‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 60 sur 74 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

LES HOPITAUX CATHOLIQrES, ANCIENS ETMODEBNES.

Nous avons vu au Chap. VIU, § III, de la 2* Part, que les hôpitaux catholiques sont fort anciens à CP. Leur nombre a été encore augmenté de nos jours, à mesure que la charité chrétienne a pris de nouveaux développements. Aux hépitaux religieux se sont venus joindre les établissements nationaux : nous ne parlerons de ces derniers qu'autant qu'ils se rattachent à notre sujet, à cause des religieuses qui les desservent.

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Hôpitaux anciens, pour la plupart disparus oti fondus en d'autres.

1° Hôpital de St' Jean (confrérie de St-Jean-Baptiste).

Cet hfipital, le même que celui dit, autrefois, < des Latins s ou « des Peyrotes, » et qui, aujourd'hui, n'existe plus, par suite de la vente faite à la France en 1862', aurait été créé par la Comunità di Péra vers 1669 -. Cet hôpital fut alors géré et administré par la confrérie de St-Jean-Baptiste, issue de celle de Ste-Anne, probablement à l'époque où l'hôpital San-Giovanni fut transféré de Galata à Péra,

' Voyez plus bas, Hôpital français,

« Cf. procô»-vefbal du 13 mare 1669. (Comunità di Péra.J

y,'G00g\il

Il recat une nouvelle organisation en 1762 ; et, à cette date, un sieur Dantan ' en fut le procureur ou syndic.

En 1767, il s'accrut de la partie de t l'hdpital St-Louis, > ■ dont on fit l'acquisition *.

Dans un Hu^jetde 1174=1760, cethdpital, dilAfrendJ odalacy, t Chambres des Francs > se composait de sept chambres k l'étage supérieur, et de deux à l'étage du bas avec dépendances pour le service. Il fut transféré alors, du nom de Baptiste Navoni, drogman de Venise, à celui de Bartliélemj- Testa, drogman d'Autriche.

Dans le rachat de cet immeuble par la France, en 1862,il est désigné, dans l'acte de transfert, sous le terme de Khastalar odacy < les chambres des malades >. En 1793, cet hépital était dit par la Comunità : t ospedale dei pestiferati, > ou c di San Giovanni, vicino al campo degli morti >. Il est désigné par les documents français du temps : « hôpital des catholiques de Fera ; hfipital StJean des Peyrotes ; > et par Carbognano : c ospedale degli appestati del rito latioo. »

En 1817, MM. Gaspard Testa et Auge Dantan en étaient les procureurs.

Lors de l'exhumation générale du cimetière latin des Grands- Champs, à Péra, on y a trouvé des pierres funéraires portant ' les inscriptions suivantes :

1815. Joannis di Porta, miss. Capellanus hospitii Sti Joannis Baptistœ pestiferantium.

1834. D. Giorgio RiGo, di Tine, capellano dei pestiferanti.

Ces deux 'pierres ont été transportées dans ia «rypte de l'église du St-Esprit.

La conMrle de St-Je&n-Baptiste qui, d'ailleurs, n'existait plus que de nom, depuis longtemps, s'est fusionnée, en 1856, avec celle de Ste-Anne.

- 1 La famille Dantan a fourni au drogmanat français da Levant plai d'un sujet distingua. ! Voyez plus bas, Hôpital français.

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2° Hôpital Sf-Benoîi, ou St-Louis, Hospice des Latins.

Hôpital de St-Benoît. — La fondation de cet hfipital fut, on l'a vu plus haut, l'un des motifs mis en avant pour s'opposer au rétablissement des jésuites, dans St-Benoit, à leur seconde mission, en 1609; mais le Souverain-Pontife n'ayant pas paru accueillir ces prétextes, on en vint à une sorte de compromis : les Pères furent réinstallés dans l'abbaye; mais, de leur côté, ils acquiescèrent à l'établissement de l'hôpital. Les Capitulations de 1673 mentionnent aussi cet hôpital dans les termes ci-après, rapportés dans celles de 1740 ; « On n'inquiétera pas les Français... quand ils liront l'évangile, dans leur hôpital de Galata. »

On lit également dans Chardin' «que l'ambassadeur (de France) sera reconnu protecteur de {'hôpital des chrétiens européens, qui est à Galata, et y pourra faire dire la messe. »

