople, en face de la mosquée leni-Djâmi. Cette porte faisait face au Mycyr-Tchârchy t le marché des épices ; •>
3° Enfin, la porte dite Droungarion, ensuite porta Caraviôn * des navires, * et Zindân capou, « la porte de la prison; t dénomination prise de la tour voisine, servant de prison pour dettes. Cette porte conduisait à lemich-iskclê, t l'échelle .des fruits, n
t Chacune des colonies franques, qui en avait obtenu la concession des empereurs, posséda sur le parcoui's compris entre ces trois portes, un établissement central ' sis dans l'enceinte de la ville, intra muros, avec une échelle on débarcadère, placée plus ou moins en prolongation de ces établissements, sur le rivage, pour les opérations commerciales.
« A gauche de la porta Peramatis, du côté de l'est, se trouvait un emplacement occupé par les Juifs curaïtes, et englobé, depuis, dans l'enclos de la mosquée leni-djâmt'. Les Canutes possédaient, dans cet endroit, des maisons et une synagogue ; il résulterait, d'autres recherches récentes, que ces maisons auraient été prises des juifs, par les Turcs, qui leur auraient donné, en échange, d'autres habitations à Ehâs Keuï, et leur auraient accordé, en outre, l'exemption du kharâdj pour quarante individus de leur eommunanté ; quant à la syna-
' Emporioa, cmporium, embolum, embalo,(ii(auasi Funda, fondicus, fonti- C118, fundacus; en vieux fraoçais Fonde, fundique, fontigué; en Italien Fondaco, fonduco, fontEco; en Espagnol Alfondega, aifontïga ; en Arabe Fondoaq : Marché, foire publique, lien où te tient le marché, halle, galerie coUTSrte arec des arcades latérales pour les boutiques, bazar, khan, etc.
' Cette mosquée fut construite, pour la première fois, en 993=1585, par l'ex-grand vizir Ouzdemir-Osman Pacha, qui se prétendait descendre de» khalifes abbassidei. Elle fut ensuite réédîflée, pour ainsi dire complètement, en 1050=1640, par Keucem Mâh-Pelker Soultan, môre de Mourad IV et d'Ibrahim, et femme de Sultan Ahmed !•■ (Cf. Hadiqat uldjeeùmi, l, StS).
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gogue, comme elle ne pouvait être aliénée, on aurait accordé aus Caraïtes, à titre de location du terrain, une redevance annuelle qui leur serait payée encore actuellement (1873), par l'administration de la mosquée'.
« A la pai'tie contiguë au terrain caraïte, du côté de l'est, se trouvait le monastère grec de Saint- Antoine, ayant une échelle ou débarcadère en dépendant, sur le rivage, »
Selon Ducange-, les Amalâtains^, qui furent l'une des premières colonies latines établies dans le Levant, possédaient à Constant inople une église dite « Deiparse seuMarife Àmalphîtarum, de Latina'. >
' Cette information ne concorJe pas avec le témoignage de Benjamin de Tudéle, qui s'exprime ainsi dans la relation <lc son vo,vage(II59-ll~3) ■.« Il n'y a point do luit» dans la Ville ; on lea a transportés au delà, d'un bras de mer.... Un compte à CP. 2,000 juifs Rabbinistes, et outre cela, îOO Caraïtes,
de l'autre cuti Il n'est permis à aucun juif de montera cheval.(ConsuItei
notre Fetoua sur la rttmlUioii r/es Zimmig. ) Les grecs haïssent tous les juifs sans distinction des bons et des méchants... quand ils lea rencontrent dans les rues ils les battent, les traitent cruellement, et les tiennent dans une dure servitude; ie lieu où ils habitent s'appelle Pèra. » (Voj/n^nrjt i/u Moyen A'je. Ed. Charton, p. 171.)
ï Constantiniipol'i Christiaiia, lîb. II, I,
> A la partie N-E du Mont Athos sur une colline sise près de la mer, et appelle de nos jours," Morfonouu (altération du terme A mal fi tain s), on voit les ruines d'un ancien couvent des Amalfitains : c'est la plus belle situation de toute la Montagne. I.e Pérc Athanasc de Trébisonde, sous l'Empereur Zimmiscâs,(OTCI) aurait bâti ce couvent, et constitué sa Régie, La renommée de ce religieux s'étant répandue en Italie, quelques personnes pieuses d'Amnlfi seraient venues se placer sous la direction du l'ère, qui les admit dans son couvent qui, de ses nouveaux habitants, fut dit a Monastère des Amaifltains. » La tangue latine était usitée dans ce couvent, et, dans la rédaction des.Xclesy relatifs, on y trouTe encore deux copies des Chrisobulea délivrés « au Monastère des Amalfitains « par Alexis Comnéne et par son fils. Ces Chrysobules mentionnent quelques villages et localités de la plaine de Serrés, sur lesquels ce irtonastère exerçait un droit souverain. II paraîtrait aussi que le couvent .AmalBtain. de CP était une propriâté dépendant de celui de l'Athos. (Renseignements dus à l'obligeance de M. Aristoclidis, «nvoyè en mission au Mont Athos, par le Patriarcat Œcuménique 1874.)
' Le P. Hélyot, dans son Dictionnaire dcx ordre» i-eligieax, II, 821 , rapporte 1 qu'environ vers l'an 10J8, des marchands d'Amalfl, trafiquant & Jérusalem, obtinrent du prince musulman qui y régnait alors, une église oïl l'on put célébrer l'ofBce divin selon le rit de l'ï^iae romaine; cette église était située au quartier des chrétiens, devant le temple de la Résurrection... elle fut appelée Sainte-Marie de la Latine, pour la distinguer des autres églises où l'on ne suivait pas le rit latin. ■ Voy. aussi p. 740, 741 : elle dépendait des Bénédictins du Mont Cassin.
D'après les privilèges rapportas par Miklotich et Muller ' ils habitaient la rue dite Néro-dromal.
A gauche de l'échelle du monastère de Saint-Antoine, toujours du côté de l'est, se trouvait l'échelle des < AmalStains, » les plus anciens colons francs de Constantinople.
Mais l'autonoraie de cette colonie disparut bientôt, par les dispositions inscrites dans le privilège accordé aux Vénitiens. Sous Basile et son frère les services rendus par la marine de la république à l'empereur, contre les Normands de Robert * Guiscard, obtim-entà la première (1081-90), d'après AnneComnène, lienouvelîes faveurs : le doge reçut d'Alexis l"le titre de protosecnstos, et le patriarche vénitien celui A'hipertimon; l'empereur attribua à ce dernier des honoraires, aux églises de Venise des subventions considérables annuelles", rendit les Amalfitains de Constantinople tributaires dans l'avenir de l'église bûtie, îï Venise, en l'honneur de l'apôtre-èvangéliste Saint Marc, donna aux Vénitiens toutes les boutiques {o/Ticinas) etles échelles, au nombre de trois, comprises dans l'espace s'étendant entre la vieille échelle juive et Bigla^; l'une de ces échelles était dite schala major''. L'empereur donna aussi à
" L'abbaye de la I^atine, déiliée à N. I)., en la ViQe de Hiérusalem. prés de l'église du Saint Séjjulcre, de religieux de l'Urdre de saint Henoii, clOpendait immédiatement du Pntriarclic de Hiérusalem. L'abbi- ]HDnait mitre, croce et anneau, et devait de service de guerre 50 seigeanls. Ce monastère fut b.'iti par ceux de Melft, en Italie, et l'ut ainsi nommé, à cause qu'il fut donné à des moines Latins... l-'abbaye fut transférée à Acre, après la prise de Hiérusalem par Saladin. " (l-'nmillp^ •l'Otiiri''Mfi; par Ducange, publiées par Guillaume Rey. Paris ISUÎI. p. >iîi.) Cet ancien monastère a été concédé à la Prusse en 1869; c'est <!ans une de ses salles que le ministre prussien fait le service religieu.t. (Missions Catholiques du 30 Janvier 1874.) (Il faut noter cependant que selon le Prof. Heyd : les couvents de !jt- SauTeur et de Sainte Marie de infi'ci auraient appartenu aux Pieans. Le eolonie rommetriali ilegii Italinni l'n orir/ile itct mclio Eco. Venezia e Torino 1866, !. 7.)
' Acta et illplomata grteca, médii ter^i sacra et profana... Vin'loboiue 1865. t. III, p. 7, 18-20 et 22.
> Ces présantsannuels furent stipulés nécessairement en faveur dft chacune des nations qui obtinrent des privilèges impériaux, et, par le fait, constituèrent une sorte d'hommage-tige ou de vasselage.
* Dita ailleurs, p. 48. 97, Vigla et Uigla.
* V, aussi II. 43 Et mariiimat III Schala», gtue in prrsdicto tpatîo lermintmtur. {Forttet, p. 5t.)
