‹ Histoire de la législation (volume 3)Chapitre 34 sur 62 · ai · texte numérisé non relu

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des associations arvales se fbrinoient, des lois agraires s'établissoient (7) , et c'est aux Etrusques encore que les Romains dévoient des progrès si dignes du peuple qui les recevoit et en sentoit le prix. J'ai dit des associations arvales , et je crois avoir besoin de définir ces mots ou de les expliquer. Plusieurs des historiens qui ont parlé de rÊtrurie se servent des mots prêtres arvales^ et les présentent ainsi comme ministres des autels ; ils appartenoient en efïèt au sacerdoce, mais beaucoup moins comme ayant à ce titre une autorité personnelle que comme se vouant ensemble à tel ou tel objet des fonctions religieuses , comme faisant partie d'une association qui avoit ce caractère. Ausisi Varron, qui les appelle même frères arvales (8) » dit-il qu'on les nomme ainsi parce qu'ils contribuoient par leurs prières à la fertilité des champs; c'est aussi frères arvales qu'ils sont nommés par Cujas et par Godefroy ( 9 j , ainsi que par Boindin dans un mémoire qui fait partie du recueil

(7) Voir ics Douzt Tables, i, S 7^ j Rosin , pag, ^73 ; Lanzi, X.\^f^9jg, 142 et suhf,

(8) De linguâ lati/tû, iiv. IV, pag. 23. Rome ics prit à i'Étruric. Vpir, sur ics fctcs arvales, Gori , 1. 1«, pag. 54 et 58.

(9) Cujas, Observât. Uv. xi, c v. Godefroy, sur les Douze Fables^ pag. 125 et 179,

LÉGISL. DES ÈTRU6QUES. CH. VI. ^2$

de Tacadémie des inscriptions et belles-lettres ( i o). lis étoient au nombre de douze , et deux fois Tannée ils condufsoient à la tète du peuple une procession religieuse, dans le circuit du territoire , pour demander aux dieux la fécondité ; des épis couronnoient leur tète (ii). D'antres écrivains n'ont vu dans cette association qu'une réunion d'hommes préposés à fixer les limites des champs » à juger les différens qui pouvoient naître à l'occasion de ces limites mêmes et des servitudes auxquelles on pouvoit être soumis (12).

On n'a pas besoin de remonter aux temps fa- commwrct, «•*!-

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