En juin 1697, les députés de la nation accordent une allocation « à dom Pelleyre, qui sert à l'iiôpital de St-Louis de Galata', pour louage de la maison servant d'hôpital, et pour commencer au plus tôt, la fabrique nécessaire pour le rétablissement d'iceluy. > Il résulte de la délibération prise à cet égard, que l'hôpital St-Louis avait « esté brullé dans l'incendie gênéralle de Galata, durant l'année précédente, 1696. » La restauration de l'hôpital fut effectuée et terminée en 1698, aux frais de la nation^. « Un maître apothicaire de la nation française » fut attaché à l'établissement en 1704 ; et, en 1717, « un médecin chirurgien et pharmacien de la nation, fiit appointé par elle, i Le locaî de l'hôpital se trouvait sur la droite du grand escalier, conduisant de l'église à la porte de l'enclos ouvrant sur la rne; parmi les redevances qu'ils acquittent encore aujourd'hui {1870), les lazaristes paient au vacouf celle < des deux maisons servant d'hôpital. » D'après un document de 1794, cet établissement portait alors le nom « d'hôpital de la République française. >

' Loe. lawi., 1,63.

■ L'hâpital de St-Benolt eat désigna désormais sous le oom d'Aâpital St-

' Regittre de» délibérations natîonaleê.

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Dans un document, de l'an VI (1798) de la république firançaise, cet élablissement est dît : « hospice de St-Benolt de Galata. >

Pendant de longues années, l'hôpital resta h St-Benolt ; et il avait pris, à une certaine époque, une telle extension, qu'une partie même du local habité par les missionnaires était occupée par les lits des malades. En 1825, sinon pins tôt, il fut transféré dans la € casa vicariale di San Giorgio, » dont la nation acquittait annuellement le loyer,et il yresta jusqu'en octobrel840; il fut alors transféré au Taqcim de Péra. Tant à St-Benoît qu'à St-Georges, l'hôpital fut administré par le second député ; le □ombre des lits, qui était de huit en 1834, fut porté à douze en 1840.

Hôpitaux nationaux catholiques.

i" Hôpital municipal.

Bien que cet établissement ne rentre pas directement dans le cadre de notre travail, il peut cependant y trouver place, car il est desservi par les sœurs de Charité. Fondé en 1865, par la municipalité de Péra, à l'occasion du choléra, pour tous les malades de la circonscription municipale, sans distinction de culte, ni de nationalité, il compte présentement quarante-cinq lits, sous la direction d'un médecin, M. le docteur Plessa ; les soins y sont donnés aux malades,par les sœurs de Charité. (Voir au Chap.V, § I, les détails sur cet hôpital.)

S" Hôpital austrO'hongrois . — Allemand catholique.

L'hôpital austro-hongrois fut fondé par le gouvernement autrichien, probablement en 1836 ; mais les registres que l'on en a conservé ne remontent qu'à 1840. A cette époque il était établi dans une maison située derrière le Taqcim, à Sultan-Tchechmè. Cet hôpital, destiné principalement aux malades de la marine austro-hongroise, a été établi depuis 1854, dans l'ancien cloître.

dit f petit conveDt des Capucins, > à SMleorges ; il compte trente lits ; la direction est civile, et placée sous la haute surveillance de l'ambassade impériale et royale ; les soins sont donnés aux malades par des infirmiers, sous la direction da mëde' oin de l'ambassade austro-hongroise. Il a été uni au suivant.

3" Hôpital allemand-cathoHque.

Fondé eu 1869, par la f Société allemande de bienfaisance et de secours, » rue Hammal-bâchi, vis-à-vis le palais d'Angleterre, cet hôpital comptait une vingtaine de lits, et était desservi par trois sœurs de Charité (deux allemandes, une française). Il a été détruit par l'incendie de Péra du 5 juin 1870 ! Les administrateurs, MM. Runzler (Gustave), Krebs (Antonio) et Sefïelders, qui s'étaient portés sur le lieu du sinistre, pour sauver les malades, ont péri, ainsi que l'une des sœurs, victimes de leur dévouement ! Le feu ayant déjà envahi la chapelle où se trouvait le St-Sacrement, la sœur Marie, accourue de Tchoqour-Bostan au secours de ses sœurs en religion, invita la sœur Joséphine Kûrth, flllede la Charité, et la sœur Flora Angélina, ursuline, présentes, à faire, à genoux, leur acte de contrition, et à communier ensuite en viatique! ces saintes filles consommèrent ainsi les saintes espèces ; peu après, la sœur Joséphine et' les généreux administrateurs étaient enveloppés par les ^mmes !... ils y trouvèrent la mort tîl... Les restes de ces héros de la charité ont été pieusement recueillis, portés à St-Benoit, et transportés, après le service funèbre, célébré à Ste-Marie, au cimetière de Feri-Keui. Quant à la sœur Marie, qui, prenant dans ses bras un enfant qu'elle sauva du feu, put rentrer à l'orphelinat, elle rendait son âme à Dieu cinq jours après, au milieu de souffrances qui ne purent dompter son courage et sa résignation !

