‹ Histoire de la législation (volume 3)Chapitre 42 sur 62 · LÉGISL. DES ETRUSQUES. CH. VIII · texte numérisé non relu

LÉGISL. DES ETRUSQUES. CH. VIII

droit (54). Si ces assertions sont vraies , elles sont du moins peu conformes à ia conduite politique suivie assez ordinairement par les Romains , en laissant aux vaincus leurs lois , leurs magistrats , une sorte d'indépendance civile , comme en faisant plus aisément des amis sûrs, de fidèles alliés, en leur offrant plus à gagner dans cet échange de secours et d*appui » en leur accordant quelques* uns des droits que le titre de citoyen assure; ils ne pouvoient même leur faire oublier leur défaite qu en les associant ainsi , sous quelques rapports , au peuple victorieux. On laissa encore établir à Rome des temples pour les Etrusques et l'exercice de leur culte dans ces temples ( 5 j )•

Je termine ici, après avoir exposé la Législation des Étrusques, la première partie de cet ouvrage , qui fut le compagnon fidèle de ma vie. Au moment où apparoît la législation romaine , une ère nouvelle s'ouvre dans la société civile et politique : ici je m'arrête; et, comme les compagnons des navigateurs troyens, j'aperçois et salue

(54) Aulu-Gellc, XIV, S i).

(j 5) On peut voir aussi Sigonius, De jure italiio, liv. 11, c. vu.

de loin l'Italie ! Jeune homme, et à peine admis dans la magistrature, j'avois conçu le projet de ce grand ouvrage; je Tai suivi dans toutes les phases d'une vie orageuse^ et la terre d'exil m'en vit occupé aussi bien que la royale demeure oii la bonté de nos Rois m'avoit placé. J'abandonne à regret ce travail , qui s'est associé k tant d'autres travaux depuis cinquante années ; mais je le mets avec quelque confiance sous la protection des hommes dont l'amitié m'a été si précieuse, du pays où l'estime de mes concitoyens a récompensé quelques efforts et quelque courage. Puissent ceux qui viendront après moi se donner, au milieu des révolutions qui les menaceront encore, la consolation d'un travail constant, l'appui d'un grand devoir, Fespérance d'une récompense plus élevée ; puissent-ils avoir des jours plus prospères; et puisse la bénédiction du vieillard , à qui il fut per* mis de s'asseoir sur le siège de Lhôpital , les suivre dans leurs efforts et les récompenser, lorsque , après les soins orageux des affaires , ils conserveront assez de force et de courage pour se livrer aux charmes de l'étude sans jamais abandonner la voie sévère des dev6irs I

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