‹ Histoire de la législation (volume 2)Chapitre 36 sur 53 · ÉCLAIRCISSEMENS · texte numérisé non relu

ÉCLAIRCISSEMENS

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[A] Pag. J.

Voir sur tout cela Thucydide, liv. VI, S 2 et suiv»; Diodpre de Sicile, liv. iv, S ^3 et 84; liv. V, S 3 suiv. ; Strabon , liv. VI, pag. 265 et suiv, ; Pline, iiv. III, S 8; Justin, liv. IV, S Florus, iiv. Il, %2 \ Denys d'Halicarnasse , Iiv. I , c. \ et suiv,; Tite-Live au commencement aussi de son Histoire. Voir encore sur la Sicile, les Sicules, etc. Polybe, I, S 43 5 Strabon, i , S 20 et suiv, ; Goitzius , t. VI , pag. i et suiv» ; Guarnacci, t. 1, Iiv. m, c. I et suïv.

Le pays que les Romains habitèrent avoit d'abord été occupé par une nation barbare, née dans le pays même, et qui, suivant Denys d'Haiicarnasse , passa ensuite en Sicile; Iiv. I, S 9 et 22; il, S i« On peut voir sur les peuplades grecques qui s'y établirent, les premiers paragraphes du sixième livre de Thucydide. Florus dit que la Sicile étoit comme arrachée à l'Italie, abscisse et quasi révulsa, liv. IV, S i- Voir Pline aussi , liv. III , S 8 ; liv. IV, S 6; et Pomponius Mêla , Iiv. II , c. VII.

L'histoire des premiers temps de la Sicile, ou plutôt des temps dont on suppose l'existence, et des traditions mythologiques , est rappelée autant qu'elle peut

l'être dans le quatrième et le cinquième livre de Diodore. Il y nomme plusieurs anciens rois^ Butés » Éryx, Cocalusy XantbuSy Zanclus, De plus anciens encore sont nommés par lui; il remonte fusqu'à Saturne. Liv. III 9 S àî. Cocalus fut, dit-on, contemporain de Minos. Diodore» liv. Xlli, S 13, 77 et su'tv.

On doit consulter aussi les tomes IV et suivans des Antiquités de Sicile, où tous les faits et toutes les questions qui appartiennent aux premiers temps sont examinées et discutées avec beaucoup de savoiy et d'étendue ; le premier livre de la Sicile ancienne de Cluvier, et le premier livre des Mémoires historiques de Carofo; et sur Archias en particulier, regardé comme le fondateur de la principale de ses villes , de Syracuse, les Mémoires de V Académie des inscript, et belles-lettres, t. XLVlII,pag. 106 etsuiv. Syracuse, qui finit par être la capitale de l'Ile, étoit, suivant Fréret, t. XXIV de ces Mémoires, pag. 331 , une fois et demie plus grande que Paris. Strabon lui donne aussi une immense étendue, et fait connottre la destination spéciale de plusieurs parties de la cité. Liv. VI, pag. 270. Denon, dans son Voyage en Sicile, sans aller aussi loin que Fréret, affirme néanmoins que l'enceinte n'étoit pas moins grande que l'enceinte actuelle de Paris. Pag. 218. Ce qu'il y a d'incontestable, c'est que Syracuse devint la plus riche, la plus peuplée, la plus puissante de toutes les villes siciliennes. Aucune des autres ne fut sa rivale; toutes trouvèrent en elle défense et protection. ( Agrigente est celle qui fut la plus peuplée après Syracuse.) On a même quelque peine à croire au nombre d'habitans que lui donne Sainte-Croix , dans un mé- )ire inséré t. XL VI 11 du Recueil de l'Académie des

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in^criptioni et bellet-iec^e^. II y che ùn voyageur derne qûi a élevé bien phit haut encore la popalatioti de f ancienne Agrigente. Diodore quîl cite également ne la porté pas au même nombre. Sainte-^ Croix dit que Syracuse avoit douze cent mille tmes , et il ajouté que ia population actuelle de toute la Sicile n'est guère plus considérable.

[B] Page 4.

On peut voir la lettre adressée par Dion à Denys^ sur l'exercice de l'autorité politique ^ dans Platon, pag. 309 et 310 du tome III. Dion commence par rappeler à Denys totit ce qu'il fit pour rendre heureux et tranquille le gouvernement de Syracuse, les contradictions qu'il éprouva , les intérêts privés qu'on vit étouffer et sacrifier avec constance et force les intérêts publics. De violentes calomnies furent le seul prix de ses travaux^ <cMes soins , mes conseils ét mes travaux, dit-il, avoient a>cependant, plus d'une fois, soustrait le royaume à d'ef- »frayans dangers; on m'en renvoya avec ignominie.» Dion ne s'élève pas avec moins de force contre les actes tyranniques de Denys. et Puissent du moins, dit-il en- »core, les fautes commises à mon égard te conduire par »le repentir à te conduire mieux désormais envers les autres. »

Cornélius Népos fait mention également, S 4 et J, de la déportation de Diôn et des craintes qui l'inspirèrent.