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l'église Saint-Aktnain ' le moulin voisin de cette église'. Sainte Marie des Amalfîtains, suivit, sans doute, le sort de la Colonie, et passa aux mains des Vénitiens.
Lors de la séparation de l'Église ori«itale, cousoiniaée en 1064, les lettres d'excommunication du pape Léon IX au patriarche grec Michel Gérulaire, déposées par les légats pontificaux sur l'autel de Ste-Sophie, en présence du patriarche et du peuple assemblé, font mention des c églises latines de Gonstantinople ^. »
Quelques années plus tard, et après la célèbre bataille de Hastings (14 octobre 1066), qui donna la couronne d'Angleterre à Guillaume le Bâtard, un noble anglais, s'exilant de son pays, vint se retirer à Constantinople et y bâtit une église sous le vocable de Saint Nicolas et Saint Augustin de Cantorbêry''; mais cette seconde dénomination, rappelant, d'ailleurs, un souvenir tout national, a fini par disparaître complètement, et l'église ce fut plus connue que sous le nom de St-Nicolas, conservé jusqu'au moment où elle fut enlevée à la latinité.
Sur une tour des murailles de Constantinople, sise entre la porte d'Andrinople et celle de Topcapou, M. le docteur Paspati, a relevé, il y a quelques années, des inscriptions funéraires de Fœderati « gardes-du- corps des empereurs »; ces Varanges se seraient-ils groupés autour de cette église qu'ils auraient considérée comme leur église nationale ^ ? M. le docteur Dethier a envoyé, de son. côté, au musée de Stuttgard, il y a une douzaine d'années, une pierre tombale de Varanpe, trouvée par lui dans le même endroit.
' V. cî-aprés.
3 Ne aerait-ca pas là l'origine des fours. coDcédéB'à chaque colonie ^nque ea Turquie, jusqu'à ces derniers temps I
" Baronii critica, IV, 195; cf. aussi /mperinm orientale 1711, 11,676.
* CPlig ehrhtiana, W, 90 ; II. 53. St. Augustin fut l'apûtre du roj-aume anglo-saxon et le premier archevêque de Caotorbén*. (Cf. Montakmbert, fe* Moine» d'Occident. IV, 35B et suiv.)
6 L'ambassade d'Angletarre a. fait récemment, assure-t-oa, des déiriarehes pour obtenir la tranalatiou de ces pierres au cimetière militaire anglais de Scutari ; malheureusement, ces démarches n'ont pas abouti : cas précieux monuments ont été employés comme matériaux dans la construction de l'orphelinat dit Selimle. Cela est d'autant plus r^rettable que l'incendie du 5 juin 1870 a détruit les fac-similé des inscriptions exiatant tant chez M. Fa- *pati que dans \a.Société littéraire h^eiUque de Përa.
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Dans son Dictionnaire de la basse latinité, Ducange explique ainsi ce mot : i Milices barbares (étrangères), que les Romains prenaient à leur solde. > « Les Varanges, dit M. Paspati, avaient une église particulière Panaïa Varanghiotiça « N,-D, des " Varanges, » sise à la façade ouest de Ste-Sophie, et presque contiguë à cette basilique. » Je ne puis m'empêclier de remarquer ici, sans y attacher, d'ailleurs, autrement d'importance, le rapport phonétique existant entre les termes varanges, frenk, frangos, t franc, » et Vlanga, nom actuel d'un quartier de Constantinople, dont on ignore l'origine étymologique ',
Mis en possession des établissements et de l'échelle des Amalfitains, les Vénitiens reçurent, en même temps, la concession de toutes les boutiques et tavernes comprises, selon les termes du privilège rapporté par Miltitz, entre l'ancienne échelle juive dont il a été parlé (Bâlyq bazar), et l'endroit dit Bigla. Cette localité, dit M, Paspatl, n'est pas, jusqu'à présent, bien déterminée; plusieurs localités, d'après les historiens grecs, auraient été dites vicia, » vigie-. »
« Tout l'espace compris entre Bâlyq bazar et Zindân ca~ pou, continue leD' Paspatl, était dit Perama, du nom rapporté plus haut, de la première de ces deux portes, occupée par les Vénitiens. ï
Dans l'opinion de feu Henri Giavany, le premier établissement des Vénitiens aurait été de l'autre côté de Constantinople, sur la Propontide, à Koum-Capou, à l'est du quartier de Vlanga, vers rextrémité est de la langue de terre sur laquelle s'étend la capitale; cette localité se trouvait ainsi à l'ouest de l'église latine de St-Sergius, mentionnée plus haut. Nicola Barbare, dans son journal du siège de Constantinople, parle d'un combat naval survenu entre quatre navires chrétiens et ceux des Turcs, les premiers ayant jeté l'ancre contre la ville de Constantinople, < pas loin de Vlanga-Bostan, » selon le D' Mordtman ^. D'après le même savant, « le palais du hailly vénitien, orné de la bandière de Saint-MarCj tout près de l'église vénitienne de Sainte-
' V. Burles Varegi-angH.Goti et Russi.Baldelli-Boni, Storiai/cWfl reiaiioni aieei'leDoli dell' Europa e dell'Atia, Firenïe, 1827. I, 360. * V. cî-aprèi Hur ce terme le chrysobulle <Ie Manuel Comndne, 1148. » Dethier, Critoboutoi, Mon. hang. hi»t. XXII, 2" partie, p. 75.
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Marie, » se trouvait c aa forum Constantini, où il y a la colonDe . de porphyre brûlée, sans escalier '. »
On doit remarquer que, vis-à-via la colonne brûlée, se trouvent encore les ruines d'un klan dit par Busbecq (Epistola III), caravassara, en démolition de nos jours, pour élever sur cet emplacement, dit êltchî-hhân, « le khan des ambassadeurs, » le tombeau de Fuad pacha. C'est là que résidèrent, sous les sultans ottomans, les envoyés de Moldavie, de Valachie, de Baguse, de Transylvanie, et même l'envoyé de l'empereur d'Allemagne, comme roi de Hongrie ; et c'est aussi là que Busbecq, représentant de ce dernier prince, fut, pour ainsi dire, interné. < A son retour d'Âmasia, en 1559, dit Hammer-, sultan, Suleïman fit renfermer Busbecq, dans leftAon des ambassadeurs, à la colonne brûlée. »
Les Vénitiens, descendant sur l'autre côté du versant de la coltine, vers le port, vinrent-ils, plus tard, s'établir sur la partie riveraine indiquée par M. Paspati ? Nous verrons plus bas, d'après Ducange^, que « les Vénitiens auraient demandé à l'empereur Henri, l'image hodighitrias, et qu'après l'avoir enlevée de Sainte-Sophie, où elle avait été transportée, ils l'auraient déposée dans l'église du Pantocrator^, dont le monastère, selon Hammer^, était devenu, à la conquête franco-vénitienne, le quartier général des Latins. >
Enfin, on lit dans Canale'^... < Innanzi di recarsi in Galata (les Génois}, con popolar furore, uguagliavano al suolo il monastero (ou mieux : les dépendances) del Pantocrator [où Gennadius, le premier patriarche grec, sous les Ottomans, avait été confiné, après le eoneile de Florence), « ov'erano la chiesa, la
' D' Dethier, loc. laad. p. 75. KiliOBmfni alili ou Tchamberli tâck (V, De$cript. de CP. par le patriarche Constantiua, Comple, 1846, p. 68, r-, et la notice spéciale du D' Dethiar sur ce monument, Mon. hunQ, hi»t. vol. XXIII, V partie, p. 1183 et suiv.
I Hitt. de l'Emp. ottoman. VI, 117.
' Hiêt. de l'Bmp. de Conttantinople, Èdit. 1826, p. 94.
» Aujourd'hui Kélict djdmi (Hammer), ou Zelrek djdmi {Conttantiniade. p. 93), aise en haut de la voie aboutissaut vers la port, k Oun-Capàn.(Cf. ciaprès, LATINITÉ DB CP. SOUS LES SULTANS : Suinte Marie.
' Loc. laad., IK, 429.
* Nuoea storia. II, 153.
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loggia, il palazzo dei Veneziaai '; cosi lavaranno l'onla di San Giovanni d'Acra e la torra cola distratta da maggior rovlDa venia vindicata ; délie piètre trasportate in Genova da Ansaldo Doria, edificavasi la chieaa di San Giorgio -. »
En 1090, le doge, après en avoir reçu la donation de l'empereur ï per jain dictas impériales cartulas, » fit don, à son tour, an monastère de Saint-Georges, d'un Capylion^ avec ses attenanees et dépendances, en pierre ou en bois, tant de l'intérieur qae du dehors*.