Quatre malades, les nommées Prilschelschlager (Ida), Schick et sa fille Anna, et Anna Schneider, eut péri dans les flammes.

La colonie allemande catholique a rétabli son hépital dans la me Kmin-djami. Cet hôpital est desservi par des infirmiers laïques. Le service religieux est fait par un P. Observantin, qui réside à Ste-Marie. II sert en même temps d'aumônier à l'ambassade austro-hongroise.

4° Hôpital fYançais, civil et 7naritime,du Taqcim.

L'origine de l'hôpital que, suivant on ancien document, « on avait transporté ' auprès des cimetières, > remonte au moins à 1719; il fut fondé, à cette époque, sous le titre < d'hôpital des Français de Péra, i et transformé, en 1734, sous celui « d'hôpital St-Louis, » ou ( d'hôpital des Français de la peste, à Pèra ; > un autre aumônier était attaché à cet hôpital. L'aumônier du temps rapporte que, sur cinquante malades « qui y étaient entrés en 1719, il avait vu avec douleur que trois ou . quatre d'entre eux seulement avaient échappé au Ûëau pestilentiel. > L'hôpital, qui se composait, à cette époque, d'une seule chambre, était entretenu sur la caisse nationale de l'échelle de Constantinople '.

En 1720, il est augmenté de quatre chambres ; < une place est réservée à l'autel, dans la galerie, non seulement pour la consolation des malades, mais aussi pour maintenir le droit de dire la messe dans l'hôpital, selon les capitulations. > Dans la même année, un directeur est adjoint aux deux députés-administrateurs.

Dès cette époque, l'aumônier avait la charge de curé, pour l'intérieur de l'hôpital, ce qui a été confirmé par décret de Mgr Mauri du 24 mars 1795.

En 1730, l'hôpital est augmenté par l'achat d'une maison contiguti ; mais des réparations assez importantes ayant dû être faites en 1766, M. de Vergennes, en vue de rétablir l'équilibre dans le budget, propose, le 25 mai 1767, de vendre, pour 3,000 piastres, <c à l'hôpital des catholiques de Péra, dont celui-ci n'était séparé que par un mur, » la maison enclavée dans < l'hôpital St-Louis ; » la proposition fut adoptée.

' Suivant une nota du Bureau dei ingénienra du i'j' cercle, en data du 9 Niçan 1290=1874, les terrains existant au Taqcim derrière l'hùpital, faisaient partie d'un o jardin du Taqcim, » créé par sultan Mahmoud 1, et sur une parcelle duquel la Vacouf aurait fait bâtir des magasins aveo de nombrenaes chambrea, pour taa goa-ialdj/ui, i inspecteurs des eaux u et [es taqqa u porteura d'eau u ainsi que des baraques, destinées â donner un aaile spécial et provisoire aux pauvres et aux victimes des incendies ; le reste aurait conservé le nom de « jardin du Taqcim. »

* Le titre de propriété de la partie oocou/'de ce terrain est du 12 rebl-ewel 1279^6 septembre 1862.

L'enclos de l'hôpital s'accrut d'un nouveau terrain de deux cent quarante-six pics, dans la parlie longeant l'église armènocatholique de St-Jean Chrysostome.

Enfln, l'hôpital fut complètenaent transformé, le 12 octobre 1840, par la translation qui y fut faite alors, de l'hôpital français de St-Georges, à Galata.

Un médecin et un économe, sous la surveillance des députés du commerce, furent attachés à l'établissement; et ces derniers exprimèrent h M. de Bourqueney, ambassadeur, le 27 décembre 1843, le désir de voir la direction de l'hôpital confiée aux sœurs de Charité; ce vœu fut réalisé, en 1846, par la signature d'un contrat emphythéotique, passé à Constantin ople, le ■31 décembre 1846, entre Mme la supérieure-générale de la communauté et les députés du commerce, à Constantinople, contrat homologué plus tard par M. le supérieur-général.

En 1862, sous l'ambassade de M. de Moustier, le gouvernement français racheta, pour la somme de 84,770 francs, le terrain vendu, en 1767, à « l'hôpital St-Jean des Peyrotes, » ainsi que le propre hôpital de ceux-ci ; — l'étendue totale de' ce terrain est de mille trois cent vingt pics environ, dont cinq cent vingt vacouf ; ce qui porte l'étendue totale actuelle de l'emplacement de l'hôpital à cinq mille huit cent cinquante^trois pics carrés.

Sœur Thérèse (de Merlis), supérieure, munie du consentement des députés du commerce, a &it construire, vers la rue, sur le nouveau terrain acheté en 1862, et durant l'été et l'hiver de 1865, un corps de bâtiment ayant magasins dans le bas, avec habitation au-dessus. Après extinction des frais de construction, le prix de location de ces immeubles sera une source de revenu pour l'entretien de l'hôpital.