[C] Page 4(f.

Diodore de Sicile, Plutarque, Cornélius Népos, rapportent également avec un grand intérêt les- tenta-

tives .de Dion 9 les étonnans auccès qu'il obtint et les malheurs qui les suivirent. La lutte de la liberté contre la tyrannie y est rappelée tout entière , ainsi que la trahison exercée envers Dion et Fassassinat dont il fut la victime. Nous pouvons renvoyer plus particulièrement au S 7 1 de Plutarque» et aux SS 9 et 10 de Cornélius Népos, dans la Vie 9 écrite par Tun et. par Fautre, de cet illustre Syracusain.

[D] Page 62.

Je place ici ce décret^ d'après la traduction qu'en a donnée l'auteur du Voyage d'Anacharsîs en Grèce, t. V de ce voyage, chapitre LXIII y page 325.

Quand le corps fut mis sur le bûcher, un héraut lut à haute voix le décret suivant : Le peuple de Syracuse , en reconnoissance de ce que Timoléon a détruit les tyrans, vaincu les barbares, rétabli plusieurs grandes villes et donné des lob aux Siciliens, a résolu de consacrer deux cents mines à ses funérailles, et d'honorer tous les ans sa mémoire par des combats de musique , des courses de chevaux et des jeux gymniques.

II venoit de dire, toujours d'après Plutarque : Des jeunes gens chobis par le sort portèrent le corps sur leurs épaules; il étoit étendu sur un lit richement paré: un nombre infini d'hommes et de femmes l'accompagnoient, couronnés de fleurs, vêtus de robes blanches, et fabant retentir les airs du nom et des louanges de Timoléon ; mais leurs gémissemens et leurs larmes atlestoient encore mieux leur tendresse et leur douleur.

ÉCLA IRCISSEMEN S.

[E] Page 104.

Ce traité est de Tan 404 avant Tère chrétienne. Par un traité de Pannée suivante, les Léontins, qui n'avoient pu résister aux armes de Denys l'Ancien , se soumirent à changer de patrie. Ils furent transportés tous à Syracuse, mais en devinrent tous citoyens ( Diia^ dore, XIV, S 74 )• L'an 415 avant la même ère, Syi# cuse, redoutant les Athéniens qui s'armoient , avoit essayé de former entre les peuples de Sicile une association que plusieurs adoptèrent, mais que plusieurs autres repoussèrent (vo/r Diodore, XIII, S 4)*

Des traités avoient été conclus pendant que^^^p^ iéon présidoit aux destinées de Syracuse. Ils enmMpiKir objet de répandre et d'assurer à la Sicile entière la liberté. Les voir dans Diodore, XVI, S 73 > 78, 81 et 82, et dans Plutarque , Vie de Timoléon, S 3> i4> 33 et 44* Agathocle, craignant les succès d'un rival ambitieux , Dinocrate , sollicite des Carthaginois une paix qu'il regârdoit comme tutélaire pour lui ; Carthage reprenoit les villes qu'elle avoit possédées; trois cents talens et cent mille mesures de blé étoient donnés à Agathocle ( Diod. xx, S 79). Ce traité est de l'an 306 avant l'ère chétienne. Une ligue offensive et défensive fut proposée par lui, dix-sept ans après, l'année mêitie de sa mort, à Démétrius, roi de Macédoine ( Diorfore, XXI , S 1 1 ; voir aussi le S > 3 du même livre ).

Un autre traité d'AgathocIe est rappelé par Justin, lîv. XXII, S 7 ; c'est avec un roi d'Afrique, le roi de Cyrène, qu'il fut conclu. Justin en avoit rappelé un autre, liv. XX , S J ; il fut fait avec les Gaulois qui avoient

yf6é HISTOIRE DE LA tiCISLATION.

brûlé Rome , et qui vinrent demander à Denys son alliance et son amitié, ydr ce qu'en dit Camso, liv. Vii,pag. 257.

Quelques-uns des traités de Syracuse et de Carthage ont été rappelés page 5 5 de notre tome X.

Nous avons parlé ci-dessus , pag. 37, de deux traités que Hiéron fit avec les Romains pendant la première guerre punîquo. 11 y en eut un de conclu, pendant la même guerre , entre eux et les habiuns de Panorme [au|ourd'hui Palerme]. Panorme appartenoit alors aux Carthaginois. Dans l'impossibilité de résister, les astiégftrwaoumirent en demandant seuleifient que leur vie fta respectée; les Romains y consentirent, en exigeant toi MMjipi i «ne rançon de deux mines par têie. Quarante wàiSf/ÊAmne nt purent la payer ; le vainqueur it vendre tous les autres (DiodoreiXxni, pag. 878;Poiybe» I, S 38 et 39)-

[F] Pag. i84.

