I . . . , gallon. C«du'iU de
buleuxy ({uand on veut rendre hommage aux ^oi«„, ^,.|,„,,|0„^. travaux des Ktrusques en faveur du commerce **^^ •"* ^•"'•" et de la navigation , à l'influence qu'ils leur don- fut fond**. nèrent, aux services qu'ils leur rendirent. Plusieurs historiens nous les représentent comme puissans sur mer au temps de Rome; mais il y avoit déjà plusieurs siècles qu'ils i'étoient (1 3] ; Titc-
(10) Tome \^, page S6 des M/moires. Voir auut Bouchsud , Pouxf Tnhies, 1. 1 , pug. 73.
(m ) K Fe»tus , De verh. signifia Aulu^icHc, Vl , c. vu ; Pline, X VU] , S >• il< y chuntoicntdes hymnes en l'honneur de Cérc».
(11) Terrosson, Hist, de la jumprud. romaine, pag. 1 69 et 1 70, loi 70*. Duboulay, Trésor des antiif, rom, pug. 241. Turncbc, IW. XXI » r. I. Le voir aiuii liv. xviil , c, xvir.
( I )) yçir ce que disent , entre autres , Mérod. 1 , SS y4 '^ ^''''^'f Justin , XUli , S ( ^ Vell. Paterrui. 1 , S 4 i Aulu-Cellc, x, S 16;
Live l'a proclamé lui-même ( 1 4)9 et Machiavel répète , dans ses observations sur ce grand historien (15), qu'ils avoient depuis long-temps, avant que Rome existât, sur mer comme sur terre, une extrême puissance. Il invoque les souvenirs qui en Festoient et les vestiges qui subsistoient encore de leur grandeur. Une colonie qu'ils appelèrent Adriatique fut envoyée par eux sur le rivage de la mer supérieure et devint assez illustre pour donner son nom à cette mer qui le conserve encore; l'autre reçut et conserve encore aussi la dénomination de mer de Toscane (16 ). Tite-Live l'avoit rappelé (17), comme attestant ^ dès ' les temps reculés, la prépondérance des Tyrrhéniens (18). Âristote parlant d'une époque dont il étoit contemporain, parlant des avantages qu'offre la société civile par les rapports mutuels qu'elle donne et des
Piinc , Hist, nat, xvil , % i; Strab. v, pag. 2 1 9 « suiv. Aristide , Disc, sur Bacch. 1. 1"", pag. 53 ^/ sutu.
(14) Lîv. v, S 33- ^oir aussi ce qu'il a dit au commencemenf du même livre.
(15) Lfv. II, chap. IV.
(16) Voir Diod. vi , S 1 ; Strab. v, pag. 21 1 ; Denys d'Htfic. II , pag. 504 ; Justin , XX , S 1 ; Ptusan. v, S 2 5 ; Plut. Vie de Camille, î %y, Pomp. Mêla, i, c« m.
(17) Liv. V, S 34-
(18) On peut voir aussi, sur plusieurs colonies qu'ils fon* dèrent ou conquirent , \'Hist. univ, pag. 245 ; Pline , III , S 13; Polybe, I , c. XX , et Casaubon sur ce passage de Polybe.
LiGISU DES iTRUSQUES. CH. VI. 327
communications utiles à tous ceux qui les parlagent, dit que les Etrusques et les Carthaginois iioient unis par des traités qui en firent comme des citoyens d*un même pays » liés comme ils le sont par des conventions réciproques au sujet des impositions, par des traités qui les garantissent des violences injustes, et par des alliances dont les conditions ont été stipulées par eux ( 1 9). L'époque de Inexistence de ces traités est bien constante par cela même qu'en dit Aristote*
Luna étoît alors une des villes qui se livrotent ot i* pir^tric. avec le plus d'ardeur et de succès au commerce et ^yonénm^Dw k la navigation. Strabon Ta également rappelé (ao) ; ^^^ /»"* ' il le Ait aussi pour Fésule et Populonium (21), Cère ou Agylla ne s'y adonna pas moins (aa).
Strabon, après avoir dit quelle renommée lui avoient obtenue le courage et Téquité de ses habilans , afoute que long-temps ils s abstinrent de
(it)} /Vi/iy. liv. m, c. VI.
{10) Ut. V, pag. 222. I Wr aussi Pline, iv, $ 5 ; VitlMus Fl«cctts , Affifiv, IK IV : Pomp. Mêla , 11 , c. xiv, ec ce <|«*eii dnoît Caioo , dans /«r Ofigmts. Vêles fat long-femps me de ses villes les plus riches. •
(21) Page 22). IWr Diod. xxrx; PHne.to.S 5. Snrranenal et les navires à Populonium , voir StraK. v» pag. 221.
(22) SctaK V, pg. 220. Vùèt aussi Denjs d^Halk. m , S 58. Soixante bàiimens furent fourni^ d^ns une guerre par les Agftleens, Ah'm, ék tAisd^ t XVIB, pag. 1^4, Hift.