Par un acte du mois de juillet, même année, le doge Vitalis Faletro, < imperialis protosevastos, » donna, à perpétuité, au même monastère de Saint-Georges, dans la personne de l'abbé et de ses successeurs, les terrains couverts et non couverts'^, maisons etboutiques concédées par Alexis I^"", aises sous {tnfra) la ville de Gonstantinople ; le tout compris dans le terrain s'étendant de Vîgla à la porte Perftma, jusqu'à ia Juiverie (iisque ad Judecam), à l'exception, toutefois, de la donation déjà faite par l.ui au monastère St-Nico!as, et de la scala major, dont il se réservait l'usage '^.
« Scilicet damus jam prefato monasterio S. Gèorgii ipsum < capyllio situm juxta latus de suprascrito sacro Vigla, sicut
■ Le traité de 12G1, conclu entre Michel Paléologue et les Génois, avant la restauration byzantine, at cité plus bas, porte, dans le texte reproduit par Canale (II, 387) : > E si l'omnipotente Signora li concédera (a l'empereur) che ricuperi ed occupi la steaia citta de Coslantinopoh, i (jenovesi vi avranno palazzo, abitarioni, posaessioni eii inlrati colla chiesa di Santa-Miria, adeaso tenuta dai Veneziani, colle logge circostanti il cimitero e l'area del casteUo dei Veneziani medesimi... u
' Cf. ci-aprés Saint-Georqes, et nos Ti-ailét et Capitulntiona 'te In France en Orient, p. 44 ; de la sorte, les Génois satisfirent à un double sentiment : CAlui de la vengeance et celui de la rivalité, quant à| la domination dans les mers d'Orient. Dans leurs querelles intestines, que le Pape Alexandre [V essaya vainement d'apaiser, les Pisana elles Marseillais vinrent en aide aux Vénitiens, qui rasârent la tour d'Acre, appartenant avx Génois, (Sauli,!. p. 55.)
' Taverne ou plutùt auberge comportant un espace assez considérable, où l'on recevait des centaines de personnes.
* Fontes, p. 43.
1 Cette clasaiBcation d'une certaine catégorie de propriétés a passé dans la technologie ottomane, sous les termes inoiicaqqafal et mouatngltiU'it ; le premier indiquant las terrains n à toiture ■ sur lesquels on a élevé des constructions, le second les terrains sans conlructions, rendant un produit agricole.
• Id. p. 57.
< tenet uno ejus capite in ipso nostro rfeflmfiM/o ' atque cum « tota sua loDyitudine et latitudine, cum capitibus et lateribus « suis, necnon cum totis suis edificiis, petrinis et ligneis, sive I cum totis ejus habentis et pertinentis ab intus et foris, secun- € dura quod iiobis advenit a prememorati Alexii imperatorls;
0 Etiam damus ergasteriuni (boutique) unum situm juxta latus de prenominato cupyliio, sicut respicit ejus frons in jam dicto nostro deumbulo ;
« Seeundum ergasterium, similiter damus, secundum quod est positum justa proprietatem que tune fuit domini Berardi, ex alio latere Armante in proprietale, que nunc est Sancti Nicolai;
*c . . .Verumtatnen statutum est inter nos et vos prenominatum Karinum abbatem, ut ipsa schala, que dicitur schala major, quem ndnostrum usum retinuimus, semper habeat accensem et dessensem sine vestra et successorum contradictione-. »
L'église Saint Acyndyn ', dont il a été parlé plus haut, avait été donnée, antérieurement, par chrj'sobulle, aux doges vénitiens; par acte signé en septembre H 07, le doge Ordelafus Faletro, le~s évêques, les juges et le peuple vénitien en firent cession, dans les termes ci-après, au patriarcat de Grade, avec tous ses biens et dépendances, en meubles et immeubles, en échange, ii paraîtrait, d'une subvention annuelle qu'un doge précédent s'était engagé de fournir à ce patriarcat' :
« Idcirco nos prenominatus Ordelafus, D. G. Veneeiarum dux, cum nostris episcopis et judicibus et populo Venetiœ, cum successoribus et heredibus ab bodie in antea damus et conce-
' EinboUi.
» Fonte», p. 55.
' Saint Akindynos, martyr <lu quatrième siècle, souffrit à Mcomédie, soua Diodéiien, dans la même perEécution où mourut St Georges. Leurs reliques furent partagées entre les différentes églises de Constantinople, le crâne de St .\kindynos fut placé dans TL-glIse des Sta Anai^res, (Côme et Damien). A la prise de Constantinople par les croisés, celte précieuse relique fut apportée en France, par ua seigneur de Franche-Comté, et donnée par lui au Xfonastére de Hosiéres, où elle resta jusqu'à la Révolution. Klle a été retrouvée, portant encore la plaque d'argent avec son imago et son nom. Elle a été reconnue par l'Académie des Inscriptions et Belle»- Letlres, dans sa séance du 30 Octobre 1891. (N. E.)
* Par la suite, comme on le verra ci-aprôs, dans an acte du 8 Mai 1205, un chapitre fut institué dans cette église.
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dimus vobis quidem, domÎDO Johanni Gradonico, venerabili Gradensi patriarchEe etvestris successoribus in perpetuum, viâelieet eccieslam beati Archidani ZMm omni suo territorio et benefitio, positam in regali urbe Constantîiiopoli, quos est antiquitus dejure et possessione nostri palatii secandum imperialis crisovoli conârmationem.
« Hanc namque prenominatametdesignatam ecclesiam cum toto suo thesauro et palliis et libris et cum omnibus suis liabentiis et pertinentiis ab intus et foris quas nunc babet et in anteaaiiquo modo habitura est, cum suis ergasteriis universis et cum suo mankipio et furno {moulin et four)/ et cum omnibus stateris et rubis et ponderibus et cum cunctis metris tam oleum quam ad vinum ' et cum omnibus tabernts qiire in prœdicta urbe subnostra potestate esse videntur... salua tamen illa honortficentia quam quondam nostri communes legati in eadem ecclesia et tavernishabuerunt'. »
Les privilèges accordés d'abord aux AmalGtains, puis aux Vénitiens, etsurtouties difficultés avec lesquelles l'empire était aux prises de plus en plus, le portèrent à acheter encore d'autres alliés-défenseurs^ ; en 1112, Alexis ComnÈne (1081-1118.) accorda aux Pisanaun privilège semblable à ceux octroyés à leurs devanciers ; il comportait « Echelle, magasin spécial, ou mieux marché, pour leurs marchandises, place d'honneur à Ste Sophie, et tribune réservée à l'hippodrome, dans les cérémonies et fêtes publiques. » Fanucci * rapporte comme suit la version italienne de ce privilège : t Saranno dati alla Cbiesa Pisana, nominata Santa Maria, ogni anno 400 monete d'oro iperperi,edue paramenti ; al dilettissimo arcivescovo di Pisa, monete simili 60 ogni anno ed un paramento ; a Lamberto giudice, a Carletto ed ad Antonio 100 monete simili ; e dopo la morte di loro si
daranno alla cbiesa suddetta Vi sara assegnata una scala,
a cni debbano approdare le vostre navi e discaricarvisi ; vi sara dato un luogo addattato e concenienle con abitazioni, acciochè
' Droit de niesurage, de pesage; le gi/'iianljn de nos jours,
' Sous réserve des boQaeurs et droits dus aux représentants vénitiens,
dant cette église et sur ces tavernes. (Fonlet, p. €7.) ' V. Nos TfaMê et Cnpitulati'oiit <le la Ffaiire en Orient. (Passim.) * Storia di tre celelii-i popoli ileU'Italia, Veiicjinni. Genoeexi e Fi»ani.
Lib. I*, Pisa 181T, p. 16S.
possîate riporvi le vostre mercanzie ed abitarvi. Simllmente nella grande cliiesa di Santa Sofia di CPU ri sara assegnaio un posto onorifico e distinto, dal santissimo nostro patrlarca. Nell'ippodi'omo, ossia circo di CPH, vi sara dato luogo distinto in cui dobbiate sedere, voi Pisani, nei giomi degli spectacoli ' I croce signati che anderanno a Geruaaiemne coi vostri uotnini e coi Tostri legni, per cagione di militare contre i pagani, non avranno, o in andare, o in ritomare, impedimento verruno'...»
t Le terrain concédé aux Plsans, dît M. Paspati, était sis à l'est de celui des Amalfitano-Yénitiens, comprenant dans son enclos la porte Bâghtché-Capou. En dehors du mur d'enceinte, et en face de ce terrain, il y avait aussi des magasins, appartenant au monastère dit Apo-Loghotheton ; et devant eux, sur le rivage, se trouvait l'échelle pisane. »
En résumé, et pour faire saisir d'un coup d'oeil l'emplacement des divers établissements ci-dessus décrits, l'enclos actuel de leni-Djami comprendrait, de Bâlyq-bâzilr à Baghtchè-Capou, les anciennes localités occupées par les Caraïtes, le monastère de Saint-Antoine, l'établissement amalfltain, passé plus lard aux Vénitiens, et enfin une partie de celui des Pisans.
c La porte de Bâghtché-Capou, ajoute M, Paspati, inaliénable, et appartenant au monastère Apo-Loghotheton, était surmontée d'une grosse tour, en défendant l'entrée ; vis-à-vis, sur le rivage, il y avait une échelle ou débarcadère, désignée, depuis longtemps, sous le nom de Dipli-Scala t Échelle double, » dont la jouissance fut donnée aux Pisans.
