ŒUVRES EC LA. 3UIS0N
lo Classes paroissiales gratuites. Élèves soixante. C'est la première et celle poar laquelle elles sont venu^ à GP. Elles s'y appliquent avec un soin tout spécial.
2" Externat payant. Élèves cent vingt. Internat. Élèves quarante. Demi-pensionnat, vingt. Ces deux dernières œuvres ont été établies sur la demande des familles de Péra, qui ne trouvaient pas dans le voisinage d'écoles catholiques. Ces classes sont prospères et grandissent chaque année.
La langue de l'école était d'abord l'italien, mais on n'a pas tardé à lui substituer le français, sans abandonner pour cela l'étude de la langue italienne. Le programme est celui des écoles françaises du même degré. Les élèves, à la fm de leurs études, se présentent aux examens de l'ambassade française. L'enseignement de la doctrine chrétienne est tout spécialement soigné comme il convient & une maison religieuse. On forme aas.si les élèves aux travaux de leur sexe et à l'étude des langues vivantes.
3° Les Sœurs avaient commencé ii s'occuper des malades, mais elles y ont renoncé depuis l'établissement à CP. d'une communauté de Sœars Garde-malades.
4° Elles s'occupent aussi de l'entretien de l'église de Ste- Marie Drapéris.
Anmftniers : les PP. Riformati de Ste-Mirie Drapéris.
9o École de Prtnkipo.
■ En 1883, les Sœurs ont été appelées à Prinkipo, pour y tenir ■ les classes. Elles y sont établies en face de l'église. Personnel : Sœurs quatre, dont une converse ; enfants soi-
xante-boit, dont dix-sept latins, sept arméniens catholiques, trois grecs orthodoxes, cinq juifs, quatre musalmans. Sur ce nombre on compté vingt et un gardons et quarante-sept filles.
ŒUVRES : toutes les œuvres paroissiales.
Les Sœurs Franciscaines Missionnaires ont encore quelques antres établissements dans le Levant : Rhodes, fondé en 1873, Earagatch, près d'Andrinople en 1891. Elles doivent avoir bientôt d'autres maisons encore.
Eïles sont placées soos la protection française, quoique le personnel soit recruté dans toutes les nations et compte même un assez bon nomlure de religieuses indigènes. Elles s'accommodent & toutes les exigences du pays, sans rien sacrifier de leurs règle».
Sœurs Domtnicatnes. 1882.
n y avait eu jadis à CP. au moins un couvent de religieuses de l'Ordre de St-Dominique, à St-Pierre. Elles n'étaient que peu nombreuses vers 1535, lorsque les Turcs s'emparèrent de l'église de St-Paol et en chassèrent les Frères Prêcheurs. EUes cédèrent la place à leurs Pères, et désormais on n'entend plus parler de religieuses à CP. jusqu'en 1839. Mais lorsque les Pères Dominicains ayant fondé la paroisse de Makri-keni, voulurent lui donner des écoles, ils s'adressèrent à des religieuses de leur Ordre et de leur pays et appelèrent des Sœurs Dominicaines de Moddovi. Nous regrettons de ne pouvoir donner aucun renseignement snr cet Institut si méritant.
Les Sœurs du Tiers-Ordre de St-Dominique ont i CP. deux établi^ements.
i" Makrt-heui. Écoles paroissiales. Personnel : cinq Sœurs, converse une, novice uiie. Enfants : garçons vingt, filles cinquante-huit. La majorité des enfants appartient aux cultes non catholiques.
2° lêâi-coulé. EUes ont d»ii9 ce quartier de Stamboal une école de la Mission. — Personnel : Sœurs trois, converse one. En^ts : garçons, trente-denx, filles soixante et une, en grande majorité catholiques.
Nous avons donné ailleurs les détails relatif & ces établissements.
s VI.
Sceurs Auçustines Obtates de l'Assomption. i882.
