‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 61 sur 74 · CHAPITRE Vni · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vni

UBS GIMBTIÈRBS CATHOLTQUBS.

N0U8 ne croyons pas q^ue ce soit ici le lieu de revenir sur ce que nous avons dit ailleurs des cimetières, ces lieux du suprême repos (Kimitirion-Dorraitorîum), où les chrétiens attendent le jour de la résurrection, du réveil (expression si bien rendue par le terme arabe elqyiamé « se mettre debout »), non plus que sur l'histoire, en quelque sorte diplomatique de la mort, et les stipulations internationales, ayant pour objet d'assurer l'existence et le respect des cimetières en certaines contrées de l'Orient.

Nous nous bornerons à rappeler que l'établissement de l'islamisme apporta certaines restrictions dans les cérémonies funéraires : ainsi dans la formule à peu près générale, de Yahd c pactum > souscrit, au fur et k mesure, par les chrétiens de Syrie, à Omar-ibn-elhhattâb , et contenant les diverses conditions, moyennant lesquelles le Kalife leur assurait la conservation de leur autonomie religieuse, on lit : » Nous ne ferons pas entendre nos chants en accompagnant nos morts... nous ne les enterrerons pas dans le voisinage des musulmans. > Ces stipulations, dans la seconde partie, quant au fond, n'avaient rien de € canonique », pourrait-on dire, elles tombèrent en désuétude avec le temps. En effet le diplôme donné au patriarche tiennadius par Mehemmed-el-fatyh, après la conquête de CP. porte entre autres privilèges : s leurs enterrements {des grecs) seront maintenus d'après les rites et les principes de l'Église grecque'.»

' Hammer, III, 4.

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En principe, les cimetières chrétiens, comme ceux des musulmans, furent placés hors des villes, au Caire comme à GP.,à Djedda comme à Tunis, à Tripoli, à Salonique et ailleurs < . Dans les premiers temps, il faut le reconnaître, l'inhumation des chrétiens donna lieu, plus d'une fois, à des faits regrettables ; et eu vue sans doute de prévenir leur retour, le fait m&me de l'inhumation prit place au nombre des stipulations conclues entre les communes européennes et les princes musulmans d'Afrique et d'Asie.

Ainsi on lit dans un édit, donné par le sultan aioubite Melikel-aadit, art, XXV : < e non paghino niente per sui mortt che moriscono in terra del soldano, e possano sepelirglt nella sua chiesa''.

L'art. II du privilège concédé à Pise, en 1230, par le roi de Tunis, porte aussi la stipulation d'un cimetière en faveur des Pisans ^.

Quatre ans plus tard la même nation signait une paix, ou trêve, de trente années avec Tunis, dans laquelle on lit : « In quolibet fontico débet fieri ecclesîa et cemeterium. >

Dans le renouvellement, pour trente autres années, de ce dernier acte, en 1265, on Ut encore : « E debbta a loro esse facto, in ciasckeduno fondacho, (id est di Affrlchia e di Bttggea) una ecclesia e uno cimiterio. »

De son côlé, et après la mort de St Louis, victime de la peste sur le sol africain ; Philippe le Hardi, avant de rentrer en France, passa avec le roi de la Tunisie, un traité où ae trouve cet article : « Les moines et les prêtres chrétiens pourront résider dans les états de l'émir des croyants, qui leur donnera un lieu où ils pourront bâtir des monastères, des église."! et enterrer leurs morts, t

Dans un autre acte signé entre la commune de Pise et le même état, en 1313, pour dix années, puis renouvelé égale-

, ' Si un chrétien meurt à Djedda. dit Itoukhart. (Voyage en Arabie, 1, 17.) il D'est pas enterré dans la ville, mais dans une des pelitea lies de la baie.... ■ A Tunis, [lit d'Ar\'ieux, le cimeliâre dea chrétiens est à un quart de lieue de la ville, hors la porte de la marine, r

« Amari, Dorumenti ,'c^i untirki t<jiKnni. FCremr, 186î.

' Depping. II, 181. Les autres textes se suivent. Pour Alexandrie, on Ut dans les Colonie rommerciiUi i/egli ilaliani m oriente, II, 245. Per tuti gli europei, era riserrato un cimltero attiguo alla chiesa giacobita di S. Michèle.