< De l'autre côté de Bâghtché-Capou, à l'est, se trouvait le monastère Apo-Loghotheton^, cité plus bas, sous le nom d'église du Saint-Sauceur, accordée en 1205, par le cardinal-légat
1 A cette époque, la place résenée, dans Ste Sophie, aux rspréMntants étrangers devait être [jlutàt politique que religieuse ; c'est probablement l'origine des tribunea réservées, dans les églises latines aux ambassadeurs des puissances protectrices. Il en était probablement de même ))our les tribunes de l'hippodrome. On peut consulter sur le cirque de CP. et les quatre factions, distinguées en deux groupes (bleue ou veuète et blanche, « prasna x, vert (hellène et rouge,) un intéressant article du Dr. Detbier(rur<7ui*e du 6 mars 1U74.) arec ta description d'un bronze contomiate, représentant I« triomphe d'un vainqueur à ces jeux.
< La version latine du Chrj'sobulïe de 1113, concédé aux Pisans est rapportée in extenso dans les Rerheivhes lur la Principauté françaite île Marée, par Bachon Paris 1845, 1, 8, II, 4.
et NivelûD, évèque de Soissoas, aux PisaQSj ou mieux, au prieur de leur église. ( Ce monasU>re, dit M. Paspati, n'était séparé que par la grande rue, du terrain pisan, sis ù droite de Bâghtchè- Capou; il avait aussi une échelle, qui, suivant sa propre condition, passa, avec lui, aux Pisans, lesquels possédaient ainsi deux échelles, la Dipli-Scala et celle à'Apo-Loff/iot/ietoti. »
En mO, les Vénitiens avaient aussi, dans Constantinople, un monastère du nom de i 8t Georges de Pantépopti ' > dirigé par un Prieur, puis en 1220, par un Abbé -.
En 1113, la république envoi-a le patriarche de Constantioople (de Grade ?) en qualité d'ambassadeur auprès d'Alexis ï'^, à l'effet de solliciter l'alliance de ce prince pour reprendre la Dalmatie sur les Hongrois^. L'ambassadeur était accompagné d'une escorte de quatorze galères.
Un chrysobulle donné par Manuel Comnène, en mars H48, fournit, comme suit, la description du quartier de Conslanti- Dople, occupé par les Vénitiens, à cette époque ;
* Incipit ab ipsa Vigla* et procedit versus orientem. Tenet embolum et que versus septentrionem et meridiem sunt cum solariis habitacula, et procedit usque ad fornicem conjunctum muro hospitnlts Sancti Mnrctani, comprehendens et loca in quibus stant octo numulariorum tabule. Ascendit paululum ver-
' L'élise de Pantépopti. trâs remarquable par la i>osjtion élevée qu'elle occupe, et qui lui valut probablement son nom. fut bfttie par Anne, mère d'Alexis Comnéne ; elle a été transformée en Imaré (élablieeement d'assistance publique) par Méhemmed le conquérant ; puis en mosquée sous le nom d'Eski Inutret. KIIg «st sise non loin des murailles ; on rapen;oit en passant entre Oun-Capou et njoubaly-capou. (C',n.ilanlinia-lc. 107.)
) Le Prieur était hiérarchiquement inférieur à l'abbé qui. dans le royaume de Jérusalem, portait le plus souvent « mitre, croce et anneau, n Toutefois le prieur du St ïiépulore i[ qui élait Véglise patrinrchale de Hiérusalem ', avait DOS seulement la prérogative d'élire te Patriarche. - avec les cbauoines de la même église, qui étaient chanoines réguliers de St Augustin, mais encore avait droit de porter mitre et anneau, mais non ]'ns la Croce. ' (Rey Famille» il'outre-iner de Du Cnngc. Paria 1*)9, p. 83!») (N. E.) Dans certain! Ordres religieux, comme chez les Bénédictins il y a des Prieurs et des Abbés, en d'autres, comme chez les Chartreux, il n'y n que des Prieurs. Les Chanoines Réguliers n'avaient généralement pas d'abbés.
' Fonle». p, 75.
* D'après M. le Dr. Dethier, Vjgla ou Higla dr'signait un poste militaire (vigie) coafii aux gardes gothiques, (\'. la Turquie des 11 déc. 1873, et 2 janvier 1873.)
sus meridiem ab ipsa Vigla. Tenet iid modiciim et aliud entbolum, et pervenît usque ad primum fornicem ejusdem emboli, comprehendens triclinariura altum domîcilium Miii. Versus orientem ejusdem emboli secundum d'jas partes humilem domunculum cum acclini tecto ejusdem monasterii, et que in equali hujus est, modicam curiam, que dicitur Aristini, et habet longitudinem brachiorum octo cum dimidio et latitudinera septem cum tercia, Preterea, que suot versus orientera habitaculadiaconi Precursoris, debentibus obturari januis huiusmodi habitaculorum, que educunt in manîfestam curiam. Versus aquilonem tria ergasteria cerulartornim, Ycanati' duas stationes,in quibus et loca tabularum duarumnumularioium ejusdem monasterii Mill. Incipit rursum ab ipso fornice predlcti hospitalis; tenet publicam viam, que versus occasum est ejuadem hospitalis, et progreditur usque ad portam que est juxta parvum temptuin Precursoris. Exinderursus dimittens premonstratam portam, quasi versus orientem transit per murum cîvitatis, etpervenit usque ad semitam, que dividit jura monasterii Akimitero. Exinde ascendit modicum versus meridiem tenens eamdein publicam semitam, habentem in latitudihe brachia tria, et ut dictum est, dividentem mansiones monasterii Akimitero, et perveniens usque ad finem domicilii ecclesie Peri- ■olepti, ita ut a muro civitatis per equalitatem ejusmodi sémite usque ad Qnem sint brachia viginti se![. Flectitur versus orientem, tenens murum ecclestœ Sancti Nicholai, relinquens a dextris quidem monasteriunt Sancti yicholai, a sinistris pistoricum ergasterium Sancti Marciani quod est junctum mansionibus Sancti Nicholai. Supergreditur rursus aliam tertiam semitam, et peivenit usque ad aque cursum, que a Vigla descendit, relinquens a dextris alia habitacula Sancti Nicholai, a sinistris domicilium i^ancti Marciani et pensionales domos monasterii Parakymomeni, Iterum progreditur versus meridiem,
' Les Icomati étaient tes valets des Greco-Gotha, qui ensuite devinrent eux-mêmes une milice (BibUotheca Ginera Medii ÂCel, par Fatkog, Vienne 1S13, p, 37.) Et ailleurs k les Icanali étaient des soldats préposas à la garde du Palais (Conttantin Porpkijrogfntte, III. J <• Dans la localité occupée par le* Vénitiens, dit M. Paspati, auquel nous devons la communication de ce qui précède il y avait deux postes d'Ifanati. n Icanati iluas stationesin quibus panes venduntur. (Tafel 1, 192.) » Selon le même M. Paspati. la port» IcanalixMi devait se trouver là où est aujourd'hui léni-Djami.
DigilizPdbvGoOt^le
comprehendens vacaum locum ejusdem .monasterii Parakymomeni, qui versus orientem jacet domorum Sancti Nicholai, et proceditet regreditur usque ad Viglam, unde et iiicipit, dimîttens quidem a dextris domos monasterit Snnctt Marci,&. sinistris vero aque corsum.
» Ejusraodi deteruiinationis spatîo compretienduotur ea, que sunt versus orientem aque cursus descendentis a Vigla versus portatn Canavuci(?).
( Habitacula et vacuus magnus locus, qui usque ad publicam viam versus occidentem progreditnr Sancti Marciani a muro civitatis et usque ad embolum, per presens chrysobulum verbum datum. Et ea que sunt versus occidentem aque cursus a muro civitatis, qui in equali sémite est, dividentisjura monasteni Akimiton, et usque ad domos Sancti Nicholai'eX Sancti Marci, cumparvo loco monasterii Parakymomeni. Et simpliciter omnia, que inhnbitantur, et que non inliabitantur, habitacula et vacua loca, in predicto spatio comprehensa. Adhuc cum bis comprebenditur et que est in litore, scala Sancti Marctant, que a chrysobasilio possidetur ', cum universa ejus comprehensione et continentia, et que in ea sunt, domibus et ergasteriis.