L'Institut des Soeurs Augustlnes Oblates de l'Assomption est uni à celui des Pères Augttstins de l'Assomption. Leur établissement à CP. provient de la même pensée, nous ne pouvons donc, pour l'histoire de leur fondation, que renvoyer à ce que nous avons dit au chapitre précédent. (Gh. iv, § 8.)
Les Soeurs Oblates de l'Assomption ont dans CP. deux éta-
la Coum-capou, maison principale, école et dispensaire. 1862. — Personnel : religieuses quinze, dont deux bulgares et une arménienne ; aumôniers : les Pères Augastins de l'Assomption. — École. Quatre-vingt-quinze élèves, dont vingt-cinq latins, cinq arméniens catholiques, quarante et un grecs orthodoxes, vingt-deux arméniens grégoriens, un musulman. — Dispensaire. On y reçoit au moins deux cent ciaquante malades par semaine. Les Sœurs visitent aussi les malades à domicile. Ces soins donnés aux malades font le plus grand bien.
2° Fener-Baghtché, ou Phanaràhi. Personnel : deux religieuses. — École. Élèves vingt-deux, dont onze latins, dix arméniens catholiques.
Les Sœurs Oblates de l'Assomption ont dans le Vicariat apostolique de Constantinople six autres maisons. Partout elles s'occupent des classes et soignent les malades.
s VII.
Sœurs Franciscaines de Calais. 1886.
Les Sœurs Fraociscalaes do nord de la France remontent an xHi* siècle. Elles se dévouaient surtout an soin des malades dans les hôpitaux, et à l'éducation des enfonts pauvres. Après la Révolution française, il n'en restait plus que quelques maisons, qui après avoir vécu péniblement résolurent de se réunir en une seule Congrégation. L'union fut effectuée en 1853 : alors le noviciat central fut ouvert et la maison-mère établie à Calais. Depuis cette époque l'Institut a prospéré : il a de nombreuses maisons en France, & l'étranger, et surtout an Portugal, et dans les Missions.
Parmi toutes les œuvres de charité qui existent à CP., il en manquait une : celle des garde-malades à domicile. Les Pères Capucins de St-Louis songèrent à en appeler et s'adressèrent pour cela aux supérieures de cet Institut, qui leur en envoyèrent en octobre 1886. Cette fondation, comme nous l'avons remarqué ci-dessos, avait été préparée par an comité de patronage, com~ posé de laïques intelligents et charitables. Après quelque temps de souffrance, les Sœurs Franciscaines ont pu, grâce aux sacrifices de la maison-mère, acheter une propriété convenable, rue Tom-tom, auprès de l'ambassade de France, et s'y établir.
Ces religieuses suivent la Règle du Tiers-Ordre régulier de St-Francois, et des Constitutions approuvées par le St-Siège. L'Institut a été depuis plusieurs années approuvé par le Souverain Pontife.
Personnel : onze Sœurs ; aumôniers : les Pères Capucins.
1° Le soin des matattes à domicile. Les familles ne peuvent pas toujours soigner elles-mêmes les malades qui leur sont chers, et elles ne veulent pas non plus les envoyer dans les hôpitaux, aussi le ministère des Sœurs gardes-malades est-il très apprécié. Elles vont dans toutes les familles sans distinction de nationalité ou de religion.
2" Dames âgées ou infirmes. Elles reçoivent dans lear maison quelques dames âgéee ou infirmes. Elles peuvent y être au nombre de dix.
3° Orphelînat.Eliea ont accepté aussi quelques enfants (douze au plus) qu'elles forment au travail toMiuel, tout en leur donnant une éducation simple et modeste, en rapport aveo leur position future.
4° Mission de St-Louts. Pour s'associer aux travaux de la mission des PP. Capucins de St- Louis, elles se sont cliargées de l'entretien de la lingerie du séminaire, et de ceUe de la sacristie et de l'église ; au besoin elles soignent les enfants malades dans l'infirmerie extérieure.