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ment pour le même nombre d'années, on lit encore : t Selon l'ancien usage, un fondouq sera affecté exclusiveinent attx Pisans pour leur nation et il contiendra une église et un lieu d'inhumation ' . »

Ultérieurement, quand Florence eut absorbé la commune pisane et l'eut annexée à son terntoire,elle voulut à son tour jouir, «n Egypte, des privilèges dont "Vénitiens, Génois, Pisans et autres avaient été en possession : et, à cet effet, elle envoya au Soudan une ambassade qui obtint un privilège, sous forme de firman, 825 = 1423, portant cet article : * E quando mortsse uno délit loro mercantanti, in qualunque luogo fosse, passa essere sepoUo, alla chîesa de' cristtani c seconda l'uzanza, senza pagare alchuna cûsa e sema nessuna mangiacia -. »

A 6yzance,comme dans les autres parties de la cbrétienté, les inhumations latines se faisaient autour des églises, dans Vatrlum, et même dans l'intérieur des temples'. l,!idéllmitation de Galata pour 1303 constate que « l'église Ste-Irène servait, autrefois, de sépulture aux Génois ; > et une lettre du pape Martin V, de 1427, rapporte que les Mineurs avaient un cimetière dans leurs deux églises de Constantinople et de Pôra *.

Le sol, actuellefnent couvert d'un plancher, de l'église St- Paul (arab-djamtci), est encore formé de pierres tombales, antérieures, naturellement, à la transformation de l'église en ■ mosquée^; et cet usage s'est conservé, presque jusqu'à nos jours, dans les diverses églises de Galata et de Péra, Toutefois, il semblerait résulter des fouilles pratiquées durant ces dernières années à Péra, qu'il y eut aussi, même à l'époque génoise, des inhumations faites en dehors des murs de la ville.

Durant la période ottomane, les inhumations eurent lieu dans l'enclos ou dans l'intérieur même des églises, sauf en temps de

I Aman. loc. laud-, 8â. 101. V. d-deuus P. Il, Ch. II, la <c Magaiflca Co> munit di Péra. » Il semblerait résulter de ce passage que l'inhumation ap TJlle, dans ou autour l'église, n'aurait pas été toujours de règle.

3 Cf. l'abbé Gorlarti. Cour» d'archéologie xacrêe. II, 213 ; Hornstein, te» S^paltiiret. Parie, ISBS, p. 125 et suit. ; et entin les Antiquité* chrétiennat de l'&bbé Martigny.

* Storia nnieertale delU miuioni france*cane, IV, 472.

' Voyez Compte-rendu 1864-65, p. 87.

peste; et, d'après le texte de deux pierres tombales, l'une de 1561, celle du docteur Quackelbe, médecin de Busbecq, envoyé impérial i Conatantinople', l'autre de 1585, celle des PP. Jé~ suites,les inhumations des victimes de la peste étaient faites au cimetière des Grands-Champs, dit de Beolo, Beaulou, Beïoghloo (Péra), devenu commun, dans certaines conditions, au moins dès 1615. C'est dans le même cimetière qu'à la suite de la perte de St-François de Galata, en 1697, on transporta les restes provenant de l'exhomation de celui de cette église : c la nation française, dit un document contemporain, fit procéder, à ses frais, à l'exhumation des os des morts qui y estoient, et les fit transporter au semetîère de Beaulou ^. »

Comme nous l'avons dit dans notre compte-rendu 1863- 1864, la condition des inhumations latines de Péra et de Galata peut se classer en trois périodes :

Époque génoise : inhumations dans les églises, hors et non loin des murs.

Époque ottomane : inhumations seulement dans l'enclos ou dans l'intérieur des églises, sauf en temps de peste.