< His sic nb imperio nostro <Ionatis per presens chrysobulum verbum altitudinis nostre, exceptis proximantibus his donatis, portis videlicet, mûris et cortinis murorum civitatis, habebunt Venetici bec, devotionem et fidem, quam imperio nostro debent, servantes, secundum quod et per ea, que prius adeptl sunt, chrysobula hanc servare tenentur, cujuscumque juris sint, sive ecclesiastici juris, sive rei publiée, sive private, sive sancte domus, vel mouastice, nulla actione locum exercendi habente contra eos gratia borum^... »
Au mois d'octobre de la mCme année H48, Manuel Comnène renouvela le cbrysobule donné par Alexis, en confirmant les donations faites par ce prince à V église de Saint-Marc, à Venise, Bavoir : tout le terrain compris entre l'échelle de Vigla, les boutiques tenues par les Vénitiens et les drecs, & l'échelle de Perama f id est transitus » avec les trois échelles comprises dans
I Voyez ci-deaBUS, à l'on 990.
' Fonttt, p. 111.
cet espace, comine aussi la donation du moulin à l'église Saint- Akyndan ' .
Daas un acte hypothécaire de décembre H50, dressé en faveur du religieux; supérieur de Saint-Marc-, celui-ci signe cet acte comme suit : « Ego Henrîcus Vallaressus, presbyter et notarius, plebanus^ Stl Akîndî, compleci et roboravî, » ce qui indiquerait, ainsi qu'oiLl'a vu plus liaut, que cette église était dite indifféremment Saint-Akindan ou Saint-Marc. Gomme on le remarquera cî-aprés, cette église était voisine du palais ducal, lors de l'occupation firanco-vénitienne. Dans un acte daté de mai 1229*, on lit que l'une des portes de la ville étaitdite « porte de Saint- Marc ; > « sed loca autem ipsa hec sunt :... pecia vero una de terra vacua, posita infra murumctvitatis.Ex uno capite versus orientera firmat in porta civitatis que dici-
tur S. Marci per quani discurrit via publica ex alio capite
versus occidentem firmat in porta qua exitur ad Drongarium que dicitur EbraiUy... per quam portam via discurrit publicam. »
Au reste, la nouvelle juridiction sous laquelle Saînt-Akyndan avait été placé ne tirda pas à amener des difTicultés entre le supérieur de cette église, « Dominicus prior Sancti Marci in Constantinopoli, Venetorum jurisdictionis monasferii Sancti Georgii de Veneciis, » et Steplianus, vicaire du patriarche de Grade; et, en présence du prieur de l'église Saint-Nlcolas des Vénitiens, du prieur Ecclesiœ Stœ Mariœ de Embulo, du prêtre Zacharias et de Bonifacio Fulmolo, t judices Venetorum, » à ce témoins, le supérieur précité requit Sergius, prêtre capitulaire, notaire apostolique, de dresser, le 12 décembre 1199, en l'église même de Saint Akyndan, un acte par lequel, aux fins de se garantir contre tout dommage ultérieur, il plaçait ladite église, lui même et son clergé, les charges, bénéfices, et, en un mot, tous droits relevant de sa juridiction, sous la protection
1 Fontes, p. 75.
) « Une église de S. Marc appartenait, à Alexandrii?, depuis longtemps a Vénitiens. » (M. Giacomo, Procii-eerbaiu} iitr la réforme judiciaire Egypte, 1870, p, 136.)
s Prêtre, notaire et curé.
* Fonte», II, 270.
du pape Innocent IK, et protestait solenneltement contre le vi- ■caire patriarcal '. '
En 1157, le pape Adrien IV, dans ses lettres à Henri, patriarche de Grade*, formait unesortede diocèse des églises latines de Consttintinople et des autres villes de l'empire, qu'il plaçait sous l'autorité de ce prélat ; et il donnait à celui-ci * faculté d'ordonner et de sacrer des évèques, tant dans la capitale que partout où besoin serait. » Ces lettres, tout en ne faisant mention que des églises * fréquentées par la multitude des Vénitiens, > semblent indiquer, néanmoins, que la latinité entière de ce pays relevait de l'autorité ecclésiastique du patriarche de Grade, ou des évèques sacrés par lui ^.
Dès H42, l'empereur Jean Comnène, auquel les Génois avaient su se rendre utiles, comme précédemment le.s Vénitiens, fit, avec les ambassadeurs génois, en Cilicie, un traité remplaçant par un droit régulier, tes taxes arbitraires imposées jusqu'alors à leurs marchandises*. Un peu plus tard, en 1155, les embarras de la an de son règne, suscités par le passage de l'armée des croisés, l'invasion de Roger, roi de Sicile, etses démêlés avec le Sultan Seldjouqyde d'Iconium, engagèrent l'empereur Manuel à chercher un nouvel appui en Occident, ou du moins h y diminuer le nombre de ses adversaires ; dans ce but, il se décida à envoyer à Gènes un ambassadeur, Démétrius Macropolit, charge de proposer aux consuls de la république les mêmes avantages qu'ans Pisans, c'est-à-dire subside annuel, durant quatorze ans, réduction des taxes douanières, permission de vivre en communauté dans la Capitale^ ; jouissance des mêmes faveurs et privilèges que les Pisans j marché, échelles, présents annuels pour l'archevêque, les consuls et la cathédrale,
1 Fontei. p. 280.
' Grado, résidence du patriarche rietle Venaie, jusqu'en H51, é|>oque Où cette dignité fut portée au siège de \'cnise. Le patriarche de Grade Joua un rAle important en 685, dans l'assemblée des ëvéques, du clei^, des noblaa et du peuple, qui nomma le premier duc de Venise (Lebeau, IJitt. du Bom- Emptre, par S. Martin, XII, <1.)
5 BarorUi eritica, IV, 586 ; CPIU fhntUana. III. 3.
* Miltitz, Manuel de» contiiU II, 80.
* Jusqu'à cette époque, ils avaient été obllgéade fixer leurs habitations hors d« l'eDceiote de CF., sur une plage ouverte et assez distante des portes. Mil' titz II, 8.
* et dabit vobia Dominus meus sanctissimus imperator înConstantinopoli embolum et scalas, cum coinmeicio et omnia in ei5 pertinentibus, sicut Pisaoi habent,... ' » En échange, l'empereur demandait aux Génois de refuser leur concours k ses ennemis, et de défendre le territoire de l'empire comme leur propre pays. Cet acte fut accepté par les parties, réunies dans l'église de St. Laurent, le 12 octobre 1156; mais quoique consenti de part et d'autre, l'exécution de ce traité, dans certaines clauses, rencontrait l'opposition des étrangers et celle des Grecs eux-mêmes, qui voyaient avec un vif déplaisir l'établissement des Génois dans l'intérieur de la ville ". Quoiqu'il en soit, et selon Miltitz, reproduisant le rapport de Girol. t^erra, les Génois, en IICO, y étant autorisés, s'empressèrent d'acheter le couvent abandonné de Calamos, (dit ci-après Calamaiïos,)qu'ils abattirent; et sur cet emplacement, ils construisirent un palitls «insulaire, une église, des loges, des bains et des citernes ^ ■ •
Cependant, en même temps qu'ils négociaient avec Manuel, les Génois ne voulaient pas rompre avec l'empereur Frédéric Barberousse ; mais ce dernier irrité du traité qu'ils venaient de conclure, et pour mieux assurer ses projets, se chargea d'exciter les jalousies que la nouvelle installôjion des Génois il CP. avait suscitées. De son côté Manuel, irrité de l'alliance de Gènes avec l'Allemagne, y donna aussi la main : les Pisans, qui, dans CP., étaient au nombred'un millier d'hommes, insultèrent les 300 Génois résidants en cette ville ; des insultes>an en vint aux armes (1162'; les premiers, plus nombreux, envahirent le fondouq (Eml)olo, bazar) génois, et le pillèrent, après avoir massacré Octave RufTo, l'un des Génois les plus notables*.
Gênes n'était pas la seule cité qui eut fait alliance avec Frédéric ; Pise avait agi de la même façon ; aussi pour punir les Pisans, et de leur nouvelle alliance, et de la sédition provoquée
1 Sauîi, DeOn rolonia degii Genore»i. in Galata. 1831, I, 19; II, 181 ; et aussi Buchon, Rechercher tur la principattti françaite de Morte, II, 9. » Mittilz, Loc. cit. 11, 81.
* Miltitz id. Id. Hur Iss mots Fondoag et Loge voir nos Capitulation» de la Fronce en Orient, 26 et 41. Voir aussi plus loin Part. Il St George*.
* Fanucci, lot;, laud. p. 26 ; Vincens. Hitt. de la Républ. de Géneê, PAris 1842, I, 167; Miltitz, JI,62, 1S3. Il semblerait d'aprâs les citations da M. Le Chev. De Simon), rapportées par Sauli,. que cet Embolo portait le nom de Santa Croce.
