ŒUVRE DE ZÈLE SURITUEL
Association des Mères chrétiennes. Fondée par ]eR.P. Th. Ratisbonne, cette association fut érigée en arcbiconfrérïe par l>ref ponti&cal du 11 mars 1856. Elle s'est répandue dans tout le monde catholique, et fait partout le pins grand bien. Elle a tonjours son siège dans la chapelle de la Maison-mère des Sœurs de N.-D, de Sîon, rueN.-D. des Champs, à Paris. Elle fut établie à CF. en 1862, dans la chapelle de Pancaldi. Les réunions s'y font régulièrement aux fêtes de l'association, conformément au manuel. Les associées sont au nombre de quatre cents.
2° Maison de Kadi-heui.
Sur les instances de Mgr Brunont, une maison de Sœurs de N.-D. de Sion fnt établie à Kadi-keni, pour y pourvoir aux besoins de la popolation catholique. Elle s'ouvrit d'abord dans les dépendances de l'église que l'on venait de construire (1863), puis elle se transféra dans une propriété plus vaste, acquise par la congrégation. Elle est placée sous l'invocation de Ste-Euphëmie.
Ses commencements furent modestes et ses progrès assez lents, mais réguliers : aujourd'hui elle est connue et appréciée.
Personnel : trente et une Sœurs, dont quinze converses ; aumôniers : les Pères Capucins.
A. ŒUVRES DE JGDNBBSE.
1* Pensionnat et externat. Le Dombre des pensionnaires a' élève à cinquante-trois, dont trente et une latines, cinq arméniennes catholiqnes, trois grecques orthodoxes et dooEO Israélites. Des externes au nombre de quatre-vingt-quatorze sont admises h suivre les mêmes cours, dont trente et une latines, sept arméniennes catholiques, trente-six grecques orthodoxes, dix arméniennes gr^oriennes, neuf Israélites, une musulmane.
3* Orphelinat. Six jeunes allés catholiques sont élevées dans la maison de Kadi-keui, comme dans celle de Pancaldi.
3° Association des Enfants de Marte, pour les pensionnaires et les anciennes élèves.
B. ŒCJVRE DE ZÈLE.
Association des Mères Chrétiennes. Elle fonctionne à Eadikeui, comme dans toutes les maisons del'InatitQt. Les associées sont au nombre de quatre-vingt.
Sœurs de Charité de l'Immaculée Conception, d'Ivrea. 1869.
Cet Institut fondé sur le modèle des Filles de la Charité, a sa maison-mère à Ivrea, en Italie. Elles ont été introduites à CP. en 1869. Elles y sont au nombre de trente et une et ont trois établissements.
1* Hôpital Italien de Péra. C'est un très bel établissenieat situé dans une agréable position, et bien tenu.
Personnel : neuf Scears, trois converses; aumdniers : Pères Conventuels de St-Ântoine.
Pendant l'snnèe,. environ quatre cent qaatre-Tingts malades traités, vingt aliénés,, soixante prisonniers.
2°. École italienne de Péra, Rue Agha-hamtnam. Personnel : dix Sotais, dens converses. — Élèves internes trenteclnq.,externes cent quarante, asile de petits enfonts quatre-vingtquinze. Ces enfants des classes italiennes sont en très grande : majorité catholique. (Vingt-trois garçons à l'asile.)
La langue d« l'école est l'italîMi; mais on y enseigne aussi le . firancaîs, le grec et les autres langues usitées dans le pays.
3" École italienne et asile enfantin de Buyuk-déré. Personnel : cinq Sœurs, deux converses.
A l'école italienne cent vingt élèves, dont quatre-vingt-dix catholiques. A l'asile enfantin quatre-vingts enfants, dont vingtciDq garçons.
L'enseignement se donne aussi en italien, mais on y enseigne aussi les autres langues.
Ces religieuses sont soumises à l'autorité de l'évëque d'Ivrea, représenté à CP. par le P. Préfet de St-Antoine.
Couvent de Ste-Eltsabeth (Sœurs du Tiers-Ordre de Sl-Prançois). Paroisse de Ste-Marie.
W y avait en jadis une église et un couvent de religieuses de Ste-Qaire, sous la direction des FF. MM. Conventuels, comme noas l'avons vn dans la deuxième partie de ce travail ■■, mais cette institution avait si bien disparu qae l'on n'en peut retrouver aucune trace.
Dans le coimint de ce siècle, un supérienr de Ste-Marie Drapëris essaya de constituer le Tiers-Ordre régulier à Constantinople, avec des éléments indigènes ; mais soit que le □omla'e des vocations n'ait pas été suffisant pour le bon fonctionnement de la maison, soit qne les vocations elles-mêmes ne fussent pas assez sérieuses, on fut obligé de demander à Rome l'autorisation
de laisser les religieoses retonmer dans leurs familles, et d'aliéner l'immeulile qui leur serrait de couvent, et jusqu'à présent aucun couvent cloîtré n'a pu s'établir dans la ville.
Depuis, les PP. Préfets de Ste-Marie tournèrent leurs vues d'un autre c6té. Désirant avoir des religieuses de leur Ordre pour les œuvres paroissiales, ils s'adressèrent & Borne, afin d'en obtenir. Lear demande n'ayant pu almutir en ce moment, ils résolurent de fonder eux-mêmes une communauté de religieuses tertiaires indigènes. Le 23 février 1873, Mgr Pluym donna, à Ste-Marie, le costume religieux à cinq tertiaires franciscaines, et les établit en communauté, dans les dépendances du couvent; mais on ne voulait pas retomber dans le même Inconvénient que la première fois, et l'on finit par obtenir, pour diriger la maison, des religieuses d'un couvent régulier. C'étaient les Sœurs Franciscaines Missionnaires, de Gémona, prés Udine, en Italie.
Cette congrégation était toute nouvelle encore. Une dame du grand monde, et possédant une fortune considérable, voulait Caire une œuvre capable d'aider les missionnaires k répandre les lumières de l'Évangile. Après avoir prié et consulté, elle se décida à fonder une congrégation de religieuses dont le but spécial serait d'aller dans les Missions, tant pour soigner les malades que pour instruire les enfants. Elle essaya en France, puis à Rome, enfin elle rencontra à Crémona, près Udine, dans le Frionl, un ancien couvent de religieuses clarisses, sécularisé par les révolutions : c'est là qu'elle commença sérieusement son œuvre sous la direction de quelques Pères de l'Observance.
Les commencements étaient beaux, les novices, de toute nation, étaient nombreuses, on espérait beaucoup de l'avenir. Mais les épreuves ne manquèrent pas, la fondatrice abandonna son Institut, ses amis de la première heure se tournèrent contre lui; malgré tout il prospéra et it fut bientôt encouragé par les bénédictions du St-Siège. Les religieuses portent la tunique de bure grise avec le scapulaire et la corde franciscaine : elles suivent la règle du Tiers-Ordre régulier, tempérée par des constitutions appropriées au but spécial qu'elles se proposent. Les premières, au nombre de six, arrivèrent le 15 novembre 187S, et commencèrent courageusement leur œuvre.
Actuellement elles sont établies, rue Drogmanat, dans un assemblage de maisons assez discordantes, mais qui suffisent à
leurs œuvres, tout en leor donnant le moyen de pratiquor la pauvrets et la mofliBcation.
Les Sœnrs Franciscaines Missionnaires ont dans Ck>D8tantinople deox établissements, et bientôt nn troisième.
\<^ Ste -Elisabeth, de Péra.
Personne : religieuses vingt, dont huit converses.