Cimetière des Grands-Champs réservé aux pestiférés au moins dès 1561, devenu commun au moins depuis 1615, dates des pierres tombales les plus anciennes, pour l'une et l'autre période, inscrites sur notre inventaire des sépultures de ce cimetière ^,

L'iDsuflïsance ultérieure de ce cimetière, non moins que des raisons de piété, avaient conduit Mgr Hillereau à s'occuper de la recherche d'un autre emplacement à affecter à la même destination ; et, en 1852, le gouvernement ottoman offrit l'échange du terrain des Grands-Ohamps contre une autre localité de la contenance d'environ quarante-quatre mille pics carrés architect« *, sise hors la ville, sur les hauteurs de Feri-keui. Quoique ces ouvertures et les négociations qui en furent la conséquence,

' Cf. Butùegnii epislola primo, HaDOvise, 1629, p. 78. Selon le aecrétaire du b&ila vénitien à Constantinople, ta peite de cette époque aurait emporté, du mois d'août 1560 au même mois 1561, plus de 80,000 personnes à Conataotinople et à Péra {Relazioni cenete, 3" térie, III, 308 ; Négociations île la Fraiwe ilam le Lerant, II. 635.

) Registre des Délibif ration* nationales, prooés-Terbat du 18 juiD 1697.

s Comptc-renr/u 1863-64, p. 27.

I Le pic architecte équivaut à eoi:<aDte-quinze centimâtres.

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n'aient pas obtenu un résultat définitif immédiat, ce terrain, i^i devait être partagé entre les catholiques et les protestants, fut assigné aux inhumations des milîlaires français décédés dans les hôpitaux dePéra.

Il est à remarquer qu'autrefois, lorsqu'il ne se trouvait pas dans un endroit de cimetière catholique, on inhumait dans les cimetières grecs ; les actes mortuaires de Ste-Marie Drapéria constatent que, de 1697 à 1734, diverses inhumations ont été faites, c seconda il rito délia santa romana chîesa » dans les cimetières grecs de Belgrade, d'Arnaout-keui, de St-Dimitri (Tatavla), etc.

Plus tard des cimetières distincts furent attribuas aux catholiques : à St-Dimitri (Tatavla), où les Pères Riformati eurent même une cbapelle,ainsi qu'il i-ésulte de l'acte suivant : « 6 novembre 1731, N. sepultus est in sepultura catholicorum, existente in pago quocl vulgo dicitur SU Dimitri. » Cet acte est d'ailleurs le dernier de ce genre,les morts étant ensuite transportés au cimetière de Belgrade. Dans ce lieu les Pères du même Ordre possédaient aussi une maison et une chapelle, au moins en 1735; il y avait aussi IJi, en 1753, un cimetière catholique : € S auffusti, 1733, N. animani Deo red<fi(lit in pago dîcto Belgrado, et illic, in cemeterio fidetium sepultus est. ï On trouve une mention identique en 1811,

A Buyuk-dérè, le cimetière est cité pour la première fois en 1801 : * 6 Jul. decessit N. in Buyuk-dérê, et sepultus fuit in loco ad hune usum destinato;... 1816, 19 noc.in communi fldelium cetneterio, in pago Buyuk-dérè. i

En 1786, il n'y avait pas à Thêrapia, de cimetière catholique, comme l'atteste l'acte mortuaire suivant: 1 1786,26 jul. N. sepultusest in Thêrapia, penés cemeterium grecorum.t

Le bagne dont nous avons parlé plus haut, avait aussi son cimetière, comme le prouve la mention suivante, tirée des archives de Ste-Marie, sous la date de 167fi : c Afori N. schiavo dt Sciabanbeij ,neUa sua gâtera, c confessato e cojnmunicato da tne, fu sepolto nel cimitero solito e destinato per li schiavi cristiani dt questa cita di CPli, Fr. Francesco da Francacilta, parocco di Sta Maria Draperis. » Et plus loin : « 22 mart. 1680, passa a meglior vita l'anima di N. schiaoo, da me sepolto nel bagno destinato alli poveri