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par eux dans CP-, Manuel chassa-t-il ces derniers de la ville, leur, enlevant leurs fondouqs, leurs marchandises, et les expulsant même de la Grèce et de toute la Romanie. Puis il ouvrit avec eux des négociations pour les détacher de leur alliance avec l'Allemagne. Pressée entre les sollicitations des deux empereurs, Pise, pensant que Manuel ne saurait spolier leur église de Santa Maria, fit don à celle-ci des marchés, débarcadères et autres établissements que la république po^isédait à CP, ; puis elle lui envoya des ambast>adeurs dont la mission n''aboutit pas, ceux-ci ayant pour instructions de ne pas renoncer à l'alliance de leur puissant voisin, l'empereur Frédéric.
Gènes, comme ses devancières, non contente de son établissement à Calamanos, vînt aussi prendre sa place sur les rives de la Corne d'or ; ce fait s'accomplit dans les circonstances suivantes : des dissentiments s'iHatPnt produits entre Manuel et les Vénitiens, le premier voulant arrêter le développement de leur influence politique et commerciale en Orient, les seconds, voyant chaque jour de nouveaux émules, sinon des rivaux, exploiter avec eux les avantages dont ils avaient joui seuls jusqu'alors. Manuel ât faire successivement, auprès de Guillaume de Sicile et du Doge (1170) des démarches, qui d'un côté comme de l'autre restèrent infructueuses ; il se plaignit à Venise de l'insubordination des sujets de la République, et celle-ci, de son côté mit à la mer une escadre dont le Doge lui-même prit le commandement. Sur les représentations du gouvernement de Négrepont, le doge consentit i^ arrêter sa marche et dépêcha & Manuel l'évoque d'Aquilée et quelques autres personnages, parmi lesquels se trouvait Henri Dandolo, poiu* traiter de la paix ; puis il se retira à Chio, dont il s'empara. L'empereur qni voulait gagner du temps, retint le doge dans l'inaction, et envoya des négociateurs à Gènes et Ji Pise, pour engager la première de ces républiques & opérer dans le Levant, et proposer à la seconde le renouvellement des anciens traités. Celle-ci avait déjà expédié des envoyés à CP. ; et tandis que Manuel traînait en longueur les négociations avec les Vénitiens, il renouvela (1172) avec ses c aCTectionnés i Pisans, dès leur arrivée, leurs anciens privilèges, leur restituant, c seulement dans une autre partie de la ville, la It^e, l'échelle et l'église dont ils avaient été éloignés pomr co'tains motifs. ■ Reconnaissant qu'il avait été trompé, le
doge (le Venise, dont la flotte se trouvait de beaucoup réduite, reprit la route de Venise j quant à ses ambassadeurs, l'un d'eux, Henri Dandolo, ayant été aveuglé avec un poinçon d'argent, ils quittèrent la capitale sans prendre congé de l'empereur, se promettant bien de tirer vengeance de l'acte de cruauté dont Dandolo avait été victime '.
La sédition de H62, survenue dans CP. entre les Pisans et les Génois, amena, nous l'avons vu, l'expulsion des premiers ; les seconds, peu nombreux périrent dans le massacre ou émigrèrent. Gènes réclama du gouvernement grec, par l'intermédiaire d'envoyés successifs, le remboursement des pertes éprouvées par ses nationaux et sollicita de nouveaux privilèges, lui assurant des garanties contre le retour de semblables excès ; elle y parvint en Octobre H69 : son envoyé, Amico di Murta, qui avait rempli diverses missions dans ce but, à CP., obtint un chrysobulle par lequel, (à cette date, établie par M. le Chev. de Simoni, dans une remarquable dissertation, au Gtomale Ugustico, 1874.) en échange du secours que la république s'engageait de fournir à l'empereur contre les Sarrasins et autres payens, celui-ci promettait c dare civitati Janue emt>olum et scalam, ultra GPiim, in loco qui dicitur Orcu, in loco bono et placabili etc. > La localité indiquée dans ce document est dite à la fois Orcu et Créa par Sauli=. M. de Simoni émet l'opinion que le chrysobulle de H69 ne reçut pas son exécution, et que la concession faite aux Génois ne leur fut finalement consignée qu'en avril suivant, et cela non pas à l'extérieur de la ville, mais dans l'intérieur parla restitution du Coparion (l'endroit où l'on confectionne les rames) ; en effet, deux traductions du premier chrysobulle portent l'une urtr-ô, l'autre ^j-an^Constantinopolim, tandis que dans le Chrysobulle de maill70, relatif à cette concession on lit c constitit imperium meum ut demutaretur eis hujusmodi embolus et scala, et daretur iUis t in magna civitate > (traduction du terme grec Mégalopolis), et plus bas c sancitur per presentis auree bulle sigillum ut ipsi possideant hujusmodi embolum et scalam in magna civitate, sicut illis tradita
' Fanucci, loc. laail. 60.
■ Le texte grec original dont M. Paspati a bien voulu nouB donner communication porte 0 entoB • intra ou mieux iotui, ce qui reproduit exactement le phone grec.
sunt vice illorum que data fuerant illis in traDsmare partibus. > II résulte de l'opinion du savant auteur du mémoire précité {M. De Simoni), que la localité dite Orcu ou Orca', hors de CP., de l'autre c4té de la mer, en face de la ville, fut accepté par l'envoyé génois, conformément d'ailleurs à ses instructions * embolum et scalas studeas habere in CP. ... et si non posses. .. in Pera studeas habere » à défaut de la concession dans Coustantinople même ; puis enfin que dans l'intervalle du mois d'octobre à avril, le négociateur parvient à obtenir la restitution du Coparion, l'ancien embolum génois dans CP. « in positione locomm onorii' videlicet coparion» à l'est.
Cette sorte d'invasion latine, quoique toute commerciale, mais non cependant toujours pacifique, ne tarda pas à soulever les passions locales : déjà, le passage des bandes plus ou moins disciplinées de la première croisade, sous Alexis I. Comnène, avait laissé de pénibles souvenirs dans l'esprit des populations ; « les désordres commis par elles sur les terres de l'empire avaient fait considérer les Francs comme des ennemis non moins dangereux que les Turcs Seldjouqydes » ; et, si l'on en croit les historiens latins, t Alexis n'aurait rien négligé pour consommer, en Asie, la perte des croisés^. » De part et d'autre, on manqua aux engagements contractés, et la mésintelligence éclata entre les Latins et les Grecs. Pourtant, certains empereurs, comme Manuel, s'inspirant, il est Trai, des intérêts politiques, surent comprimer ces sentiments; mais le peuple, étranger à cet ordre d'idées, c tint les Latins en avereion > ; et la mort de Manuel l'affranchissant de la contrainte que lui imposait la protection donnée par ce prince aux étrangers, il se livra sans
■ M. Dethier pense que l'on doit lire Gréa, le Baghtcbé Capûu de nosjouri, A gauche duquel ee trouve le néorjon « remiie. aocrage des embarcations desSultans » Cf Dethier, Criiaboiilot, Vie de Mahomet II, dans les Mon. hung. Hi»t. Iir, 182, 217. V. aussi le continuateur de Pierre GyHes, p. 387 aurea vel pulchra porta. Maçoudi (maçoudj eddahab,) édition de M. Elarbier de Meyoard, Paria 1863, p, 319, ci(o dans sa description de CP. a la porte dorée, bab eddahab d
• Ce terme parait être la reproduction de Néorion « arsenal maritime i , d'où la porte voisine a reçu son nom corrompu en celui d'orea « ta belle », le Baghtché Capou actuel. La Neorion était un port où se trouvent encore les bateaux (Caltj) de parade des sultans. Conittntiniwlv, par le patriarche Coostantiua, CP. 1846, p. 17.
' Millitz. toc. laad.. Il, i, 83 ; Art de cMfler les date*.