Il nous suffira de rappeler les noms de la plupart des autres temples et Tobjet de leur culte. Vulcain avoit le 9ien sur TÉtna ( Pomponius Mêla, Uv* il» chap. vil» pag. 102; voir VHiHoin universelle angL u V»pag. 199). Neptune en avoit un au cap Pélore (Diodore de Sicile» liv. IV9 S 8j; voir aussi les $ 79 et 80 )• Esculape en avoit un à Sélinonte ( voiVDiogéne Laërce, Vie d'Ern^ pédocle, et V Histoire universelle encore» pag. 194 du même tome. Voir ci-dessus ce que nous avons dit de son temple à Agrigente). Plutarque en rappelle un d'Hercule et un d'Adranus» que Ton a cru être un diea de la guerre ( Vie de JVicias, S 4* et 61 ; Vie de

ECLAIRCISSEMENS. 367 TimoUon, S 16 ). Voir ce qoe dit Thucydide , Kv. Yi, S 3 9 des dieux dont les colonies grecques apportèrent le culte en Sicile; voir aussi la quatriime Verrine,

Sur les temples d'Agrigente en général ^ voir Fazel* lus, t. IV des Anti^it. de Sicile, ptg. i43> et VHisioirt univirielle anglaise, t Y, pag, 192. Voir le premier, pag. 14^9 sur un temple à la Concorde.

Sur un tempie à la fortune , voir le S 53 de la qua^ irième Verrine, et dans la seconde ce que dit Cicéron, S 52 y du temple et du pontife de Céphalède, ville de la cot^^ptentrionale de Sicile , non loin d'Himére. Élien parle d'un temple à la voracité^ liv. y, S 21.

Quelques hommes furent élevés aux honneurs divins. Nous avons cité l'exemple d'Aristée. Voir Diodore 9 liv. IV» S 8^ et 85 ).

Timoléon loin de s'attribuer le bien qu'il avoit fait , l'attribuoit toujours aux dieux. II éleva dans sa maison une chapelle à la déesse des heureux événemens. Voir le culte qu'il lui rendoit» dans sa Vie par Cornélius NépoSy et dans celle que Plutarque en a écrite.

[G] Page 214.

On peut consulter sur les philosophes nés en Sicile ou qui vinrent l'habiter l'ouvrage de Diogène Laërce qui les r^pelle tous, e^même quelques hommes pour qui la philosophie, proprement dite, ne fut pas le véritable objet de leurs travaux. Barthélémy ne rappelle pas avec moins d'étendue les actions et les écrits de deux de ces philosophes, Aristippe et Platon (chap. XXXII et xxxili du Voyage d*Anacharsis). Sur Aristippe en particulier.

voir Diogéne Laërce, S 68 et smv. Des développemens plus étendus et plus variés sont donnés par FazelltiSy t. IV des Antiquités de Sicik; il s'occupe plus particulièrement des grands hommes nés à Agrigente (p. 151 et suiv)\ il rappelle aussi avec quelques détails les grands travaux qui y avoient été entrepris ( pag. 146). Vohr encore Bungny, Histoire^ àe Sicile^ t. I,pag. 1 1 etsuiv.

Nous avons dit qu'il n'épargna rien , sous le règne d'un tyran , pour faire* honorer la philosophie : Platon lui reprochoit même de pousser quelquefois trop loin sà sévérité.

Sur la poésie des anciens Siciliens ^ voir Burigny encore, 1. 1 , pag. 2 et suiv.j et Silius ItaRtus , XIV, v. 223. Aristoxène , le plus ancien de tous ceux qui sont connus, étoit né à Sélinonte, dans le septième siècle avant rère chrétienne ; [ Suidas le iàit naître à Tarente ( 1. 1 , pag. 327 ) ]. Stésichore étoit né à Himère. Voir sur ce dernier, Cicéron , seconde Verrine, S 35 » Suidas, t. III , pag. 375, et les Mém. de VAcad. des inscript, et belleslettres, pag. 49 1 • Denys d'Halicamasse , met Aristoxène au-dessus de Stésichore et de Pindare. Théocrîte et Moschus étoient Syracusasns. On invoquoit les muses de Sicile comme inspiratrices de Féglogue et on leur demandoit des chants plus élevés : Sicelides musœ , paulo majora canamus, dit le premier vers d'une des églogues de Virgile. On peut voir encore sur des chants «consacrés à Hiéron , les Pythiques Pindare, ode II ,

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