schtavf. > Il est k supposer que ce cimetière était la partie de celui des Petits-Champs, nos loin de l'échelle des morts, ( meitisMHci, t En effet, après avoir gravi la colline à partir du < meit-îshilict , » dît aujourd'hui, Azab-capou, on trouvait à droite cette partie du cimetière des Petits-Champs, dite Scfiartihluk < la pourriture >, qui servait de lieu de sépulture anx esclaves musulmans, et, il n'y a pas longtemps aux pauvres. C'est là précisément que, pendant la dernière épidémie de choléra, on a fait, malgré les défenses de l'autorité, l'inhumatioa d'un certain nombre de cholériques, transportés de CP. Toutefois, si l'on en croit le témoignage d'un vieillard, témoin oculaire de ce qui se passait il y a une cinquantaine d'années (1873), I les esclaves non musulmans décédés an bagne, étaient inhumés dans un seul et même endroit, sis à l'intérieur, dans la partie haute, du côté de Khas-heui : c'était un emplacement, dépourvu de tout signe extérieur, dans lequel, selon les lugubres besoins de la journée, on creusait une fosse plus ou moins grande, destinée a. recevoir, sans distinction de religion, et sans l'assistance de leurs pasteurs, les cadavres des malheureux prisonniers. > Sans prétendre aflirmer ou infirmer en rien ce rapport, il semble pourtant peu probable qu'à l'époque ou le nombre des captifs était malheureusement trop grand, les cadavres des défunts fussent inhumés dans l'enceinte même du bagne : aussi et suivant une version, qui du reste ne diffère pas beaucoup de celle-ci, et vient par cela même la confirmer, on peut incliner à penser que le lieu d'inhumation des captifs, tout en se trouvant dans la même direction, était en dehors de l'arsenal, non loin de la porte donnant du côté de Khas-heui, sur le Dotmaz-dêré . Quant h. ce qui est de la partie religieuse de l'exposé ci-dessus, et en admettant même que les choses aient pu changer depuis, les registres de Ste-Marie Drapôris attestent que de 1667 à 1751, les sacrements de baptême et de mariage étaient administrés aux esclaves du bagne, par le curé de cette paroisse, lequel administrait aussi les moribonds, et assistait aux inhumations, soit dans le cimetière du Bagne, soit même dans celui des Grands-Champs, ou enfin dans celui de St-Dimitri, àTatavla'.

1 Archives de Ste'Marie Drapérîs. Sur lea Bagnes cens. Hammer.

Actuellement les cadavres des galériens chrétiens sont livrés à leurs propres pasteurs, pour être inhumés dans leurs cimetières respectifs.

Quoi qu'il en soit de cette revue funèbre, la nécessité d'un cimetière catholique ne s'en imposait pas moins impérieusement.

A son arrivée à Péra, Mgr Brunoni reprit les projets de son prédécesseur ; et, après entente avec les ambassades des puissances catholiques, une commission formée des délégués de chacune d'elles ' reçut le mandat d'aviser aux moyens de constituer régulièrement le nouveau cimetière de Feri-keui, lequel cimetière fut entièrement attribué aux catholiques, l'ambassade de France ayant obtenu, en faveur de ceux-ci, la concession de la parcelle primitivement destinée aux protestants^.

Dans sa première séance, tenue à l'archevêché, sous la présidence du Vicaire apostolique, le dimanche 30 mai 1859, la commission jeta les bases du programme qu'elle était chargée d'accomplir; et, le 2 avril 1860, un mandement archiépiscopal faisant appel à la piété des tîdèles, en faveur de l'œuvre du cimetière, fut lu dans les églises latines de la capitale. Puis, les délégués des ambassades ayant recueilli chacun les offrandes de leurs compatriotes, le total de ces dons s'éleva,au 1" janvier 1861, au chiffre de 363,544 piastres, dans lequel le gouvernement français et la colonie française de Constantinople figuraient pour 243,330 piastres '. En dehors de la souscription de leurs colonies respectives, les gouvernements d'Autriche, de Belgique, d'Espagne et d'Italie ont également contribué de leurs dons particuliers en faveur de l'œuvre*.

Des statuts, mûrement délibérés, furent adoptés le 18 janvier 1861 ; après quoi, un comité permanent, pria dans le sein de la commission générale, fut chargé de l'exécution des travaux et de l'administration. Ce comité se réunit régulièrement le premier vendredi de chaque mois, sous la présidence de Mgr l'archevêque, statue sur les affaires courantes, et dresse le procès-verbal de chaque séance.