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réserve à sa haine et la poussa jusqu'à la frénésie. «L'ambassadeur génois, porteur de la ratiâcation du traité conclu par la république avec le prince défunt, fut mal accueilli d'Alexis II Comnène, son successeur ; et, selon certains rapports, il aurait été lui-même victime du mouvement populaire de 1182, dans jequel les prêtres Latins furent expulsés de leurs églises, les malades cliassés des hôpitaux, et les habitants paisibles de leurs foyei-s. Tout le quartier latin fut mis à feu et à sang, sans distinction d'âge, de sexe, de condition. Selon Guillaume de Tyr, « les Latins massacrés dans ce soulèvement furent au nombre de six mille, leurs maisons furent saccagées et brûlées; ceux d'entre eux qui échappèrent au carnage se réfugièrent sur leurs navires, et à leur tour livrèrent les îles et les terres de la Propontide, au pillage. »
A la suite de ces horribles événements, dit Canale (II, 362), on chanta < pietosaraente, il Te Deum, poichè il capo di un Cardinale Romano legato pontiRcio, vedesi separato del suo busto e trascinato a coda di cavallo per le strade délia città, fra î barbari scherzi di un inferocita ciurmaglia. >
Saladin {Papiers d'État,) de son côté écrit au Khalife de Bagdad, Nacir-ledin-lllah, aux rives de l'Euphrate, sous la date de Djémazi-ul-ewel, 588-1182, < Moi le serviteur des deux sanctuaires, (La Mecque et Médine,)j'ai reçu d'Egypte une lettre m'annonçant la capture d'un navire de guerre franc, chargé de fuyards sortis de CP. à la suite d'une sédition qui a éclaté dans cette ville, entre les grecs et les francs. Le nombre des fuyards s'est élevé à 50.000 ; ils se sont jetés sur des navires, dont celui-ci faisait partie; parmi eux se trouvaient des personnages considérables, et des gens de marque ; qui sont tombés entre nos mains avec leurs trésors : les Guerriers de la Foi, une fois de plus, ont été de la sorte, l'objet des faveurs de la bonté divine ; les nôtres en ont tué le plus grand nombre et fait qiiatre cents prisonniers. ' »
Après ces événements, et pendant tout le règne d'Audronic, Yénitiens, Pisans et Génois se tinrent éloignés de CP. ; mais quand son successeur Isaac l'Ange, parvint au trône, on songea à renouveler les anciennes relations et diverses tentatives furent
' Manuscrit arabe de ma ooUeclion.
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faites dans ce sens par les uns et par les autres. Finalement Guglielmo Tomelio et Guido Spinola furent envoyés de Gènes à CP, avec mission d'obtenir le renouvellement des anciens privilèges ; et en avril 6700, 10° indiction {H92), l'empereur rendit à la république l'ancien emboluni de Coparia, avec son échelle, de plus une seconde échelle et divers bâtiments, voisins de ce bazar ; puis enQn le palais d'une ancienne famille impériale, de Calamanos ou Calanitis, autrefois d'une grande magnificence, et renfermant deux églises '.
Dans la même année 1192, les Pisans à leur tour, sollicitèrent Je renouvellement des privilèges à eux accordés par Alescis et Manuel à la Communauté de Pise dans la Grande Ville de CP., c'est-à-dire i l'emboluin, les deux (grandes églises, de l'apôtre St. Pierre et de St. Nicolas bilties antérieurement dans l'enceinte de leur quartier, l'échelle maritime dans la localité dite Ycanati, et de plus, l'envoi à Pise des dons et subsides habituels.- » Le chrysobulle adhérant à ces demandes, et signé € Isacco, in Christo signore,imperator fidèle, e rettore dei Romani, Angiolo et juré I per corporal sacramento » est scellé du sceau des deux églises des Pisans de CP. c'est-à-dire du chef des apôtres, St. Pierre et St. Paul et de St. Nicolas. ^
Selon M. le Dr. Dethier, l'église des Pisans se trouvait, sous Comnène, au Nord de Ste-Sophie. Le même savant a trouvé récemment dans les décombres d'une galerie en démolition, conduisant autrefois de Ste-Sophie à Ste-Irène, une brique commemorative portant cette marque
t nETPOY MAPT. H.
Monogramme de MartjTios, abbè de St. Pierre, qui a signé an Concile tenu sous le patriarche Menas, qui occupa le trône
' M. Paspati me ra[iporte que dans l'oraison funûbra d'Alexis, prononcée par EuHtftche, arche^'Ëque de Salonique. ce prélat ilisait que les faveurs accordées par ce prince au.\ Latins, en vue d'obtenir le concours de l'Europe pour résister aux invasions de l'Orient, araient eu pour résultat de porter l'accroisBcment des Latins dans la Capitale, jus^iu'au nombre de 60.000 ;
' SimoDÎ (Chev. de) loc. laurl. 162.
3 Fanucai, p. 148. Le te\te grec de ce privilégn est rajiporté en entier dans les Acta et diplomata grirr-a. de Miklo"ich et Muller. Vienne 18C5, p, 8. Et par Buchon Rei-herchei Utr la prinripnulé frrrm:<iise île Mof<^, (Appendice.)
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patriarcal de 536 à 553. Cette galerie qui aurait été édifiée en 536, pour le Concile présidé à OP. par le Pape Agapit, et dans lequel le patriarche Antliyme fut déposé, servait de lieu de passage aux Pères du Concile pour se rendre de la métropole à Ste- Irène; elle aurait été construite aux frais des différentes églises de la capitale : le supérieur de cliacune des églises, ayant contribué à la construction de cette galerie, avait apposé sa marque sur quelques-unes des briques fournies par ses soins.
On a trouvé également dans la même galerie une autre brique au nom d'un abbé du monastère d'Hormisdas, des SS. Sergius et Bacchus, cité plus haut '.
Le cfarysobulle de 1192, dans son contexte, mentionne aussi en ces termes * la grande église érigée par les Pisans, sous le vocable du Saint Apôtre Pierre, i Dans la description des terrains nouvellement concédés aux Pisans, il parle d'une ruelle, sise au nord de cette église, séparant la concession actuelle, des terrains détruits du monastère de S. Antoine; diverses bâtisses du môme monastère (Kyr Antoniou) parallèles à la ruelle sise au nord de St-Pierre, et arrivant jusqu'au Nêro-dromos, (Canal) des Amalfitains, puis aux murailles de CP., et à la porte Icanatissa-, dans les dites murailles. On lit aussi plus loin dans le même diplôme : a il y a là une échelle sise, ab antiquo, dans la partie extérieure delà çorieiNéorion. vis-à-vis le monastère apo-logotheton, et dite dipli; cette échelle eSt fermée, parallèlement à la voie publique, par des barrières {parmaqlyq] afin d'empêcher eu ces endroits la construction des maisons, on y voit seulement une échoppe de changeur de monnaies. Depuis cette échelle jusqu'à celle du monastère de Kyr Antonios & i'ouest, on en trouve trois autres, qui ont, vers la muraille de la ville, des terrains et des bâtisses en dépendant. Des deux échelles pisanes, l'une, à l'ouest de la porte Néorion, possède un terrain tenant lieu de dépôt, et sur lequel les Pisans élèveront des baraques du genre de celles qui y étaient ; sur les deux autres, il y a des baraques neuves. Cette échelle, sise à l'ouest de la DipUcala, est d'une longueur de 83 coudées ; l'autre a
,V. I^ Turquie du 15 déc. 1873,
' M, Paspati pense que la porte Icanatisso devait se trouve aujourd'hui léniDjami.
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7 pics 1/2 et se trouve éloignée de l'échelle du monastère de S. Antoine de 23 coudées; de celui-ci à la mer, il y eu a 30. But ces trois éclielles ' il y a trois boutiques de changeurs ; au delà de ces trois échelles se trouve celle du monastère de S. Antoine, qui avec les bâtiments en dépendant, et proches de la mer, n'a pas été concédée aux Pisans, et doit rester en la possession de ce monastère. En dehors de l'échelle de S. Antoine, non comprise dans la concession accordée aux Pisans, Je leur concède celle donnée précédemment par moi à l'hôpital des 40 martyrs, nouvellement créé, elle a 20 coudées de longueur, et avoisine, à l'ouest, la porte Ycanatissa ; la longueur des bâtiments sis vers la muraille,y compris celle de la porte Ycanatissa, est de 19 coudées; la porte devra rester libre de toute construction, et les Pisans ne devront l'exhausser d'aucune bâtisse elle devra rester dans l'état où elle se trouve présentement-. »
< A côté des échelles ainsi concédée^ aux Latins, > et qui rappellent, SOQS certains rapports, ce qui existe aujourd'hui, sur la rive opposée,pour les opérations commerciales de la compagnie ^nçaise des Messageries maritimes, » échelles sur lesquelles, dit M.Paapatî, les agents du fisc venaient prélever certains droits régaliens, sans nuire à ceux de l'administration de la colonie, et, pour son compte, se trouvaient encore d'autres échelles, affectées k l'usage des indigènes, »
.Uexis III monta sur le trône en 1105, après avoir enlevé la couronne à son frère Isaac l'Ange. Trois ans après son avènement une nouvelle rupture éclata entre les Génois et l'empire, à l'occasion d'actes de piraterie, commis par le génois Gafforio, d'entente et au nom de ses compatriotes ; tant est-il que l'empereur, selon le rapport de Canale^, en représailles de ces hostilités « feudi, possessioni, mercanzie, danari toglieva; il palazzo consolare di Calamos accordava ad alloggio militare per le baade Alemanne, le quali ne facevano guasto ed obbrobrio. >
< Il parait ressortir de ce passage que l'échelle des Amallltains avait été donnée également eux Pisans.
i Je dois cette traduction de l'original grec à l'obligeante amitié de M. Paipati. La version latine est d'ailleurs rapjxirlt'e par lîuchon, dans ses Recherrkc* sur la prirwlpnuté fmiit:nisc de Mori'c. Il, 72.