328 HlftT01R£ DE LA LiCISLATlON,
la piraterie , quoiqu'ils eussent pu dès lors l'exercer avec avantage. Si ce fait est vrai ^ il ne Ve$t pas assez que les autres peuples d'Étrurie s'en soient également abstenus (23) : plusieurs écrivains du moins leur en ont fait le reproche (24 !« Sainte* Croix ta un de ces écrivains. Les Etrusques^ sei^m lui (25)9 devinrent plus riches encore par leurs pirateries que par leur commerce ; mais il oublie que 9 pendant les premiers siècles de leur existence politique , le désir d'étendre leur domination et le besoin de l'affermir leur firent soutenir consram* ment des guerres avec leurs voisins ; ce ne fut pas la moindre cause de» associations qui se formèrent de cité k cité, de la confédération qui s*établit« Quand la guerre , qui si long-temps leur avoit été favorable 9 récompensa moins leurs e^orts; quand des défaites réitérées les menacèrent de l'empire d'un autre , que le commerce plus animé leur promit comme incontestable une supériorite plus active et plus nécessaire , il dut devenir*
{%}) Voir PIndsre, Pjfthiq, \, y, ty)', ïei Mém, tU VAeai» U XVUI , pog. »o4 de ïliiiwlref et Dempiter, \,c»\%f pag« 341. JuftiR oe cfiiint pa« de àStc» XUll, S 4j> f\M!on rtguéok «ior* h piraterie comme honorable ; et cependant , c*eft latrocimum marh qu^il Tappelle.
(14) Piraticam exemnui , dit Pferlui Valerlaou» , llv« XXVU^
(15) Cpuvernem, fédéral, i,\ , pag, i^%,
LÉGISL, 0£S £tRUSQU£S. CH. VI. 329
il devînt plus que jamais l'objet de leurs travaux , d'une ambition plus assurée , d'unis opulence qui pouvoit leur offrir un dédommagement qu'ils ne surent pas toujours contenir dans les limites de la modération et de la justice. Athénée parle (26 ) d'une statue enlevée par eux dans un temple» de la frayeur qu'ils en éprouvèrent eux-mêmes et de la réparation qu'ils en essayèrent.
Mais la piraterie exercée alors ne peut faire oublier, quelque blâme qu'elle mérite » les longs et importans services qu'ils avoient rendus les premiers à la navigation et au commerce; au commerce maritime surtout , dont ils étoient devenus comme les véritables fondateurs (27). Strabon lui-même (28) en disant que les Étrusques s'adonnèrent à la piraterie» n'en place l'époque qu'après la dissolution de la fédération qui les avoit long^-temps unis. Chaque cité s'étant trouvée alors séparée des autres, on dut éprouver quelque peine à se défendre contre ses voisins ; ce Autrement, dit Strabon, jamais on ne les eût vus, abandonnant la culture d'un pays excellent» s'adonner à la piraterie, ceux-là sur une .mer, ceux-ci sur une autre. »
(26) Liv. XV, s 4i pg* 24^.
(17) Ko/> Scrvius siit r Enéide, x , p:ig. <>oa et 6q\* (?8) Livre V, pag. 119.
ceci.
même si actif et si étendu des habitans de i'Etrurie s'élève comme une objection bien redoutable contre les auteurs qui ne veulent voir en eux qu'une colonie venue de TAsie-Mineure , et dTune partie de cette contrée qui étoit à une distance assez grande des rivages de la mer.
L'ancre doit être placée au premier rang parmi les inventions relatives à la marine et à la navigation que l'on attribue aux Tyrrhéniens ou aux Etrusques (36}.
Sur lei dépense! Tous CCS moyens d'échange , d'industrie et les
publiques Cl lur les . . . . /r • v ni..
exemptions pronon- proTits qui en naissoient 9 dévoient offrir à létal
des moyens plus sûrs et plus faciles de concourir aux dépenses publiques. Quelques exemptions d'impôts étoient prononcées par les lois ; les ministres de la religion avoient surtout obtenu cette immunité (37)* Ceux qui n'appartenoient pas aux Himilles dont les. ancêtres avoient les premiers habité la ville devenue depuis un des chefs^Iieux de la confédération , n'étoient pas sans quelques concessions, sans quelques privilèges. Ceux qui
(j6) Piinc , vu , s S^'> A^rrien , P/rijfle du Pcmt-Euxin, p. ii\\ Goguet, t. IV, p. 268; Micaiiy il, p. 139. D*autres citent la découverte de la trompette pour appeler les marins hors du navire. Athén. iv, $ 24* lûdore , Des origin, xvill , c. iv.
(37) ^^^^ ci-dessus , chap. m , pag. 290 , et Dubouiay, Trésot des ftntiq> roni» Uv. 111, pag. 25 et 241.
n avoîcMU |a> ce c4rji«.ière « i)ui «ppitetH^^ieni ii des ùmiUes^ qui, depuis « eroiet^i vei^ues y fixer leur demeura, recex'oieni {pareillement h bie^m-eiUance de h loi : on les di^iinguoii par l^^ièles ou Iso* polite>« Les Isotèles, comme leur nom roéine Hndiquoii « n'avoient )^a$ à )>ayer plus d'im)>:n> que les auuf^es cifo)t«s ; les lso|x>liies jouissoient de* ro^mes droiis dont tous les autres citoyens |our»* M>iem aussi (}8., Qutni aux dépenses reUm^es au culte public , la piété nationale et quelques etahtissemens ibndés concourotent également )i les iôumir et même avec la ma^snificence que la siifierstition est K>ujours prête k leur coi\sacrer« Les iravaux publics étoiant ordiiutrenv^nt confies k des cscla\*e>.