< L'auteur du présent travail, délégué par l'ambassade de France, fut nommé secrétaire de cette commission.

' Les frais de transfert de ce terrain, dont le titre est du 29 chaban 1382 = 10 janvier 18GG, ont été acquittés par la France,

s \'oyCE notre Complc-i-cn'hi 1861-62.

* \'ojez Coiii;i(CJi-/-c/i'/ua 1662, 18tî4,

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La commission se réunît en assemblée générale, sauf les cas extraordinaires, une fois l'an, au secrétariat du cimetière, sous la présidence de l'archev&que, le 4 novembre, premier jo'ur de l'exercice, à l'effet d'entendre la lecture du compte-rendu des travaux du comité permanent d'administration, procéder à une sorte d'inspection générale du cimetière, et statuer sur les propositions oi^aniques qui peuvent lui être faites. Ce compterendu est imprimé aux frais de l'administration '.

Entreprenant la loDgne série des travaux qu'il avait à faire exécuter, le comité a poursuivi tout d'abord la construction du mur d'enceinte, puis celle d'une maison d'habitation pour l'aumônier, administrateur-délégué, du secrétariat, et enfin du logement des gardiens.

Le 23 avril 1863, Mgr Brunoni a posé solennellement la première pierre de la chapelle, appuyée au mur ouest d'enceinte; préalablement, l'ambassade avait obtenu de la Porte un Srman, daté de zilqydë 1379, autorisant l'édiâcation de cette chapelle, laquelle se compose d'une rotonde et d'une sorte d'abside pour l'ante), avec tribune de chaque côté; le tout recouvert d'un dôme au-dessus duquel s'élève le signe chrétien de la rédemption. Cette croix, en marbre blajic, a été taillée dans l'une des pierres commémoratives , placées, d'ordre du gouvernement français, dans chacun des cimetières militaires des environs de la capitale^.

Sur l'autel figure un grand tableau de la Vierge de Murilto, donné par le gouvernement français au cimetière. L'image de l'Assomption de la sainte Mère de Dieu semble être ici le symbole de la douce espérance, que les âmes des fidèles reposant dans ce cimetière se seront élevées, à la suite de cette puissante Adoocnta nostra, et par son intercession, vers la céleste patrie, vers le séjour des bienheureux !

La rotonde mesure, à l'intérieur, douze pics de diamètre, et sept pics et demi du sol au sommet intérieur de la coupole ^.

■ M. Belin, auteur de ce travail, a eu une très grande part à tout ce qui ■'e«t fait pour le cimetière. Ses rapports annuels depuis l'origine jusqu'en 18T4, ont été composés avec le plus grand soin et renferment de très pré cieux Tenaeignementa. Note de l'éd.

■ Voir la plaocbc.

' Le Pic (Arohin ou ïiva) arohitecta, est de vingt-quatre Parmaq « ou doigts i et correspond à soixante-quinze centimètres.

Des raisons d'économie budgétaire n'ont pas permis de pousser les travaux avec l'aclivitè qu'on aurait pu obtenir en d'autres circonstances, et ce n'est qu'en 1872, qu'il a été pour ainsi dire terminé. M. l'abbé Gîorgiovich, ancien élève de la Propagande à Borne, adniinistrateur^délégné, a lui-même conçu le plan de cette chapelle, il en a dirigé les travaux; la judicieuse combinaison qui a présidé à l'ornementation intérieure de l'édiûce a su réunir, avec un goût d'une convenance remarqual>le,la grandeur du style architectural à une sévère élégance, et joindre en même temi»s dans le choix des emljlèmes et des allègories,ridée toujours redoutable de la mort, à celle d'une chrétienne et douce espérance !

La chapelle, nous l'avons dit, pràsente la forme d'une rotonde, dont le contour intérieur est divisé en huit sections ou portiques, dont quelques-uns sont figurés, les autres donnant entrée soit dans la chapelle soit dans ses dépendances.

Deux des carrés sont destinés à recevoir l'inscription des fondations pieuses faîtes au (;imetière ; sur l'un on lit déjà la mention suivante :

MISSION MILITMIIE FRANÇAISE.

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