» .Vuoea HUtarin rlelta republi'ea -li Genoca : Firenze, ISfiO p. 365, II.
Tontefois, Alexis oublia bientôt ses rancunes contre la république, et en 1199, il lui envoya un ambassadeur à l'efTet de renouveler les traités anciens. On ne saurait dire si la république y répondit immédiatement ; mais elle remit à Ottobono délia Croce, envoyé en ambassade auprès de l'empereur' des instructions, datées du 15 juin 1201, où l'on trouve ce qui suit:* € Art. 2, Sîa ricuperato il palazzo di Calamos, cou chiesa, bagno, cisterne d'acqua corrente e corle consolare, nell'antico modo, e restoro del palazzo a speae impériale, per cui venga restituito a quella forma e bontà che aveva quando fu concesso ai Genovesi, e venne poi guastato e distrutto dagli Alemanni, che l'imperatore vi pose ad allo^gio.
< Z' Si riacquistiil possesso dell'^m&o/o e di ambi gli scali che i Genovesi soleano avère con tutte le pertinenze, l'area e lo spazio ov'erano riposte le case loro ; similmente altre due case con molini situati verso l'embolo dei Pisant, e altre due verso il tempio santa Sofia, corne fu concesso ai predetti legati Guglielmo Tonello e Guido Spinola.
4° Si procacci il monastero al disotto l'embolo genovese coH'area e le case circostanti âno agli scali che sono al mare, e ciâ aSinché l'embolo cogli scali sieno congiunti, e fatto un solo
« 5° Se il monastero colle case non potessero ottenersi, almeno si abbia la chiesa, la quale ë posta tra l'embolo ed il palazzo di Calamos; in tal modo saranno uniti l'embolo, il palazzo e gli scali situati fra i Genovesi e i Pisani... »
La concession génoise, comprenant une étendue de terrain égale environ à l'ensemble de celle des Amalûtains et des Pisans réunis, se trouvait à l'est du monastère Apo-Loghotheton, et remontait, selon le témoignage rapporté ci-dessus des instructions données à Ottobono di Croce, < usque ad Sanctam Sophîam, > comme il a été dit plus haut, c Getl« concession, ajoute M. Paspati, comprenait dans sa circonscription, le palais d'une ancienne famille impériale du nom de Cala-
' D'après les Arta Grceca.
' Cette négolàation aurait été couronnée de euccés, jar le renouvellement des anciens privilèges et la restitution de l'embolo et du Palais Calamano (ou Chalama, suivant les textes) augmentés de certains établissements et d'une échelle. Cf. De Simoni l/x: lawl. p. 166-168.
mano ' ou Botoniatis',ainsi qu'une église grecque qui aurait été cédée aux Génois; aux deux extrémités de ce terrain, se trouvaient aussi deux échelles, dont la jouissance fut également donnée aux Génois.
Canale répartit en trois époques principales les concessions attribuées aux Génois dans CP.
La première, celles faites par Manuel (H69), relativement peu considérables ;
La seconde, celles accordées par Isaac (1193), beaucoup plus importantes, et s'étendant sur un plus grand espace ;
La troisième enûn, les concessions encore plus nombreuses, d'Alexis (1202) à Ottobono, parmi lesquelles des églises, dont on lit la description suivante : < Una chiesa cou tribuna sostenuta da qunttro colonne, uiia di esse bianca, sopravi tavole marmoree ed archi, ed angeli, e figure dorate ; nella chiesa, altre colonne coii zone di bronzo; in mezzo un tempietto di legno dorato, con altare sostenuto da quattro altre colonne cou due porte ; sopra quella che guardava ad occidente una sculptura rappresentante l'imagine di Gesu Ghristo ; il pavimento era di marmo verde incrostato a diverai colori...
« Un altra chiesa in rovina con colonne, curiu consolare, bagni di acqua tepida e letti di bagnanti.' >
En terminant la savante dissertation, citée plus haut, et à laquelle nous avons fait d'importants et utiles emprunts, M. de Simoni'' résume ainsi ce qui a trait aux échelles génoises dans CP. pour cette période c le diplAme de 1 1 70 concéda aux Génois la première échelle, sise à l'est, au delà d'une des tours défendant la muraille de la ville, h. la porte dite Bono ; par celui de 1192, on y adjoignit une autre échelle, à l'est de la première ; et finalement par celui de 1203, une troisième échelle, sise à l'ouest de la plus ancienne ; toutes les trois ayant appartenu au monastère de Manuel, ou de S. Pantatèon. Sur le parcours de ces échelles, le long des murs, se trouvaient des habitations arrivant jusqu'à la muraille; et, çà et là, des échelles ou débarcadères de moindre
I Deux princes du nom de Caloman régnèrent sur lea Bulgares, le premier en 1242, le second en 125â. {An ih rMlier leg ilnlet. p. 3S5.)
) Nicépbore Botoniate Tut déclaré em[>ereur en Orient et ftt en cette qualité, son entrée à CP. le 25 mars 1078. (Art île rfri/kr les ilnlc». >
• L'^. laud. p. 175-176.
importance, construites en bois. Dans le chrysobulle de 1202, l'empereur ne voulut pas accorder aux Génois le monastère de Manuel, demandé par eux, il ne leur accorda qu'une seule des deux échelles sépamat leui'S ancienaes échelles de celles des Pisans'. »
Les haines excitées de part et d'autre par le soulèvement de 1182 s'étant apaisées, Gènes envoya, en 1301, un nouvel ambassadeur auprès d'Alexis III Comnène, à l'effet de négocier le renouvellement des anciens pactes, et d'obtenir i: des maisons prés le fondac des Pisans, comme aussi dans le voisinage de Sainte -Sophie ; mais la marche des croisés franco-vénitiens, avec le projet avoué de détrôner ce prince, entrava les négociations et excita une telle indignation dans le peuple, que l'empereur, envue de préserver lesjoursde l'envoyé génois, l'engagea à retourner secrètement dans son pays'. En elTet, le filsd'Isaac l'Ange, devenu plus tard empereur sous le nom d'Alexis IV, voulant parvenir à la délivrance de. son père, Isaac l'Ange, détrôné par son oncle Alexis III, s'était rendu en Allemagne, puis en Italie et à Venise, pour solliciter des secours^ ; et il avait signé avec la sérénissime république un traité stipulant que l'empereur son père, une fois rétabli sur le trône, s'emploierait à l'établissement de l'obédience envers le souverain pontife, ainsi qu'à la substitution du rit latin au rit grec *. On sait, par un livre de publication encore récente^, comment la conduite de ce prince, qualifié «d'horrible fléau de sa patrie, > fut appréciée par ses coreligionnaires. Toutefois, tiré de sa prison, Isaac l'Ange fut replacé sur le trône avec son (ils par les croisés; mais ce dernier se fit tellement détester de se^ sujets par ses procédés, ou plutôt par le fait même de ses engagementsenvers les Latins, et dont ceux-ci réclamaient l'exécution", qu'un cer-
I Voir le plan ci-contre de CP. indiquant les points occupés par les différentes colonies occidentales.
' MUtltz, II, I, 84
' Selon le rapport de t-'nnwfi, \, 12, les Pisans mécontents d'Alexis III. à cause des obstacles qu'ils avaient rencontrés, dans le renouvellement de leurs privilèges, auraient facilité l'évasion du jeune Alexis.
•.Sauli, Utc. laal. I, 3t.
* Dc»i'i'iplion'leCP.anrieiiiic et »no''orHc.parle[)atriarcheConstantiu8,p.81.
" Après la restauration d'Isaac r.\ng8 sur le trône, par les Croisés : • mo.stra Joffroi de Villehardoin, li mareschaux de Champaigne. la parole, et
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taÏD Murzufle se &t proclamer empereur, et fit mettre à mort le malheureux protégé des Latins. Croyant voir, dans cet acte, la violation des promesses qui leur avaient été faites, les Latins, entraînés d'ailleurs par les Vénitiens, dont ils servaient ainsi la politique intéressée et les rivalités, firent le siège de Gonstantinople.
dit à l'empereur Kyrsac {Kijriot [taar) : Voici lea convenances faites avec votre flls : tôt el premier chief, mettre tôt l'empire da Homanie à l'obédience de Rome, dont il est pieçà partie. » {C/uvnique, éd. Buchon 1M28, p. 7^,), On lit dana ViUehardouin (Ed. de Paris 1S57, p. 74) : n toutes les rues par où passèrent les ambassadeurs des croisés étaient garnies, jusqu'au palais dei BlaquerncB. d'Englois et de Danois, à totes les haches, u
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