Avant la remise aux sœurs de l'administration de l'hôpital,Ie nombre des lits y contenus était de douze ; en 1851, il fut porté à trente-six; en 1865; if était de soixante-dix; en 1871, le nombre des lits était le môme; en 1875) il était seulement de cinquante-sept.

Les anciens b&timents, affectés au service hospitalier, mais dont nous ne saurions préciser la date, paraissent avoir été cons- 'trnîts sur la partie de derrière, parallèlement à la grande rue de -Péra, du côté de Valiaé-tchechmé.hos scbtus les plus anciennes

de l'hôpital se soutiennent que le cabinet du médecin et le parloir étaient de ce côté. Les salles des malades étaient au-dessus, la grande porte d'entrée du même côté encore. Ce n'est qu'après la guerre de Crimée que la grande porte actuelle a commencé à être d'un usage habituel, auparavant elle était comme condamnée.

A leur œuvre principale, les sœurs en ont adjoint beaucoup d'autres, que nous avons énumërées plus baut, et qui eu font un des centres les plus actifs de la charité chrétienne à CP. ; mais l'œuvre première et celle qui donne le nom à la maison c'est encore l'ancienne : ( l'Hâpital français. >

Le nombre des malades traités dans l'établissement est en moyenne de six cent quatre par an. Le nombre des sœurs employées aux diverses œuvres est de vingt.

Depuis de longues années on se plaint du mauvais «tat et de l'étroitesse de la maison : on a fait différents projets de reconsb-uction, ou de déplacement ;. on paraît détermine maintenant à reconstruire l'hôpital à neuf, mais sur le même emplacement.Le gouvernement français a alloué une somme considérable pour cet effet.

3° Hôpital italien.

La fondation de cet établissement remonte à la reprise des relations entre Gênes et l'empire ottoman. Située dans la rue Tcbinar la nouvelle maison fut construite, vers 1838, surtout pour les marins sardes. Depuis sa reconstitution politique, l'Italie a donné plus d'extension à son hôpital. Mais comme l'endroit où il se trouvait était trop restreint, on l'a transféré sur une hauteur entre Përa et Galata, du côté de Fondouglou, à Deflerdar-iogouchou. Au moyen d'une souscription nationale, et d'an subside du gouvernement on Ût l'acquisition d'un terrain, et on acheva la construction d'une très belle maison, parfaitement appropriée, à son but. Bâti tout en pierres et en briques, pour qu'il soit à l'abri du feu, cet hôpital peut contenir environ cent lits de malades. M. Barrera, drogman d'Italie, a été chargé de la surveillance, et l'on peut dù^ que le résultat obtenu est dû en grande partie à son zèle et à son dévouement.

Les Filles de la Charité étaient d'abord chargées du service

de cet hôpital : elles y ont été remplacées depuis 1869 par les Sœurs de l'Immaculée Conception d'Ivrea. Elles y sont au nombre de oeuf. La colonie italienne fournit la plus grande partie de ce qui est nécessaire pour l'entretien de l'hôpital.

Plusieurs autres puissances européennes ont aussi des hôpitaux fort bien agencés, ainsi l'Angleterre et l'Allemagne ; mais nous n'avons pas à en parler, car si les catholiques peuvent y être admis comme les autres, cependant il ne s'y fait pas de service religieux, et ce ne sont pas des religieuses qui en sont chargées. Cependant les prêtres catholiques y sont admis pour soigner leurs coreligionnaires, toutes les fois qu'ils y sont appelés. Ou ne peut qu'applaudir à l'esprit de large tolérance qui anime les administrations de ces divers établissements.

S nr.

Hôpitaux religieux.

Ck)mme nous l'avons faitremarquer,outre ces établissements officiels, la charité privée a ouvert, elle aussi, de très beaux hôpitaux : nous avons cité ceux : 1° de N.-D. de la Paix ; 2° de l'Artîgiana; 3° de Gérémia. Nous ne reviendrons pas sur ce sujet, mais il nous faut citer encore la plus nouvelle de toutes les maisons charitables deCP.,Gelledes Petites Sœurs des pauvres.

4" Hospice des Petites Sœurs des pauvres.

Ces religieuses quoique très récentes, sont cependant connues de tout le monde ; elles se sont répandues avec une merveilleuse rapidité, et sont dans toutes les parties de la terre. On les désirait depuis assez longtemps à CP. pour prendre soin des vieillards abandonnés. Un homme charitable leur a fait don d'une maison à Feri-keui, et elles sont venues s'y installer sans bruit, en novembre 1893. Elles ont été bien accueillies de toute la population et ont commencé leurs quêtes, avec pleine liberté.

Elles ont déjà huit vieillards des deux sexes.

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